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Environnement: Des bacs à ordures polluent l’air dans les centres médicaux d’Abobo

jeudi, 06 juin 2013 11:00

[06-06-2013. 11h00] Si ceux qui sont dans les bureaux peuvent s’enfermer pour continuer le travail, ce n’est malheureusement pas le cas des agents de santé dont les bureaux sont installés dans le hall d’accueil.

Environnement: Des bacs à ordures polluent l’air dans les centres médicaux d’Abobo

La situation a maintes fois été portée à la connaissance des autorités municipales d’Abobo. Mais aucune solution n’a encore été trouvée.

C’est que des bacs servant à pré-collecter les ordures ménagères sont déposés à quelques mètres de la clôture du Service de santé scolaire et universitaire d’Abobo 1. Ces ordures collectées en provenance des ménages, des marchés et les autres services environnants doivent être ramassées pour la décharge d’Akouédo. 

Vu l’importante quantité d’immondices, des engins sont utilisées pour le ramassage. C'est en ce moment que débute le calvaire du personnel de santé et leurs patients, comme cela a été le cas dans la journée du mardi 3 juin dernier. Des odeurs nauséabondes qui s'y dégagent, gênent énormément les occupants de lieux.

Si ceux qui sont dans les bureaux peuvent s’enfermer pour continuer le travail, ce n’est malheureusement pas le cas des agents de santé dont les bureaux sont installés dans le hall d’accueil. Tout le monde est obligé de porter des cache-nez pour espérer respirer une odeur moins suffocante. Le ramassage des ordures accumulées sur près d’une semaine peut prendre des heures. Ce triste spectacle est constaté chaque semaine par tous ceux qui fréquentent ce service.

« Nous qui exerçons dans le domaine de la santé, avons toujours demandé à nos patients de travailler dans un environnement sain. C’est vraiment regrettable que nous soyons obligés de les recevoir dans un cadre aussi pollué. Pis, les autorités communales n’ont jamais répondu à nos cris de détresse », a dénoncé Dr Zarour Talil, chef de service de ce centre médical. Il partage le même site avec le centre antituberculeux et une Ong exerçant dans le domaine du dépistage volontaire du Vih/Sida.

Notons qu'à quelques mètres de là, se trouvent les bureaux de la poste, la cité universitaire Abobo 1, une pharmacie, le petit marché de la Sogefiha, la gare Sotra… Tout le monde ressent les mêmes désagréments causés par ces odeurs.


ALFRED KOUAME
Correspondant