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Transports: Le gouvernement veut mettre en place une autorité de régulation

vendredi, 14 septembre 2018 09:55
Le ministre des Transports, Amadou Koné. Le ministre des Transports, Amadou Koné. Crédits: DR

L’émissaire du gouvernement était l’invité des rendez-vous du quotidien l’Expression, le jeudi 13 septembre.

« D’importantes avancées ont été enregistrées dans le secteur des transports, même s'il y a encore beaucoup de défis à relever dans le transport routier, maritime, aérien et ferroviaire ».

Le ministre des Transports, Amadou Koné, a fait ce constat hier, à Cocody-Angré, lors de la tribune les « rendez-vous de l’expression », où il exposait autour du thème, « secteur des transports en Côte d’Ivoire : perspectives de modernisation pour la période 2018-2020 ».

Selon le ministre, les missions assignées à son département sont, entre autres, l’accroissement de la mobilité urbaine dans le grand Abidjan, la compétitivité du secteur, la réglementation au niveau maritime et le développement du hub aéronautique d’Abidjan.

D’énormes chantiers qui nécessitent des réformes importantes, mais dont la mise en œuvre est contrariée par des obstacles et non des moindres : les “gnambros” ; la vétusté des véhicules ; le racket…Sur la question des « gnambros », le ministre a été clair : « Les gnambros n’ont aucune existence dans notre dispositif. Au ministère, nous ne les reconnaissons pas », a-t-il martelé. Qu’en est-il de la modernisation du secteur ?

Sur cette question, Amadou Koné s’est voulu rassurant : « Nous avons, avec l’Union européenne, la Banque mondiale, les acteurs du secteur du transport, procédé à la validation de la stratégie du transport routier des marchandises et adopté des réformes pour que ce secteur soit compétitif pour accroître sa part dans le Pib. Déjà, nous avons lancé la première ligne de métro et reçu des autobus de la Sotra. Des travaux sont en cours pour l’amélioration de la compétitivité de nos ports. Dans le transport routier, 3000 chauffeurs ont été déjà  formés ».

Mieux, dira-t-il, le gouvernement entend mettre en place une autorité de régulation pour mieux structurer le secteur, et, grâce au fonds de développement du transport routier, procéder au renouvellement du parc automobile. Ces réformes ne sont pas faites que pour Abidjan, les villes de l’intérieur du pays bénéficieront, elles aussi, de la réorganisation du transport. «Des réflexions sont en cours pour aider les populations à se déplacer convenablement », a-t-il indiqué.

Au chapitre du secteur aérien, le conférencier a exprimé un satisfecit total notant que la Côte d’Ivoire est l’une des principales portes d’entrée de l’Afrique de l’Ouest. « 25 compagnies aériennes opèrent aujourd’hui à Abidjan, là où on avait une dizaine avant la crise. La compagnie Air Côte d’Ivoire est passée de 600.000 passagers en 2015 à 2.000.000 en 2017 », a-t-il révélé.

Puis de promettre des vols directs sur Washington et Montréal d’ici peu. L’émissaire du gouvernement est par ailleurs revenu sur le poids du secteur dans l’économie ivoirienne. A l’en croire, les transports ont un effet structurant sur l’ensemble des activités économiques grâce à l’acheminement des matières premières depuis les zones de production vers les zones de transformation. C’est un secteur qui stimule, selon lui, la compétitivité de l’économie tout en favorisant l’investissement privé. « C’est un secteur vital pour la croissance du pays pour lequel il représente entre 7 et 12% du Pib », a-t-il précisé.

EMELINE PEHE AMANGOUA

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