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Filière banane/Atelier régional : Les acteurs syndicaux en concertation à Abidjan

mardi, 17 juillet 2018 15:01
Filière banane/Atelier régional : Les acteurs syndicaux en concertation à Abidjan Crédits: Salif D CHEICKNA

Filière banane/Atelier régional : Les acteurs syndicaux en concertation à Abidjan

Abidjan accueille depuis ce mardi 17 juillet, et ce jusqu’au 19 juillet 2018, la 5ème édition de l’atelier régional annuel du secteur de la banane sous le thème : « La stabilisation des relations et conditions de travail : opportunités pour les entreprises du secteur de la banane en Afrique ».

A l’ouverture de cette rencontre, à l’hôtel Belle-côte, Thilo Schöne, Représentant-résidant de la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (Fes) a indiqué que de nombreux succès, dans la filière banane, sont à mettre au crédit des syndicats agricoles. Et cela, malgré les difficultés et les grands défis dont ces acteurs syndicaux doivent faire face. « Nous espérons vivement que cette activité marque le début d’une ère de plus de prospérité pour tous les acteurs du secteur de la banane », a-t-il souhaité.

Et pour cause, dira-t-il, les bananes contribuent de manière importante à la sécurité alimentaire, en Afrique. Où elles sont une denrée alimentaire majeure pour 1oo millions de personnes. Cependant, seulement 21% de la production de banane comptabilisée est échangée, a-t-il estimé, au regard du manque de données sur la production non commercialisée.

Outre les syndicalistes du secteur de la banane venus du Cameroun, du Ghana et de la Côte d’Ivoire, prennent part à cet atelier régional le représentant de la Fes, du Bénin, Togo et Burkina Faso, Rudi Traub-Merz ; le représentant de Banana Link, Alistair Smith ; la représentante de l’Union  internationale  des  travailleurs  de  l’alimentation,  de  l’agriculture,  de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (Uita), Adwoa Sakyi.

Pour le président de la plateforme des syndicats de la Société de culture bananière (Scb), Affo Emmanuel, loin d’être un adversaire le syndicat est un vecteur de développent de l’entreprise. Selon lui, le présent atelier régional doit pouvoir faire l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la 4ème édition de l’atelier régional. Et voir quel a été son impact par entreprise et par pays.

En tant qu’employeurs de la filière, Dominique Malezieux, directeur général de la Scb a affirmé qu’il était important pour les entreprises d’avoir comme interlocuteur des syndicalistes bien formés. « On a besoin d’eux pour qu’ensemble nous préservons l’avenir de nos entreprises », a-t-il souligné. Avant d’insister sur le dialogue constructif avec les syndicats dans les entreprises, signe pour lui d’un vrai professionnalisme des défenseurs des conditions de vie et de travail des employés. Ce fut l’occasion pour M. Malezieux de relever qu’avec « autant de manutention, la banane n’est pas bien rémunéré ».

Dans son intervention Mme Adwoa Sakyi a présenté sa structure (Uita) qui est une fédération d’organisations syndicales dont les activités s’articulent autour de trois axes. Il s’agit du renforcement des politiques internes régissant les conditions de travail des femmes dans les exploitations de la compagnie ; l’élaboration de programmes de  développement des compétences destinés aux femmes ; la mise au point de propositions visant à  accroître les perspectives d’emploi pour les femmes.

Représentant, la directrice général du travail, Mathieu Yao Kouman, avant d’ouvrir l’atelier régional d’Abidjan, a rappelé l’importance de la filière banane dans l’économie ivoirienne. « Depuis 2016, la Côte d’Ivoire a ravi la vedette au Cameroun en devenant le premier producteur africain exportateur de banane avec 360.000 tonnes. Destinée exclusivement au marché européen, ce sont environ 80% de la production de la Côte d’Ivoire qui s’y retrouve », a-t-il indiqué.

La banane, faut-il le souligner, occupe une place importante dans la production agricole en Côte d’Ivoire. La stratégie de la filière banane de Côte d’Ivoire 2010-2020 révèle que ce pays veut aller au-delà des chiffres affichés présentement. Pour l’heure, ce produit représente 8% du Produit intérieur brute agricole et 3 à 4%  du Pib national et emploie 11.000 à 12.000 personnes.

En Côte d’Ivoire, avec 60.000 personnes qui vivent directement ou indirectement de l’activité de la banane, ce produit contribue à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et surtout freine l’exode rural des populations riveraines. Ce, à travers entre autres, d’importants investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation, d’adduction en eau potable. Aussi faut-il ajouter que les six opérateurs de la filière réalisent un chiffre d’affaire de 100 milliards de Francs CFA dont 80 à 85% en devises.

Salif D. CHEICKNA

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