Lutte contre le changement climatique : La Côte d’Ivoire met en place un cadre juridique et opérationnel

Lutte contre le changement climatique : La Côte d’Ivoire met en place un cadre juridique et opérationnel

mercredi, 25 mars 2015 16:48
Lutte contre le changement climatique : La Côte d’Ivoire met en place un cadre juridique et opérationnel Lutte contre le changement climatique : La Côte d’Ivoire met en place un cadre juridique et opérationnel Crédits: DR

Le gouvernement ivoirien s’est engagé en juin 2011, dans le mécanisme international de réduction des émissions de gaz à effet de serre issue de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+).

Lutte contre le changement climatique : La Côte d’Ivoire met en place un cadre juridique et opérationnel

Dans le cadre des activités du mécanisme de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts ( REDD+) en Côte d’Ivoire, le ministère de l’Environnement, de la salubrité urbaine et du Développement durable, à travers le secrétariat exécutif permanent REDD+  organise un atelier les 19 et 20 mars 2015 à l’hôtel belle Côte de la Riviera Palmeraie.

Cette rencontre porte sur l’analyse et la validation des modifications apportées au décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale REDD+. Lors de la cérémonie d’ouverture de ces assises, Yao Marcel, secrétaire exécutif permanent de cette institution a justifié la tenue de ce séminaire.

En effet, selon lui, en réponse aux enjeux de la déforestation et de la lutte contre le changement climatique, le gouvernement ivoirien s’est engagé en juin 2011, dans le mécanisme international de réduction des émissions de gaz à effet de serre issue de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+).

La mise en œuvre de cette stratégie en Côte d’ivoire implique un préalable. Celui de l’adoption des législations et règlementation favorisant un cadre d’action propre à la REDD+ permettant de s’assurer du succès des activités prévues.

« L’analyse du cadre juridique REDD+ est une étape clé qui permet d’identifier les carences législatives ou réglementaires et de formuler les recommandations visant à les combler. La formulation de nouveaux textes ou amendements permet ensuite d’opérationnaliser ces recommandations », soutient-il.

De plus, poursuit le secrétaire exécutif permanent, dans l’objectif de créer ce cadre favorable aux activités du REDD+, en juillet 2014, le gouvernement de Côte d’Ivoire a sollicité le soutien financier et technique du programme ONU-REDD pour analyser les enjeux juridiques liés à la REDD+ au travers d’un « appui ciblé ».

Cet appui juridique a pour objectif de dresser un état des lieux du cadre juridique de la Côte d’Ivoire pour la REDD+ et de permettre l’adoption des modifications faites au décret portant création, organisation et fonctionnement de la CN-REDD+ (décret 2012-1049 du 2 octobre 2012).

Ainsi, un atelier de lancement permettant d’instaurer les bases pour analyse institutionnelle et juridique de la REDD+ et une révision du décret du 24 octobre 2012 portant création, organisation et fonctionnement de la CN-REDD+ a eu lieu du 14 au 15 janvier 2015.

Faisant suite à cet atelier de lancement, et aux consultations auprès des parties prenantes nationales, le présent séminaire est organisé afin de faire valider par les parties prenantes, les modifications apportées au décret.

Quant à Kouamé Bi Voko Guillaume, représentant le représentant résident de la Fao en Côte d’Ivoire, il a indiqué que la prévention de la déforestation est l’une des stratégies d’atténuation des gaz à effets de serre pour limiter la hausse de la température dans le monde.

Pour y parvenir, plusieurs outils et mécanismes se présentent à nous parmi lesquels le mécanisme de réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts et le rôle de la conservation des stocks de carbone forestiers (REDD+) dans les pays en développement.

«  Pour mener à bien le mécanisme REDD+ en côte d’Ivoire, il convient donc de mettre en place u cadre juridique opérationnel et un cadre juridique transparent et solide, nécessaires pour attirer les investissements », a-t-il ajouté.   

 Ont pris part à cet atelier les partenaires techniques et financiers (FAO, PNUD, PNUE, UE, BM, GIZ , AFD), l’administration publique, les communautés locales, les ONG les medias et les universités et structures de recherche .

ALFRED KOUAME

CORRESPONDANT

Lu 3241 fois Dernière modification le mercredi, 25 mars 2015 16:53