Coopération sino-africaine: Un engagement pour construire un monde « meilleur et plus équilibré »
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Coopération sino-africaine: Un engagement pour construire un monde « meilleur et plus équilibré »

jeudi, 06 septembre 2018 18:00
Mme QIAN Lixia, Chargée d’Affaires à l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire (centre) lors de la conférence de presse Mme QIAN Lixia, Chargée d’Affaires à l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire (centre) lors de la conférence de presse Crédits: Ambassade de Chine en Côte d'Ivoire

Coopération sino-africaine: Un engagement pour construire un monde « meilleur et plus équilibré »

L’ambassade de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire a tenu une rencontre avec la presse, ce jeudi 06 septembre 2018, dans les locaux de la Représentation diplomatique, pour analyser le Forum sur la Coopération sino-africaine (Fcsa) qui s’est tenu, les 3 et 4 septembre 2018, à Beijing.

« La Chine est le plus grand pays en développement, et l'Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement », a indiqué Mme QIAN Lixia, Chargée d’Affaires à l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire. Et d’ajouter que la Chine et l'Afrique sont déterminées à renforcer leur coopération dans le cadre du développement partagé.

« La future coopération sino-africaine se concentrera sur le développement industriel, la réalisation d’infrastructures, le commerce et l’investissement, le développement des ressources humaines, la science et la technologique, la culture, la santé, la protection environnementale, ainsi que la paix et la sécurité. » C’est qui ressort de l’analyse du Sommet de Beijing 2018.

Pour elle, ce Forum qui a réuni plus de 3200 personnalités de différents pays, y compris 40 chefs d’Etat africains, 10 chefs de gouvernement africains, un vice-président d’un pays africain et le président de la commission de l’Union africaine a été un moment historique pour son pays. Pendant deux jours, a-t-elle rappelé, les dirigeants chinois et africains ont travaillé sur le thème « La Chine et l'Afrique : Construire une communauté de destin encore plus solide par la coopération gagnant-gagnant ».

Huit (8) initiatives majeures à mettre en oeuvre

Au cours de ce sommet, les personnalités présentes ont fait le bilan de la mise en œuvre des acquis du Sommet de Johannesburg de 2015. Et planifié le développement futur des relations sino-africaines. Aussi ont-ils tracé des perspectives pour la coopération chine-Afrique.

Pour elle, la déclaration de Beijing, « Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide », traduit la vision commune de la Chine et de l'Afrique. Ce, sur les grandes questions internationales et régionales d'aujourd’hui. Cette vision est un signal fort que la Chine et l'Afrique envoient pour indiquer qu’ils avanceront la main dans la main dans les années à venir.

La diplomate chinoise a rappelé que le Sommet a adopté le Plan d'action de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine. Ce plan s’est fixé pour priorité de mettre en œuvre huit initiatives majeures dans les trois ans à venir. L’Empire du milieu entend ainsi renforcer sur tous les plans la coopération avec l'Afrique. « La Chine et l'Afrique vont construire un monde meilleur et plus équilibré et à établir un bel exemple pour la coopération sud-sud », a-t-elle affirmé. Avant d’indiquer que sur ce plan, les dirigeants chinois et africains sont unanimes que leus relations continueront de résister à l'épreuve du temps. Tout comme aux aléas internationaux.

Les « 5 non » du principe de base de la coopération…

Mme QIAN Lixia a indiqué que les « 5 non » édictés par le président chinois XI Jinping, le 3 septembre dans les relations de son pays avec l’Afrique constituent non seulement le principe de base dans la coopération entre la Chine et l’Afrique, mais aussi dans la coopération entre la Chine et tous les pays du monde.

Il s’agit, dira-t-elle de la non-ingérence dans les voies de développement des pays, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, de la non-imposition de la volonté chinoise, de la non-imposition de contreparties politique en échange de l'assistance, et de la non-recherche de gains politiques dans les investissements et la coopération financière de la Chine.

A propos de la construction conjointe de "la Ceinture et la Route", elle s’est réjouie de l’activisme des pays africains à participer à cette initiative. A noter que la Cote d’Ivoire, l’Ethiopie le Sénégal et le Rwanda sont parmi les premiers pays africains à signer des accords bilatéraux sur la coopération dans le cadre de  cette initiative.

Poursuivant, Mme QIAN Lixia a souligné que la Chine demeure le plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis 9 ans. « Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint 170 milliards de dollars américains en 2017. L’Afrique est aujourd’hui la troisième destination des investissements chinois à l’étranger et son deuxième marché de travaux en génie civile », a-t-elle fait savoir.

Salif D. CHEICKNA

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Des points à clarifier dans la coopération sino-africaine

Le « piège de l'endettement » à l’encontre des pays africains dû aux prêts chinois ? Une allégation mensongère !

Des médias occidentaux ont récemment fait du bruit sur l’endettement de l’Afrique, en accusant la Chine d’avoir alourdi la charge d’endettement de pays africains en raison des prêts chinois, et en collant à la coopération sino-africaine l’étiquette du « piège d’endettement ». Pourtant, c’est après avoir pris compte des besoins des pays africains que la Chine leur accorde des prêts.

Les pays africains, comme tous les autres pays, ont grand besoin financier au début du développement économique et de l’industrialisation. En fonction de la volonté de pays africains, la Chine accorde des soutiens dans la mesure de ses capacités afin d’accompagner ces pays africains à surmonter les difficultés dans le développement. Les investissements et financements chinois ont effectivement amélioré l’environnement économique des pays africains et la réduction de la pauvreté de la population locale.

Ces prêts ressemblent à une transfusion de sang. La Construction du chemin de fer Mombasa-Nairobi a créé 46 000 emplois et abaissé le coût du transport des biens de 80% pour le Kenya. Le barrage de Soubré par exemple, a créé 2500 emplois et renforcé nettement la capacité ivoirienne en production d’électricité.

Par ailleurs, la Chine se soucie de la sûreté de ses investissements et procède à des examens rigoureux sur la faisabilité et les effets socio-économiques des projets de coopération afin de s’assurer des bénéfices des projets et de la capacité de remboursement des débiteurs.

L’endettement préoccupant de certains pays africains est dû aux problèmes accumulés issus de l’ordre économique international injuste et inéquitable. La solution à ces problèmes, c’est le développement durable, ce qui est exactement l’objectif clé de la coopération sino-africaine.

Le néocolonisme pratiqué par la Chine en Afrique ? Une accusation calomniatrice !

Une telle allégation est un préjugé sans aucun fondement. La Chine n’a jamais pratiqué le colonisme dans son histoire comme dans sa diplomatie. La pauvreté et les conflits qui perdurent en Afrique sont largement dus à la pratique coloniale de pays occidentaux.

La Chine, autrefois pauvre et sous-développé à cette époque-là, soutenait le développement africain. Depuis des décennies, au lieu de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autrui ou d’assortir à ses aides des conditions politiques, la Chine a transmis sans réserve ses expériences et techniques avancées à l’Afrique.

Ce n’est pas rare de voir une entreprise chinoise, à ses propres moyens financiers et techniques, crée des emplois en Afrique et contribue au développement économique local. Comme en Ethiopie, dans la zone industrielle Orientale, des travailleurs éthiopiens d’une usine à capitaux chinois Chantent, chaque matin, une chanson chinoise portant sur la solidarité. 80% d’entre ces 4000 personnes sont issues de la zone rurale éthiopienne. Ces dernières années, dans le cadre de l’initiaitive « la Ceinture et la Route », de plus en plus de projets de coopération similaires se sont implantés en Afrique.

Des gens considèrent aussi la coopération sino-africaine en matière de ressources naturelles comme un acte de pillage et d’invasion économique. Ce point de vue n’est non plus bien fondé. La plupart d’investissements et de prêts chinois ne consiste pas en ressources naturelles, mais en construction des infrastructures. La plupart de ressources naturelles en Afrique sont occupés et contrôlés par des compagnies occidentales. La Chine achète des ressources énergétiques, mais nous n’avons que dans très peu de cas la possession de mines.

Certes, l’exploitation de ressources fait partie de la cooépration sino-africaine, mais la Chine considère plus important d’accompagner les pays africains à renforcer leur capacité de développement autonome. Des entreprises chinoises procèdent à la coopération énergétique en Angola et au Tchad en construisant sur place un système industriel complet de pétrole. Sur ce point, les Africains sont les mieux placés à en juger. Le journal nigérian Pioneer a récemment publié un article qui disait que les Chinois ne pratiquaient pas le colonisme ni le néocolonisme, et que comme une bougie ne s’éteignait pas en allumant des autres, elle rendait le monde encore plus lumineux.

La coopération sino-africaine, antagoniste à l’égard du monde occidental ? Un soupçon polémique

Des médias occidentaux se soupçonnent des relations sino-africaines toujours étriquées et pensent que le renforcement de la coopération sino-africaine se fait dans le but de s’opposer au monde occidental. Derrière ce soupçon, c’est la logique traditionnelle d’hégémonie qui considère l’Afrique comme une sphère d’influence occidentale.

Pourtant, comme ce qu’on dit en Chine, une personne ne doit pas faire aux autres ce qu’elle ne veut pas que les autres lui fassent. La Chine, qui partage un passé similaire que les pays africains, ne cherche jamais un rôle prédominant en Afrique.

Contrairement à cette logique hégémonique, la Chine reste toujours ouverte à l’égard des pays africains. Ces dernières années, la Chine se réjouit de voir l’Afrique diversifier ses partenaires, et espère que les différents partenaires de l’Afrique pourront faire plus en faveur du développement africain, mais non le contraire.

En effet, l’Afrique ne s’appartient qu’aux Africains. En tant que puissance politique indépendante dans le monde, l’Afrique ne dépend d’aucun grand pays. A part le Forum sur la Coopération sino-africaine, organisé tous les trois ans, il y a aussi des forums de haut niveau tenus entre les pays africains et les Etats-Unis, la France, le Japon et l’Inde.

Pour la Chine, entretenir de bonnes relations avec les pays occidentaux fait partie des priorités de la politique extérieure chinoise. S’opposer au monde occidental par la coopération sino-africaine, ce n’est qu’un soupçon polémique des médias occidentaux.

Source : Ambassade Chine en Côte d’Ivoire

 

 

Lu 397 fois Dernière modification le jeudi, 06 septembre 2018 19:16