• Accueil
  • Politique
  • Interdiction du meeting d’Affi à Abobo: Traoré Mariam en phase avec la jeunesse

Interdiction du meeting d’Affi à Abobo: Traoré Mariam en phase avec la jeunesse

samedi, 15 février 2014 17:02

La députée a invité le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, à renoncer à sa venue à Abobo

Interdiction du meeting d’Affi à Abobo: Traoré Mariam en phase avec la jeunesse

La jeunesse d’Abobo en collaboration avec les victimes de la crise post-électorale a organisé, le vendredi 14 février, un meeting de protestation contre celui de Pascal Affi N’Guessan prévu le dimanche 16 février dans la commune d’Abobo. C’était au rond-point du Banco en présence de Traoré Mariam, députée de Tengrela et marraine de la cérémonie.

La députée a invité le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, à renoncer à sa venue à Abobo. Selon elle, « M. Affi et le Fpi doivent se repentir avant d’aller à Abobo ».

Toutefois, elle dit s’inscrire dans la voie de la réconciliation nationale prônée par le Président Ouattara. « Réconciliation d’accord, mais justice d’abord ». C’est pourquoi, Traoré Mariam invite le président du Fpi à suivre l’exemple du Chef de l'Etat et de Guillaume Soro en demandant pardon aux victimes, à leurs parents et à travers eux, la Côte d’Ivoire.

Pour elle, le premier responsable du Fpi étant en liberté provisoire, il devrait limiter ses déplacements et surtout ses activités politiques afin de respecter la mémoire  des victimes. Avant d’appeler les jeunes à faire barrage à son arrivée dans leur commune. Aussi, Traoré Mariam déplore le fait que le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), Charles Konan Banny, ait reçu Pascal Affi N’Guessan. Car, pour elle, il n'a pas demandé pardon aux victimes d'Abobo.

Quant à Fofana Abdoulaye, président du comité d’organisation, il a indiqué que le choix du lieu du meeting est symbolique puisqu’il rappelle l’assassinat des braves femmes d’Abobo dont le sang avait été qualifié de ‘’bissap’’ par Affi N’Guessan et son parti. « Nous n'avons pas encore oublié nos morts et les plaies des blessés ne se sont pas encore cicatrisées », a-t-il souligné.

Koné Siaka dit gros Ouinzin, l’un des responsables de jeunesse, a rappelé qu’avant son départ du pouvoir, le président Affi et son parti avaient décrété un couvre-feu dans la commune d’Abobo et que tant qu'il n'est pas levé, M. Affi ne mettra pas les pieds à Abobo.


Franck YEO

Rate this item
(0 votes)
Écrit par  Victorien N'guessan KOUAKOU