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La Tabaski ce dimanche : Des moutons pour toutes les bourses

samedi, 10 août 2019 09:22

Du parc à bétail de PortBouët à celui de Yopougon quartier Port-Bouët II, en passant par Attécoubé Gare gros camions, ces lieux grouillent de monde. Clients, vendeurs et forces de sécurité sont visibles partout. Sur ces marchés, les prix, il en existe pour toutes les bourses.

Si les coûts des moutons vont de 50 mille FCfa à environ 500 mille FCfa, les bœufs, quant à eux ont un coût qui varie, en moyenne, de 200 mille FCfa à un million de FCfa, voire plus. «Contrairement à 2018, cette année, les populations ont acheté beaucoup de têtes chez moi»,se confie Oumar Yatassaye, rencontré au marché de Port-Bouët. Venu du Mali, le quadragénaire assure qu’il a presque vendu une bonne partie de ses 115 têtes de moutons. Ses prix vont de 90 à 200 mille FCfa. Même si le coût du mouton, chez Touré Abdoulaye, installé à une trentaine de mètres d’Oumar Yatassaye, va de 50 mille FCfa au quintuple, pour lui, la satisfaction n’est pas totale. Et pour cause, les 70 têtes de bovins qu’il a fait venir ont du mal à être écoulées. « C’est un peu difficile, les clients viennent rarement », fait-il remarquer.

Les prix sont-ils abordables ?« Oui, chacun peut avoir pour son goût », répond Sékongo Kréotcha, qui parcourt les stands avec son frère pour trouver un ovin qui lui convienne. Un avis que partage Traoré N’Chéo, un autre client à l’affût du mouton qui pourrait lui plaire pour célébrer la tabaski, ou l’Aïd-el-kébir, cette fête religieuse qui consacre le sacrifice du mouton. Dans le quartier de Port-Bouët II à Yopougon, tout comme à Attécoubé, les prix des moutons varient également.

Ces bêtes sont vendues dans ces marchés dans une fourchette allant de 75 000 FCfa à 400 mille FCfa. Dans le premier marché cité, Maïga Malick ne cache pas sa joie.  Avec ses prix qui oscillent entre 80 et 125 mille, sur 125  têtes d’ovins, il ne lui reste que 10. Pour ce trentenaire, les prix auraient pu être encore plus bas s’il y avait la stabilité dans les régions du Mali, Burkina Faso et du Niger qui alimentent le marché ivoirien. «L’insécurité et le terrorisme constituent une menace dans l’acheminement du bétail. Cela pèse aussi sur les prix », explique-t-il.

En rencontrant, hier, la presse, Le Dr Méité Zoumana, représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, a confié à la presse que l’objectif du gouvernement est de mettre à la disposition des populations, des moutons de  bonne qualité et à moindre coût. Sur 700 têtes d’ovins et 91 bovins qu’il  a fait convoyer à Abidjan, Diarra Issouf affiche une satisfaction. La raison est qu’il a déjà écoulé la moitié de ce cheptel. «Ça va mieux », fait-il remarquer brièvement, dans le marché d’Attécoubé. Chez Cissé Abdoul, ce n’est pas forcément le cas. Avec la quarantaine d’ovins qu’il a,  ce vendeur espère les écouler le plus vite possible car n’ayant pas encore franchi le cap de la dizaine de têtes vendues. C’est également le cas pour Sayidou Mohamed qui attend toujours d’écouler ses 610 têtes.  En attendant la fête prévue pour demain, de nombreux vendeurs espèrent pouvoir faire de bonnes affaires aujourd’hui.

 Anoh. KOUAO