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Côte d’Ivoire-Burkina Faso: Ouverture officielle ce mercredi du 8e TAC

mercredi, 31 juillet 2019 11:08
Côte d’Ivoire-Burkina Faso: Ouverture officielle ce mercredi du 8e TAC Crédits: DR

Après le conseil conjoint de gouvernements co-présidé hier par les Premiers ministres Gon Coulibaly et Christophe Dabiré, les Chefs d’Etat des deux pays ouvrent officiellement ce jour, la huitième Conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération liant Yamoussoukro à Ouagadougou.

« Nous avons du pain sur la planche, nous avons du travail. Nous avons également un environnement difficile au plan sécuritaire dans notre sous-région. C’est un point important sur lequel nous aurons également à travailler pour pouvoir faire des propositions à nos Chefs d’Etat ».

Ces premiers mots du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly prononcés juste après son arrivée dans la capitale burkinabè résument l’état d’esprit qui prévaut au sein des délégations de Côte d’Ivoire et du Burkina à l’occasion de la huitième conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) liant les deux pays voisins depuis 2008.

« La Côte d’Ivoire et le Burkina poursuivent depuis toujours et avec une détermination à nulle autre pareille, des buts communs parce que nous avons des sources et des valeurs communes. Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas nous détourner l’un de l’autre, sans mettre à l’encan l’avenir de nos populations respectives », a ajouté, hier, le Premier ministre burkinabè, Christophe Dabiré, à l’ouverture des travaux du Conseil de gouvernement conjoint.

« La 8ième Conférence du Tac nous permet d'examiner à travers les rapports et travaux de nos experts respectifs, l'évolution des chantiers prioritaires ainsi que les actions à mener visant à renforcer les liens entre nos pays. Le Tac nous offre également le cadre approprié pour relever des défis communs que sont la lutte contre la pauvreté, les maladies endémiques, le terrorisme etc. », a fait savoir le chef du gouvernement ivoirien mardi.

Rappelant l’évolution significative du volume global des échanges entre les deux pays, qui est passé de 256 milliards de FCfa en 2013 à 348 milliards de FCfa en 2018, soit une progression d'environ 36%, le Premier ministre ivoirien a souligné la marge de progression qui reste à accomplir, au vu de l’important potentiel économique des deux pays.

Le Conseil de gouvernement d’hier préparait, en réalité, la Conférence au sommet des Chefs d’Etat, que co-président ce matin à Ouagadougou, le Président burkinabè, Roch Kaboré et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara. La Conférence aboutira à la signature de nouvelles conventions de coopération entre les deux pays, dans des domaines divers.

Comme ce fut le cas il y a un an à Yamoussoukro, lors du septième TAC, un Forum ivoiro-burkinabè des affaires s’est ouvert hier matin à l’hôtel Laïco de Ouaga 2000, co-présidé par les Chefs de gouvernement des deux pays, peu avant le conseil de gouvernement de l’après-midi.

« Il s’agit d’aller au-delà de simples échanges commerciaux, pour nouer de véritables alliances économiques. Les hommes d’affaires burkinabè et ivoiriens doivent créer des joint-ventures, des consortiums, bref des champions pour aller ensemble à la conquête du vaste marché africain de 1,3 milliard de consommateurs qui s’annonce avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine », a exhorté Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie, et de la Promotion des PME. « Nous ferons tout pour que des partenariats puissent se nouer entre les hommes d’affaires des deux pays », a rassuré le Premier ministre Gon Coulibaly.

Le Forum des affaires a été marqué par la signature d’un mémorandum d’entente entre les Chambres de Commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire et du Burkina. Eliminer les barrières non tarifaires qui entravent le développement des échanges, garantir l’ouverture des appels d’offres concernant les marchés publics du Burkina et de la Côte d’Ivoire aux opérateurs des deux pays, constituent quelques-uns des défis à relever pour faire entrer les partenariats d’affaires dans une nouvelle dimension.

Valentin Mbougueng
Envoyé spécial à Ouagadougou

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Écrit par  Victorien N'guessan KOUAKOU