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Filière coton: Les acteurs satisfaits de l’identification des producteurs et la traçabilité de la production

samedi, 13 juillet 2019 17:06
Filière coton: Les acteurs satisfaits de l’identification des producteurs et la traçabilité de la production Crédits: CHARLES KAZONY

Sept ans après la mise en place du Système d’identification des producteurs et de traçabilité de la production de coton (Sitracot), les acteurs de la filière coton ont exprimé leur satisfaction.

Ils l’ont fait savoir lors d’un atelier, autour du thème: « Les défis du Sitarcot à l’ère du zonage », les jeudi 11 et vendredi 12 juillet, à la salle de conférence de la Cidt, à l’initiative de l’Intercoton.

A en en croire les acteurs, le Sitracot a permis d’éradiquer les détournements de production, les litiges, améliorer la traçabilité du produit et de disposer de statistiques fiables sur la filière. « Le système nous permet d’avoir une sécurisation au niveau des producteurs car chacun a un code local au niveau de la société et ensuite le Système, lui attribue un code national. Chaque producteur étant codifié, cela nous permet de connaître le nombre de producteurs et de coopératives que chaque société encadre, d’avoir une idée de leur rayon d’action, ou encore de savoir combien de villages sont en leur sein, quel est le nombre de surfaces emblavées, etc. », s’est réjoui Koffi Konan, point focal, représentant la société d’exploitation cotonnière Olam (Ceco). Pour lui donc, le Sitracot est un bon outil de gestion pour les structures d’encadrement.

Toutefois, de nombreux défis dans la filière, surtout avec le zonage, restent encore à relever pour davantage consolider les acquis. « Avec le zonage, le défi majeur qui reste à relever, au niveau des sociétés cotonnières, c’est de les amener à reconsidérer tout le système comme un outil indispensable à la filière », a indiqué Nalourgo Yéo, responsable technique à la Fédération des producteurs de coton de Côte d’Ivoire (Fpcci).

Autre défi et non des moindres, a-t-il soulevé, est de parvenir à maîtriser la situation d’affiliation des sociétés coopératives de base à des unions qui ont permis la mise en place de la fédération et par ricochet celle d’intercoton. Pour lui donc, si la famille des producteurs n’est pas organisée, il est impossible d’avoir une interprofession de la filière digne ce nom. « Nous le constatons au niveau des autres filières », a-t-il fait remarquer.

Or, dira-t-il, l’ordonnance sur les Organisations interprofessionnelles agricoles (Oia), indique clairement qu’il faut 60% des producteurs dans les conseils d’administration et dont la présidence est tenue par un producteur à la base. « Par conséquent, s’il n’y a pas d’organisation forte des producteurs, il ne peut y avoir d’interprofession. C’est pourquoi nous devons travailler à améliorer le système d’affiliation », a-t-il encouragé.

Zana Yéo, représentant le Pca de l’Intercoton, a tenu à féliciter les acteurs de la filière pour leur implication dans la mise en œuvre du Sitracot. Aussi les a-t-il exhortés à poursuivre sur cette lancée pour que la filière continue d’engranger du succès.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL