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Béoumi/Affrontements intercommunautaires: Braman Koné (procureur de la République) : « Aucune arme de guerre n’a été utilisée »

vendredi, 24 mai 2019 06:28

L’enquête se poursuit en vue de rechercher les meneurs de tous les camps

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans son bu￾reau, hier, Braman Koné, procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, a annoncé qu’il a ouvert une enquête à la Brigade de gendarmerie section recherche de Bouaké, à la suite des tristes évènements qui ont secoué la ville de Béoumi les 15, 16 et 17 mai derniers.


Après avoir décrit les circonstances qui ont conduit à un conflit ouvert entre les com￾munautés Baoulé et Malinké, il a dressé, sur la base des enquêtes menées sur le terrain, un bilan provisoire consolidé. « Nous dénombrons, à ce jour, 11 décès, 108 blessés, 300 déplacés et d’importants dégâts matériels notamment des véhicules et des magasins in￾cendiés, des habitations sac￾cagées et vandalisées », a-t-il souligné.


Des informations ont circulé indiquant que des armes de guerre auraient été utilisées par les populations civiles. Sur cette question sensible, Braman Koné a été formel : «Il convient de préciser qu’au stade actuel de l’enquête, au￾cune arme de guerre n’a été utilisée. Par contre, les armes utilisées sont exclusivement des fusils de chasse traditionnelle », a-t-il insisté, lors des échanges avec les journa￾listes.


Concernant les arrestations, Braman Koné a fait savoir que ce sont, pour l’heure, 18 per￾sonnes qui ont été interpellées sur la base de leurs aveux. «Le corps du chauffeur Daouda Traoré, alias Daodjan, disparu aux premières heures de la crise, a été retrouvé dans le village de Bélakro et déposé à la morgue », a-t-il révélé.


Aussi, a-t-il tenu à rassurer l’opinion nationale et singulièrement les populations de Béoumi que l’enquête menée n’est dirigée contre aucune communauté. «  et surtout ceux qui ont planifié et coordonné ces tueries », a-t-il rassuré.


Face à la gravité des faits, il n’a pas hésité à mettre en garde tous ceux qui propagent des discours de haine. «Le Parquet de Bouaké ne va pas hésiter un seul instant à arrêter toute personne. Qu’elle soit homme politique, chef re￾ligieux ou chef traditionnel qui inciterait une ethnie à attaquer une autre par des propos hai￾neux », a-t-il dit.


CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT RÉGIONAL