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Pièces administratives: ‘’60% d’Ivoiriens n’en possèdent pas’’, indique une étude

dimanche, 26 mai 2019 13:46
Kouassi Koffi Eugène, président du Mouvement je m’inscris sur la liste électorale et je vote (Milev-Ci). Kouassi Koffi Eugène, président du Mouvement je m’inscris sur la liste électorale et je vote (Milev-Ci). Crédits: DR

Une étude faite par le « Mouvement je m’inscris sur la liste électorale et je vote (Milev-Ci) » démontre que 60% de la population ivoirienne n’ont pas de pièces administratives (extrait d’acte de naissance, jugement supplétif, carte nationale d’identité, carte d’électeur).

Le déficit de ces documents est plus accentué dans les zones rurales que les centres urbains. Et pourtant, l’importance de ces pièces administratives n’est plus à démontrer. C’est pourquoi, Kouassi Koffi Eugène, président du Milev-Ci entame une grande campagne dans tout le pays, notamment dans certains villages et campements en vue de sensibiliser les populations à la nécessité pour tout citoyen de posséder ces  papiers.

Pour lui, « la non déclaration de naissance, la négligence et l’ignorance, les difficultés d’accès à la sous-préfecture et aux centres secondaires… sont les principales causes de cette situation ».

Par conséquent, l’absence de l’extrait d’acte de naissance ou du jugement supplétif empêche l’établissement des autres pièces. Etant donné que le citoyen se retrouve sans carte nationale d’identité, certificat de nationalité, casier judiciaire, carte d’électeur, passeport en cas de besoin.

Du coup,  il ne peut avoir accès à une banque ou à une structure de microfinance, tout comme faire partie des abonnés des opérateurs de la téléphonie et ouvrir par exemple un compte mobile money puisqu’aucun document ne permet de l’identifier. Plus grave, il prive sa progéniture d’avoir aussi ces pièces.

« Après notre étude, je puis affirmer que le fort taux d’abstention observé lors des échéances électorales précédentes n’est pas synonyme de boycott. Mais cela s’explique par le fait que beaucoup d’Ivoiriens, pour des raisons diverses, ne possèdent aucune pièce administrative leur permettant de s’inscrire sur la liste électorale », ajoute le président de ce mouvement.

Pour terminer, il invite chaque citoyen à se faire établir les pièces administratives, à s’inscrire sur la liste électorale et participer aux échéances électorales.

Signalons que ce mouvement a été créé le 1er octobre 2018. Il milite pour l’élection présidentielle apaisée en 2020.

AK