Afrique: Christine Lagarde entame sa tournée en Afrique à Bangui 10:13 - 25/01/17

mercredi, 25 janvier 2017 10:08

Selon le FMI, la croissance centrafricaine s'élève à 4,5% en 2016, soit moins qu'attendu. Mais l'organisation reconnaît qu'un certain nombre d'indicateurs sont positifs, notamment en termes de réformes.

Afrique: Christine Lagarde entame sa tournée en Afrique à Bangui

Un mois après sa participation au sommet de la CEMAC, Christine Lagarde, est à Bangui, première étape d'une tournée africaine qui l'emmènera aussi en Ouganda et à l'île Maurice. La directrice générale du FMI est arrivée mardi après-midi en Centrafrique où elle a rencontré le gouvernement et le président Touadéra. Ce mercredi, elle doit s'exprimer devant les députés à l'Assemblée nationale.

La visite de Christine Lagarde intervient deux mois après la Conférence de Bruxelles au cours de laquelle le gouvernement centrafricain a obtenu 2 milliards 200 millions de dollars de promesses de financement de son plan de redressement. Et 6 mois après que le FMI ait accordé à Bangui une facilité élargie de crédit de près de 112 millions de dollars sur trois ans qui a commencé à être versée.

Selon le FMI, la croissance centrafricaine s'élève à 4,5% en 2016, soit moins qu'attendu. Mais l'organisation reconnaît qu'un certain nombre d'indicateurs sont positifs, notamment en termes de réformes.

Christine Lagarde vient donc s'assurer que ces réformes nécessaires sont bien enclenchées, en matière de gestion de la trésorerie et de transparence notamment.
Martin Ziguélé est le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale.

« Toute l'Afrique centrale aujourd'hui, excepté le Cameroun et justement la République centrafricaine sont dans un contexte récessif de difficultés budgétaires dues à la chute des cours du pétrole, donc le fait qu'elle vienne en Centrafrique, un pays qui n'est pas producteur de pétrole mais qui arrive à avoir une croissance positive, est un encouragement à l'élève le moins favorisé de la classe, mais qui fait le plus d'efforts possibles pour s'en sortir ».

Parmi les bémols pointés par le FMI , la mobilisation des recettes fiscales est très faible et son amélioration reste fragile. Mais surtout, le regain de violences depuis quelques mois freine le début de reprise en perturbant en particulier le commerce et l'agriculture, ce qui a pour conséquence une augmentation des prix à la consommation. Là encore, le retour de la sécurité constitue donc un préalable incontournable.

 

RFI

Rate this item
(0 votes)
Écrit par  Kamagaté Issouf