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Cour africaine des droits de l’homme de l’UA: Le juge ivoirien, Sylvain Oré, réélu président

vendredi, 31 août 2018 11:24
Cour africaine des droits de l’homme de l’UA: Le juge ivoirien, Sylvain Oré, réélu président Crédits: DR

Depuis le mercredi 29 août 2018, le juge ivoirien, Sylvain Oré, a été réélu président de la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp) de l’Union africaine. Il avait été élu la 1ère fois à la tête de cette importante institution panafricaine basée en Tanzanie, le 5 septembre 2016.

Le juge Oré siège dans cette institution de l’organisation panafricaine depuis 2008. Il  avait été désigné à l’unanimité des juges président de la Cour, pour un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois, avec pour vice-président le Kenyan Ben Kiokio.

Après son élection en 2016, Sylvain Oré a promis de s’approprier les instruments internationaux, avant d’inviter ‘’les Ivoiriens à s’imprégner de cette cour et de l’utiliser pour faire valoir leurs droits, lorsqu’ils estiment que des violations ont été commises et qu’elles relèvent des droits de l’homme’’.

La Cour de l’Union africaine a pour mission de compléter le mandat de protection de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples en renforçant le système de protection des droits de l’homme en Afrique et en veillant, par ses arrêts, à l’application de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que des autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Sa vision est donc celle d’une Afrique dotée d’une culture pérenne des droits de l’homme.

La Cour est composée de onze (11) juges représentant, chacun, un pays. Chacun a un mandat de six (6) ans. Les juges sont désignés par leurs pays respectifs pour siéger à la Cour. Et pour y être, il faut être parfaitement bilingue.

Depuis novembre 2006, date à laquelle la Cour a démarré ses activités, seuls 30 des 54 États membres de l’Union africaine ont ratifié le Protocole. Et parmi ces 30 Etats, seulement 8 ont fait la Déclaration prévue à l’article 34 (6) du Protocole, qui permet aux individus et aux Ong de saisir directement la Cour.

SYLVAIN NAMOYA

 

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Écrit par  SYLVAIN NAMOYA
Lu 291 fois Dernière modification le vendredi, 31 août 2018 11:46