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Fonds monétaire international : La Bulgare Kristalina Georgieva succédera à Lagarde

lundi, 09 septembre 2019 19:50

Désignée comme la candidate de l'Union européenne le 2 août, l’actuelle numéro deux de la Banque mondiale, 66 ans au compteur, va être nommée par le FMI en bénéficiant d'une modification sur la limite d'âge.

Au Fonds monétaire international, la saison des femmes continue. Après le départ de la Française Christine Lagarde, démissionnaire, pour diriger la Banque centrale européenne (BCE), le FMI s'apprête à nommer la Bulgare Kristalina Georgieva, actuelle numéro deux de la Banque mondiale et candidate de l'Europe, au poste de directeur général.

Elle aura fort à faire face au ralentissement de l'économie mondiale, la guerre commerciale ou la crise argentine, anticipent les observateurs. Kristalina Georgieva, âgée de 66 ans depuis le 13 août, a bénéficié d'un changement de statut du Fonds monétaire international, relatif à la limite d'âge, pour rendre valide sa candidature.

Depuis 1951, le règlement du Fonds interdisait en effet la désignation d'un candidat âgé de 65 ans ou plus à ce poste et ne permettait pas au titulaire du poste d'exercer ses fonctions au-delà de son 70e anniversaire. « La période de présentation des candidatures au poste de directeur général s'est achevée le vendredi 6 septembre. Une candidate, Kristalina Georgieva, actuellement directrice générale de la Banque mondiale et ressortissante bulgare, a confirmé sa volonté d'être candidate », a annoncé lundi le FMI. Le conseil d'administration va désormais organiser des réunions entre l'unique candidate et les administrateurs pour une nomination au plus tard le 4 octobre, soit peu de temps avant les réunions annuelles d'automne.

Mme Georgieva est réputée posséder une solide expérience dans la finance internationale. Outre ses compétences intrinsèques, il faut rappeler qu'historiquement, la direction du FMI a toujours été confiée à un Européen et celle de la Banque mondiale à un Américain. Un partage des rôles immuable, comme l'a illustrée au printemps la nomination de David Malpass à la Banque mondiale. Il était lui aussi le seul candidat en lice.

Bien que cette tradition soit contestée, car ne reflétant pas le poids grandissant des pays émergents au sein des institutions de Bretton Woods, aucun candidat des pays émergents ne s'est fait connaître à la date butoir du 6 septembre. Ce n'est donc pas en 2019, que s'opèrera la révolution tellurique devant permettre à d'autres nationalités d'accéder à la tête de ces deux organisations emblématiques de l'après-deuxième guerre mondiale.

Valentin Mbougueng