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Mise sous tutelle de cinq mairies: Civis Côte d’Ivoire appelle le gouvernement à tenir compte de la paix et de la cohésion sociale

lundi, 14 janvier 2019 17:29

Selon Civis Côte d’Ivoire, au vu de la loi n° 2012-1128 du 13 décembre 2012 portant organisation des collectivités locales, la décision du ministère ne souffre d’aucune illégalité.

Mise sous tutelle de cinq mairies: Civis Côte d’Ivoire appelle le gouvernement à tenir compte de la paix et de la cohésion sociale

Dans une déclaration intitulée « Mise sous tutelle des mairies, à l’effet d’assurer la continuité du service public communal » dont Fratmat.info a reçu copie ce lundi 14 janvier 2019, Civis Côte d’Ivoire, une organisation de la Société civile ivoirienne, s’insurge contre la mise sous tutelle des mairies de Booko, Grand-Bassam, Plateau, Port-Bouët, Rubino. « Nous appelons l’État au-delà des considérations politiques de tenir compte de la paix et de la cohésion sociale pour un certain nombre de décisions », recommande Civis Côte d’Ivoire.

Pour cette organisation, la décision de mise sous tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité apparaît comme un choix par défaut. Choix qui, selon elle, pourrait mettre en péril les acquis démocratiques et surtout réduire la confiance que les populations ont envers l’organe de gestion des élections ainsi que de leur administration.

Civis Côte d’Ivoire estime que le gouvernement ivoirien, en premier lieu, doit faire sa part dans la construction de l’État de droit. Il devra « ajouter de la légitimé à sa gouvernance électorale en tenant compte de la paix et la cohésion sociale. » Poursuivant, l’organisation de la société civile a recommandé au gouvernement de « rétablir dans leurs droits, les conseillers municipaux et surtout surseoir aux poursuites et arrestations en cours. »

Pour Civis Côte d’Ivoire, le gouvernement existe pour servir les populations, améliorer leur bien-être quotidien, leur sécurité. Pour ce faire, toutes les décisions à prendre devraient être empreintes d’un volet « cohésion sociale ». Par ailleurs, l'organisation invite les populations ainsi que toutes les parties prenantes aux recours contentieux par voies de droit au détriment des recours par voies de fait.

Rappelons, c’est dans un communiqué publié le 31 décembre 2018, date d’expiration des mandats des anciens conseils, que le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a porté à la connaissance des concernés la mise en place des délégations spéciales.

Salif D. CHEICKNA
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