Print this page

Grossesse en milieu scolaire: Le cas de la ville de Ouélé est « alarmant », révèle l’Aibef

mardi, 11 septembre 2018 09:58
Le Directeur général de l'Association ivoirienne pour le bien-être familial, lors de la tenue de l' Assemblée générale nationale ordinaire de l’Association le samedi 08 septembre 2018 à Abidjan Treichville. Le Directeur général de l'Association ivoirienne pour le bien-être familial, lors de la tenue de l' Assemblée générale nationale ordinaire de l’Association le samedi 08 septembre 2018 à Abidjan Treichville.

Avant de laisser entendre que d’autres pistes de solutions telles que la construction d’un foyer de jeunes filles pour un meilleur suivi des filles sont à explorer.

Grossesse en milieu scolaire: Le cas de la ville de Ouélé est « alarmant », révèle l’Aibef

Un rapport portant sur des grossesses en milieu scolaire pour la période 2018 produit par la Direction régionale de l’éducation nationale et de l’enseignement technique (Drenet) de Daoukro a révélé 230 cas de grossesses enregistrés. L’année d’avant c’est-à-dire en 2017, le nombre de grossesses enregistré était de 149. C’est au total 379 cas  de grossesses qui ont été enregistrés pendant la période  2017-2018.

« Et ce qui est alarmant, c’est que la ville de Ouélé composée de trois établissements secondaires comptabilise à elle seule 102 cas de grossesses », a expliqué M. Samuel Koffi Kouadio, chef de service de l’Enseignement secondaire public à la Drenet de Daoukro. Il a fait ses révélations le 8 septembre 2018, à Abidjan-Treichville, lors de l’Assemblée générale nationale ordinaire de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (Aibef) en tant que président de l'Antenne de Daoukro.

La ville de Ouélé (Commune situés au nord de Daoukro), a précisé M. Kouadio, a bénéficié aussi des campagnes de sensibilisation aux grossesses précoces en milieu scolaire. De même que des activités de promotion au Droit à la santé sexuelle et reproductive (Dssr). « Mais malheureusement, chaque fois que nous menons ces actions de sensibilisation, l’année qui suit, les statistiques sont plus préoccupantes... », a-t-il déploré.

Avant de laisser entendre que d’autres pistes de solutions telles que la construction d’un foyer de jeunes filles pour un meilleur suivi des filles sont à explorer. A l’en croire, les causes des grossesses précoces dans la Drenet de Daoukro plus particulièrement dans la commune de Ouélé sont essentiellement rattachées à la démission financière des parents d’élèves. Les jeunes filles étant livrées à elles-mêmes et en général, loin de la maison familiale, « deviennent des proies faciles pour tout type d’hommes ». Les auteurs des grossesses sont à rechercher, a-t-il noté, au niveau des orpailleurs, des élèves ayant des parents nantis ou planteurs.

Par ailleurs, au regard de « ce tableau sombre », le directeur général de l’Aibef, M. Richard Allo a réagi. « Les grossesses non désirées font partie des maux qui minent le pays. Et face à ce genre de situation, tout conseiller d’éducation est désarmé », a-t-il déploré. Toutefois, le premier responsable pour le bien-être familial a présenté des perspectives prometteuses pour juguler cette situation.

Revenant sur le rapport qu’il a présenté au cours de cette Assemblée générale nationale ordinaire, M. Allo a assuré que le bilan est « très positif » par rapport aux actions déjà menées. Ainsi, c’est plus de 2 milliards de Fcfa qui ont déjà été mobilisés...

L’Assemblée générale nationale ordinaire de l’Aibef qui était placée sous le signe de la réflexion, a réuni au moins 56 membres ordinaires des 9 antennes de l’association (Korhogo, Bouaké, Daloa, Yamoussoukro, Man, San Pedro, Daoukro, Bondoukou, Abidjan), les Maj (Mouvement d’action jeunes) et des comités exécutifs nationaux, le comité d’audit et tous les organes sur le plan national de l’Aibef.

Isabelle Somian
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Read 167 times Last modified on mercredi, 12 septembre 2018 10:13