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Dynamisation du secteur agricole : Le gouvernement et le secteur privé d’accord sur l’essentiel

jeudi, 26 octobre 2017 16:29

La rencontre sectorielle ministère de l’Agriculture et les acteurs privés agricole démarrée le 19 septembre, s’est achevée sur une vision assez consensuelle

Dynamisation du secteur agricole : Le gouvernement et le secteur privé d’accord sur l’essentiel

 La salle des fêtes du Sofitel Abidjan hôtel ivoire a abrité mercredi dans l’après-midi, la cérémonie de restitution des travaux du comité scientifique de la rencontre sectorielle dédiée au secteur de l’Agriculture et baptisée « Dialogue Public-Privé constructif pour un secteur agricole performant ». Le ministre Mamadou Sangafowa Coulibaly, de l’Agriculture et du Développement rural, qui avait à ses côtés, Yapo Akpess Bernard, directeur de cabinet représentant Koné Adama, ministre de l’Economie et des Finances et président du comité technique du dialogue public-privé, a écouté attentivement et  avec un vif intérêt, en présence des membres du Corps diplomatiques, des organisations du monde agricole et de la société civile, toutes les préoccupations des représentants du secteur privé agricole, souvent assorties de propositions  de solutions. Les interventions des acteurs privés agricoles qui rapportaient  les conclusions des travaux en commissions, ont traité de la fiscalité et de la parafiscalité, du financement, de la formation et de l’environnement des affaires, du foncier rural, de la certification et de la promotion des Pme, puis d’autres préoccupations.

 De vrais partenaires

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a souligné le sens de la responsabilité des acteurs du monde agricole, organisations professionnelles comme acteurs privés agricoles, qui avec le retrait de l’Etat de ce secteur productif et stratégique, montrent par la qualité des résultats de leurs réflexions et discussions, qu’ils sont dignes de confiance et capables  de courtiser leur destin et de le transformer. Si d’aventure l’Etat leur assure un meilleur accompagnement. Pour ce faire, il a promis que toutes les 48 préoccupations exprimées seront examinées avec attention par le conseil des  ministres et que la mise en œuvre de leurs réponses sera confiée à un comité  de suivi-évaluation. Sangafowa Coulibaly a invité les coopératives à accélérer de constitution en différentes interprofessions dont dépend vivement la restructuration de la Chambre d’Agriculture, dont le processus est déjà pris en compte par le PIA, deuxième génération. Sur les lancinantes questions du foncier rural et de l’exonération de taxes du matériel agricole, ses services ont donné des réponses encourageantes, qui traduisent tout l’intérêt du gouvernement pour le secteur de l’agriculture.

 Un secteur viable

Ce que confirment les propos du Directeur de Cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, qui souligne la nécessité pour la Côte d’Ivoire de disposer « d’un secteur agricole capable d’assumer un rôle de chef de file dans les actions en faveur d’une croissance rapide et d’un développement économique de grande ampleur et suffisamment solides pour soutenir cette croissance. » Le gouvernement, rappelle-t-il, a donc adopté le programme national d’investissement agricole (PNIA) et crée l’Agence Foncière rurale. Et l’ensemble  de ces initiatives qui visent une démarche plurisectorielle d’investissement doit permettre une expansion du secteur agricole en adéquation avec la promotion du secteur non agricole.  D’où l’urgence d’adresser de façon spécifique toutes les questions en rapport avec le foncier rural, pour une meilleure protection des investissements et la facilitation de l’accès au financement des activités agricoles.

Mme Fofana Fadiga, le Secrétaire exécutif du Comité de concertation Etat/Secteur Privé, a souhaité la bienvenue au ministre Sangafowa. Puis elle a justifié le choix de l’Agriculture au cœur des discussions sectorielles par la qualité de réformes structurelles, législatives et règlementaires initiées par le ministre, sans oublier les résultats remarquables enregistrés par le PNIA. Ce cadre de référence pour la mobilisation des investissements et qui a permis au monde agricole de bénéficier de revenus globaux évalués à 5,652 milliards. Favorisant ainsi l’augmentation des productions et l’amélioration des conditions de vies des paysans.

Franck A. Zagbayou