Télécommunications: les principaux moteurs de croissance en Afrique sub-saharienne

Télécommunications: les principaux moteurs de croissance en Afrique sub-saharienne

jeudi, 29 janvier 2015 19:05

Les nouvelles opportunités d’affaires créées par internet ont explosé grâce à l’augmentation du nombre de consommateur y ayant accès à travers les téléphones mobiles.

Télécommunications: les principaux moteurs de croissance en Afrique Sub-saharienne.

Un rapport sur le développement de l’internet indique que ce moyen de communication progressera deux fois plus  en Afrique sub-saharienne que dans le reste du monde dans les cinq ans à venir.

Les spécialistes des questions des télécommunications et Tic sont unanimes pour dire que les principaux moteurs de croissance sont du plusieurs ordres en Afrique sub-saharienne. Selon eux,  le premier facteur concerne les outils et les contenus locaux de ces moyens de communication.

En effet, soutiennent-ils,  le développement rapide des technologies à bas coût centrés sur le consommateur tels que les smartphones et les tablettes a joué un rôle essentiel dans la croissance du marché mobile dans cette région du monde.

Ces spécialistes estiment que cette croissance ira encore plus loin avec l’essor des appareils coutant moins de 50 dollars qui sont attendus sur le marché dans les années qui viennent.

Par ailleurs, l’augmentation du nombre de téléphone mobiles pouvant se connecter à Internet a rendu l’accès au web plus facile. La croissance de l’usage de l’internet mobile a favorisé le taux de pénétration de l’Internet sur l’ensemble de la région et supasse l’internet sur ligne fixe.

Ainsi, les nouvelles opportunités d’affaires créées par internet ont explosé grâce à l’augmentation du nombre de consommateur y ayant accès à travers les téléphones mobiles.

Cela a entrainé le développement de nouveaux modèles économiques. Par exemple, on voit naitre une industrie de croissance des applications à valeur ajoutée et des services pour les appareils dits « intelligents ».

Dans les pays comme le Kenya, le Mozambique et le Nigeria, les télévisions et services médias sont de plus en plus accessibles sur les smartphones. Les utilisateurs peuvent avoir accès à des chaines via une application sur leurs appareils. De telles innovations donnent naissance à de nouvelles tendances du marché, tels que le comportement des consommateurs multi-écrans.

Les Tic dans les secteurs clés de l’économie.

Ces moyens de communications ont contribué à la croissance de nombreuses industries à travers l’Afrique sub-saharienne. Le secteur financier est l’un des principaux domaines dans lesquels les téléphones mobiles ont transformé les comportements des consommateurs du secteur bancaire et ont rompu l’inclusion financière dans la région.

« 75% des populations vivent en milieu rural. Cette frange d’utilisateurs est l’un des plus grands du monde à ne pas avoir accès aux services de Tic. Le besoin croissant d’être financièrement indépendant et la pénétration de plus en plus importante du mobile amènent le téléphone mobile à être un élément clé de la chaine  bancaire.

Cela constitue une énorme opportunité de transformer cette industrie tout en aidant les populations à faibles revenus à sortir de la pauvreté », indique le rapport sur la mobilité de l’internet en Afrique sub-saharienne.

Le secteur agricole au Nigeria a aussi été transformé par les Tic avec le lancement d’un système de porte-monnaie électronique qui permet aux paysans de recevoir des reçus électroniques pour les semences et les engrais subventionnés directement sur leur téléphone mobile. Cela leur permet de payer les équipements chez les fournisseurs du secteur agricole.

La révolution du smartphone a aussi un impact sur les industries des médias, tels que le cinéma au Nigéria et dans d’autres pays sub-sahariens. Le Nigéria est l’un des premiers producteurs de films au monde. Certaines de ces productions ont joué un rôle important dans l’essor des smartphones dans le pays.

Tous les secteurs dans la région continueront d’être influencés par le développement des Tic, et il y aura plus d’investissement aussi bien de la part des principaux acteurs que d’autres acteurs de l’économie en général. La demande de solutions et développement pus localisé deviendra la norme.

Les politiques nationales pour le haut débit.          

L’impact potentiel des Tic et du haut débit, au plan social, économique et technologique est énorme aussi bien au niveau mondial que régional.

En effet, la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne ont mis en place des réglementations nationales pour le haut débit en vue d’y faire face, tandis que le reste des pays a engagé le processus pour y arriver. Cela inclut des indicateurs de performances très clairs pour permettre l’essor du haut débit et un déploiement généralisé.

Ces politiques régulent, entre autres, l’attribution des fréquences, les réductions/incitations fiscales sur les appareils et technologies qui permettent de se connecter, et les initiatives d’e-gouvernance, permettant l’accès au haut débit dans les écoles, les structures sanitaires et les services publiques (nationaux ou locaux). De telles réglementations ont montré le potentiel des Tic à contribuer positivement au bien-être socio-économique d’un pays.

Les objectifs posés par les réglementations et le comportement des consommateurs aboutiront à un essor du haut débit mobile. L’harmonisation et l’allocation des fréquences y contribueront également.

Des réseaux à haute performance.

L’Afrique sub-saharienne est une région dynamique avec des avancées technologiques qui deviennent une partie intégrante du fonctionnement de la société. Les consommateurs dans la région deviennent rapidement des créateurs de contenu et des décideurs quant aux services  fournis sur le marché.

Créer une expérience d’utilisateur de fluide avec l’aide de réseaux performants et améliorés deviendra un élément clé dans la stratégie de différenciation des opérateurs ou leurs modèles d’affaires et la fidélisation des clients.

Un esprit de collaboration entre régulateurs, fournisseurs d’infrastructures de réseaux mobiles, grands acteurs, fournisseurs d’infrastructures et autres parties prenantes sera la clé de la croissance de la région à travers les Tic.

Pour rendre possible ce genre de coopération, beaucoup d’investissements doivent être faits afin d’améliorer l’expérience des utilisateurs de réseaux dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne.

 

ALFRED KOUAME

SOURCE : www.ericsson.com/press.

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