Affrontements entre militaires et Ccdo: Les armes se sont tues, aucune perte en vie humaine signalée
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Affrontements entre militaires et Ccdo: Les armes se sont tues, aucune perte en vie humaine signalée

mercredi, 10 janvier 2018 11:37
Affrontements entre militaires et Ccdo: Les armes se sont tues, aucune perte en vie humaine signalée Crédits: Charles Kazony

Nicolas Djibo, maire de Bouaké, dès les premières heures de la journée s’y est rendu. C’est la mort dans l’âme qu’il a condamné ce triste évènement.

Affrontements entre militaires et Ccdo: Les armes se sont tues, aucune perte en vie humaine signalée

C’est après près de 5h de temps d’affrontements (21h à 2h du matin) entre des militaires de la 3è région militaire de Bouaké et leurs frères d’arme du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) que les armes se sont tues. « Nous avons souffert une partie de la nuit. Et lorsque les armes se sont tues aux environs de 1h du matin, cela a été comme une délivrance pour nous », déclare Yacou Adégboï, étudiant à l’Université Alassane Ouattara, habitant le quartier Sokoura, situé non loin de la caserne du Ccdo.

A en croire notre témoin, l’électricité a même été suspendue lors des affrontements durant plusieurs heures. Une fois sur les lieux aux environs de 7h, le camp du Ccdo qui était sécurisé par un détachement de la gendarmerie, ressemblait à un champ de bataille. Des impacts de balles étaient visibles sur la clôture. Un véhicule stationné devant le Ccdo calciné. Malheureusement, les soldats en faction ont empêché les hommes de médias d’accéder à l’intérieur dudit camp, encore moins faire des photos.

Cependant l’on a pu observer de l’extérieur, les bâtiments du Ccdo fortement endommagés par les roquettes et autres armes lourdes qui ont été utilisées. Une source sécuritaire a indiqué que les éléments du Ccdo ont été exfiltrés.

Nicolas Djibo, maire de Bouaké, dès les premières heures de la journée s’y est rendu. C’est la mort dans l’âme qu’il a condamné ce triste évènement. « Le plus important, c’est qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine », révèle-t-il. En attendant, l’arrivée du préfet de région, c’est le secrétaire général 1 de la préfecture, Vakaba Koné qui y a fait un tour.

La population encore sous le choc, explique difficilement cette situation. Conséquence, la ville tourne au ralenti. D’ailleurs, à part un seul établissement bancaire, tout le reste, par mesure de prudence, a préféré fermer.

Une situation qui pénalise de nombreux clients qui, dans le besoin urgent d’argent, font quand même le pied de grue avec le secret espoir que ces banques puissent ouvrir leurs portes dans le courant de la journée.

Quant aux supermarchés, boutiques, etc., la plus part ont ouvert leurs portes. Autant dire que Bouaké retrouve ses vieux démons, en ce début d’année.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL   

Lu 595 fois Dernière modification le mercredi, 10 janvier 2018 11:58