Print this page

Sima African Summit: Les acteurs de l’agroéquipement invités au Sara 2019

mercredi, 27 février 2019 01:39
Bahia Mireille, représentant le ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Bahia Mireille, représentant le ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Crédits: DR

La délégation ivoirienne met à profit son séjour parisien pour promouvoir le Salon de l’agriculture et des ressources animales (Sara).

Bahia Mireille, chef de cabinet, représentant le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a invité le mardi 26 février, les acteurs de l’agroéquipement à prendre une part active  à la 5e édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (Sara) 2019, qui se tiendra du 22 novembre au 1er décembre à Abidjan.

Elle s’exprimait ainsi à l’occasion du Sima African Summit, en marge du Salon international de l’agriculture (Sia) de Paris. Un évènement de haut niveau qui avait pour  thème : « Agroalimentaire en Afrique, positionner l’agriculture en tant que secteur commercial et économique ».

Cette rencontre, faut-il le souligner, s’inscrit dans le cadre du Salon international du machinisme agricole de Paris Nord à Villepinte. Un rendez-vous qui a réuni plus de 1740 entreprises, venant de plus de 40 pays. « J’encourage tous les agroéquipementiers à saisir cette opportunité pour prendre attache avec les producteurs africains afin de leur proposer les solutions les plus adaptées à leurs besoins. Un pôle machinisme vous est spécialement dédié », a déclaré l’émissaire de Mamadou Sangafowa Coulibaly. Qui avait à ses côtés Condé Diénebou, commissaire générale du Sara, des directeurs généraux des structures sous tutelle du ministère en charge de l’Agriculture.

Elle a également souligné que dans le cadre du Programme national d’investissement agricole (Pnia) 2, la Côte d’Ivoire envisage l’acquisition de matériels agricoles auprès des constructeurs qui proposeront des modèles économiques les plus rentables et garantissant la durabilité du processus de mécanisation. « Le recours aux fournisseurs de services de travaux mécanisés offrant des solutions adéquates sera privilégié », a-t-elle soutenu.

Se prononçant sur le thème du forum, le chef de Cabinet, a fait savoir que la mécanisation joue un rôle important dans le processus de transformation de l’agriculture africaine. De son avis, il urge de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture tournée vers le marché. Car, dira-t-elle, une agriculture tournée vers le marché attirera davantage de jeunes ; ce qui permettra d’assurer la relève dans ce secteur  prometteur et d’avenir.

Pour y parvenir, selon M’Bahia Mireille, les fournisseurs doivent concevoir des équipements adaptés aux contraintes et réalités des producteurs africains. Ces réalités concernent, entre autres, la typologie des exploitations et le niveau d’éducation des producteurs.

Philip Girard, vice-président de l’Axema, le syndicat français des industriels de l’agroéquipement,  principal organisateur de ce forum, a pour sa part battu en brèche l’idée selon laquelle, la mécanisation de l’agriculture en Afrique va diminuer les emplois. « Bien au contraire, si elle est réalisée intelligemment, l’emploi rural est, en effet, un frein à l’immigration, l’instabilité politique. Mieux la mécanisation agricole  devient un investissement pour atteindre des objectifs de promotion de paix et la sécurité », a-t-il justifié.

Il a toutefois présenté l’Axema à l’auditoire. Il s’agit d’une  organisation regroupant  240 entreprises qui représentent plus de 90% de l’offre des agroéquipements en France.

EMELINE PEHE AMANGOUA
envoyée spéciale à Paris