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Immigration: Le 3e sommet arabo-africain recherche une "position commune"

dimanche, 17 novembre 2013 20:06

[17-11-2013. 20h21] Pour les autorités koweitiennes, hôtes du 3e sommet arabo-africain, un « consensus » va se dégager.

Immigration: Le 3e sommet arabo-africain recherche une "position commune"

Le 3e sommet arabo-africain qui se tient au Koweït souhaite adopter une « position commune » sur la question de l’immigration. Mais selon plusieurs sources, les positions sont difficiles à rapprocher, tant elles sont « divergentes ». La question a en effet plombé les débats dès le début des activités du sommet. Selon plusieurs diplomates interrogés sur place dans la capitale koweitienne. Elle a retardé ainsi la réunion des experts qui a dû jouer les prolongations.

« Les points de vue sont divergents. On discute sur la forme et sur le fond. Les discussions achoppent sur la perception de la notion de migrants et sur les raisons qui poussent des peuples à devenir des migrants », explique un diplomate qui a requis l’anonymat. « L’Ethiopie qui a un problème avec l’Arabie Saoudite veut une solution immédiate, alors que nous pensons qu’il faut traiter la question de façon globale. Quitte à ce que les deux pays aient par la suite des rencontres bilatérales », révèle un autre diplomate.

Pour les autorités koweitiennes, hôtes du 3e sommet arabo-africain, un « consensus » va se dégager. « Nous allons nous mettre d’accord sur le meilleur moyen de traiter ce sujet », déclare le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Sheikh Sabah Al-Kalid Al Sabah, interrogé par Fratmat.info (groupe Fraternité Matin). Évoquant des rencontres au Yémen et au Maroc, le chef de la diplomatie koweitienne indique également que les discussions ont démarré bien avant le rendez-vous de Koweït. Vu « l’importance du sujet », et à chaque étape, « il y a une volonté provenant des différentes parties de trouver une solution pour le bonheur de tous », ajoute-t-il.

Les mouvements migratoires ont occasionné plusieurs catastrophes ces derniers temps, avec de très nombreuses pertes en vies humaines d’Africains, notamment hors d’Afrique et du monde arabe. Mais les parties africaines et arabes discutent actuellement d’abord et surtout de la situation d’Africains en situation jugée irrégulière dans des pays arabes. « Nous demandons que cette situation soit traitée avec la plus grande attention et dans le respect des droits de l’homme », confie un diplomate africain.

Des cas de maltraitance, notamment dans le cadre d’ « expulsions massives », ont en effet été évoqués au cours des débats qui ont lieu à huis clos. « Pour éviter tout cela, nous leur avons suggérer la création d’un fonds ou d’une ligne de crédit pour financer des micro-projets afin que les jeunes ne soient pas tentés d’aller à l’aventure », indique le diplomate. Avant d'ajouter: « on peut également créer une force avec des moyens logistiques dont des hélicoptères pour surveiller les frontières ».

Les experts, des diplomates pour la plupart, devaient transmettre leurs conclusions aux ministres des Affaires étrangères. A leur tour et après analyse, les ministres vont les transmettre aux Chefs d’Etat qui vont décider. A travers une déclaration dite de Koweït. Selon les organisateurs, 43 Chefs d’Etat ont confirmé leur participation au sommet. Ils devraient siéger avec les représentants des autres Chefs d’Etat des deux zones, dont 7 Vice-présidents et 3 Premiers ministres. Le Président russe, Vladimir Poutine, est également attendu. « En sa qualité de président du G20 », expliquent les autorités koweitiennes.

Barthélemy KOUAME
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Envoyé special à Koweït City (Koweit)