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Droits de l’homme: Un colloque sur la sorcellerie prévu à Yamoussoukro, en 2020

vendredi, 24 mai 2019 20:03
Les participants à l'atelier. Les participants à l'atelier. Crédits: DR

Des chercheurs réunis au cours d’un atelier qui a porté sur la sorcellerie, en rapport avec la protection des droits de l’homme, recommandent d’approfondir le sujet à travers un colloque qui devra se tenir dans un an.

Cet atelier a eu lieu le 21 mai, au complexe hôtelier Le Wafou (Abidjan-Biétry) et a porté sur le thème : «Justice, droit et sorcellerie en Côte d’Ivoire et au Nicaragua». Le rapport final souligne que la rencontre a enregistré «des échanges et des débats passionnants, dans la perspective d’organiser un colloque international».

D’où la mise en place d’un réseau «pour réfléchir sur la conceptualisation et l’opérationnalisation de ce colloque planifié pour se tenir à Yamoussoukro, en mai 2020», selon les recommandations de cette rencontre internationale qui a réuni, autour d’une même table, des participants venus de plusieurs institutions universitaires et non universitaires de Côte d’Ivoire et de la Suède.

Elle a été organisée par l’Université de Göteborg de Suède, en partenariat avec des enseignants chercheurs de l’Université Alassane Ouattara (Uao) de Bouaké et de l’Université Peleforo Gon Coulibaly (Upgc) de Korhogo ainsi que de l’Institut d’ethnographie appliqué groupe (Inetap-Group).

Eu égard au thème, les conclusions précisent que l’atelier «se voulant une réflexion scientifique et prospective a planché, de façon spécifique, sur la nature des rapports entre les verdicts du droit positif, la portée des droits humains et la résilience de la sorcellerie en Côte d’Ivoire et au Nicaragua».

L’atelier était placé sous la présidence scientifique du Pr Kouakou N’Guessan François, président honoraire de l’Université de Bouaké, par ailleurs membre de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (Ascad).

A l’ouverture, il a souligné que le phénomène «entretient un rapport conflictuel» avec la justice. Et donc qu’il faut le cerner au mieux en l’appréhendant comme «un fait objectif», de sorte à «baliser» les situations de violation des droits de l’homme qui en découlent.

«L’intervention des sciences sociales dans ce champ se révèle certes délicate, mais pertinente. Car elle permettra de donner des outils, des codes et des modèles scientifiques pour théoriser ce fait et le cerner objectivement », indique la conclusion finale de l’atelier, en s’appuyant sur l’intervention du président scientifique.

MARCEL APPENA