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An 58 de la Côte d’Ivoire : La fête s’annonce grandiose

dimanche, 05 août 2018 14:09

La célébration prend du galon ! Ils seront 5.514 éléments parmi les forces de l’ordre qui défileront le mardi 7 Août prochain.

D’ordinaire, le jour de l’indépendance se contente d’une prise d’armes et d’un défilé limité qui se déroulent au palais présidentiel, en présence d’officiels. Cette fois-ci, les choses seront plus grandioses.

Il est prévu, en plus du défilé pédestre, un défilé aérien et motorisé et une démonstration de sauts en parachutes. Des détachements de pays frères, dont le Mali et le Burkina Faso, seront de la partie, de même que des militaires français. A la veille de la célébration et en attendant la solennité du défilé militaire, 750 hommes issus de la troupe participeront à la retraite aux flambeaux.

Ils entretiendront ainsi la flamme de la convivialité en fanfare à travers les communes. Le but, rapprocher l’armée des populations. Car cette 58e commémoration de l’indépendance se place sous le signe du «renforcement et de la préservation du lien armée-nation». Voulus par le président Alassane Ouattara, ces changements d’envergure devraient renouer avec les premières années de l’indépendance, du temps des célébrations fastes.

Ainsi, les Ivoiriens ont à cœur de commémorer davantage que les autres fois, ce jour de 7 août 1960 où le premier président Félix Houphouët-Boigny prononça la libération du pays du joug colonial. Et pour bien faire les choses, la fête se déplacera du palais présidentiel à la commune de Treichville, sur un tronçon du boulevard Giscard d’Estaing. Depuis quelques jours, la grande artère s’affaire. En 2017, le Chef de l’Etat ivoirien avait dans son discours traditionnel du 6 Août, placé la fête de l’indépendance sous le signe de «l’introspection et de la réflexion». Alassane Ouattara avait dit sa «peine», après les «inquiétudes» et les «incompréhensions» qui avaient secoué le pays, du fait de la grève des fonctionnaires et de la manifestation de colère de quelques militaires.

«Certes, la vie d’une Nation n’est pas un long fleuve tranquille, mais nous devons tous, collectivement, œuvrer à éviter de nouvelles convulsions à notre beau pays. La responsabilité implique des choix, des renoncements, mais aussi et surtout des décisions courageuses qui doivent garantir la paix sociale et le bien-être de nos concitoyens», avait-t-il indiqué. Cette année, la tâche du premier magistrat ivoirien pourrait bien être la même. D’autres incompréhensions ayant vu récemment le jour avec la sortie inattendue et étonnamment sévère du Pdci-Rda, parti fondé par le père de la Côte d‘Ivoire moderne, Félix Houphouët-Boigny.

Ce qui ne devrait pas varier, c’est l’esprit de dialogue et d’ouverture propre à Alassane Ouattara. Et cela, dans le droit fil des idéaux du père de l’indépendance, Félix Houphouët-Boigny. Autant dire que ce traditionnel discours est aussi attendu que les parades militaires, sinon plus.

BENOIT HILI

Lu 533 fois Dernière modification le dimanche, 05 août 2018 14:29