Alassane Ouattara aux cadres du nord : "Je tiens à l’alliance du RHDP "

dimanche, 07 juillet 2013 11:00

[07-07-2013. 11h00] « Je peux le dire puisque nous sommes en famille, jusqu’en décembre,  j’avais décidé de ne faire qu’un seul mandat », a révélé le président Ouattara.

Alassane Ouattara aux cadres du nord : « Je tiens à l’alliance du RHDP »

 
En marge de sa visite d’Etat dans le District des Savanes, le président Alassane Ouattara a rencontré samedi 6 juillet dans la nuit l’ensemble des cadres de ce District afin de partager avec eux sa vision d’une nouvelle Côte d’Ivoire.

Saisissant ce cadre pour se prononcer sur l’alliance au sein du RHDP, le président a indiqué : « Je tiens tout particulièrement à notre alliance au sein du RHDP  car ceci est indispensable pour la stabilité du pays, pour le progrès du pays et pour être sur que les vicissitudes, les errements que nous avons connus  ne se répètent plus. Car le peuple en a trop souffert. »

« Je peux le dire puisque nous sommes en famille, jusqu’en décembre,  j’avais décidé de ne faire qu’un seul mandat », a révélé le président Ouattara. Avant de poursuivre : « Mais quand j’ai vu un peu la profondeur des dégâts et le fait que nous avons perdu presqu’une année, je me suis dit que je m’en voudrais de ne pas essayer de demander un deuxième mandat. Parce que en fait,  si  on regarde bien à partir de maintenant, il me reste  un septennat puisque grâce à vous je serai réélu et  je souhaite utiliser ce septennat pour régler les problèmes de fond, les problèmes du quotidien des ivoiriens et hisser la Côte d’Ivoire au niveau où elle doit être. Et faire en sorte que nous ayons une véritable stabilité », a-t-il soutenu pour justifier les raisons qui l’emmène à solliciter un second mandat.

Pour Alassane Ouattara, si Houphouët est parvenu à une « véritable magie »  en maintenant une stabilité pour le pays, lui voudrait compter sur chacun des cadres pour travailler ensemble, renforcer la cohésion nationale et, au delà du RHDP  créer les conditions d’un pays stable, modèle et engagé  vers le progrès tout en faisant en sorte que les ivoiriens soient à nouveau fier de leur nation.

Face aux cadres des régions du Tchologo, de la Bagoué et du Poro qui ont exprimé leur admiration face au travail abattu  et promis leur fidélité pour les élections de 2015, le  président Ouattara a levé un pan de voile sur son entrée en politique.

« Chers parents, je voudrais vous remercier de votre soutien et de votre fidélité. Je voudrais vous encourager à une plus grande  cohésion parce que l’union fait la force. En réalité, depuis que j’étais gouverneur de la BCEAO et ensuite président du comité  interministérielle, j’avais noté des  dysfonctionnements qui m’avaient choqué dans la gestion de  notre nation », a-t-il souligné dans un premier temps.

Poursuivant, il a indiqué : « C’est après les fonctions de premier ministre que je me suis dit que  nous avons un devoir de contribution et qu’il fallait tout faire pour essayer d’arriver à régler certaines de ces situations. Prenons le cas de la région des Savanes. Je ne comprenais pas que cette région qui a 1.800.000  habitants, ne soit pas  une région alors que Touba en  était une  avec 200. 000 habitants pour ne citer que cet exemple. Evidement l’une des premières mesures que nous avons prises c’était de  corriger ce genre de dysfonctionnement. »

Concernant la question de la nationalité Alassane Ouattara s’est également exprimé : « La question de la nationalité était un souci majeur pour moi. Car j’ai demandé à Koné Mamadou (président de la cour suprême) de voir avec Gnenema Coulibaly (ministre de la justice et des droits de l’Homme) pour que nous enlevions  sur le certificat de nationalité cette case qui dit que le préfet peut entreprendre de vérifier si  vraiment la personne est ivoirienne. Il y a tellement de choses qui m’ont choqué  et qui expliquent en réalité mon entrée en politique. Autrement je n’avais pas souhaité le faire et mes plus proches collaborateurs le savent. »

Par la suite, il a rappelé : « Depuis 1990, le président Houphouet avait demandé que je sois premier ministre, je ne l’avais pas accepté et nous avons trouvé cette formule de comité interministérielle pendant six mois. je lui avais dit que je souhaitais venir l’aider mais que je ne souhaitais pas faire de la politique. Les choses se sont déroulées autrement  et me voilà maintenant au pied du mur puisque je suis Président de la République. »

« C’est une lourde responsabilité et j’ai besoin de votre soutien, de vos conseils et de vos éclairage, ce n’est pas une tache facile parce que on peut finir par avoir des attitudes alors qu’il y a tellement de complexité dans le comportement des êtres humains, dans leur attente  dans la gestion d’un Etat que  nous avons besoin d’aller à la source. Et la source c’est vous les cadres » a-t-il souligné.

Ouattara Ouakaltio
Envoyé spécial Fratmat.info

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