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Justice internationale : La Cpi veut toujours le transfèrement de Simone Gbagbo

samedi, 11 août 2018 11:38

La Cour pénale internationale n’a pas ‘’déchiré’’ son mandat d’arrêt émis contre l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo, en février 2012. Hier, le porte-parole de la Cpi, Fadi El Abdallah, l’a réaffirmé sur le site de Radio France internationale (Rfi).

Selon lui, l’ordonnance d’amnistie prononcée par le Président Alassane Ouattara ne met pas fin à l’action de la justice internationale.  ‘’Il faut séparer ce qui relève de la procédure nationale où l’amnistie peut être accordée, et ce qui relève de la procédure devant la Cour pénale internationale et là, toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n’a pas d’impact sur les procédures devant la Cpi’’, a-t-il dit.

La Cour, poursuit-il ‘’s’attend à ce que le gouvernement de la Côte d’Ivoire s’acquitte de ses obligations en vertu du statut de Rome, en exécutant le mandat d’arrêt contre madame Gbagbo et en la remettant donc à la CPI, parce qu’il faut respecter les obligations en vertu du droit international et la justice pour les crimes qui ont été énumérés dans le statut de Rome, c’est un élément important pour parvenir à une paix durable’’.

Simone Gbagbo serait responsable, en tant que coauteur indirect, de quatre chefs de crimes contre l’humanité qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, à savoir : meurtre, viol et autres violences sexuelles, actes de persécution, et autres actes inhumains.

ÉTIENNE ABOUA

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Written by  ÉTIENNE ABOUA
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