Produits Phytosanitaires: Lancement d’une clinique de recherche au Burkina Faso

mercredi, 07 janvier 2015 20:27

Elle a pour missionne d’étudier l'utilisation des insecticides et y apporter des améliorations, comme le développement des insecticides naturels et l'amélioration des fongicides, qui tuent ou limitent le développement des champignons parasites qui attaquent les cultures.

L'Institut de développement rural du Burkina Faso (Institute of Rural Development, IRD) a mis en place une clinique ayant pour mission d'améliorer l'utilisation des produits phytosanitaires, tels que les insecticides et les pesticides, pour réduire leur impact sur l'agriculture et l'environnement et améliorer la sécurité alimentaire. L'information est donnée récemment par le journal en ligne Anglais spécialisé en science et technologie, scidev.net.

 Le lancement officiel de cette clinique a eu lieu au début du mois (le 7 mars) Bobo-Dioulasso, lors d'une réunion qui rassemblait des représentants du ministre de l'Agriculture et des experts de ce domaine, ainsi que des représentants de l'hydraulique, de l'environnement et du développement durable. Des responsables du ministre de l'Education et du ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation étaient également présents.

La clinique a été financée sur cinq ans, pour un coût total de 536 000 dollars (265 millions de francs CFA).

Elle a pour missionne d’étudier l'utilisation des insecticides et y apporter des améliorations, comme le développement des insecticides naturels et l'amélioration des fongicides, qui tuent ou limitent le développement des champignons parasites qui attaquent les cultures.

Irene Sonda, directeur général de l'IRD, a laissé entendre que la clinique offrirait également des opportunités de travail en réseau entre les chercheurs et les bénéficiaires potentiels, pour mieux partager les expériences tires de la recherche-développement, et permettre un diagnostic plus efficace des bio-agresseurs.

Et [elle] cherchera et identifiera des opportunités de collaboration avec d'autres initiatives phytosanitaires, a-t-il indiqué SciDev.Net.

La coordinatrice du projet, Anne Legrve, a précisé que la clinique jouerait un rôle d'interface entre les pratiques sur le terrain et la recherche en laboratoire.

Cela signifie que les chercheurs ne seront pas obligés d'aller sur le terrain pour découvrir les [types de] problèmes auxquels sont confrontés les producteurs, a-t-elle expliqué.

Legrve a ajouté que cette clinique tait une première en Afrique de l'Ouest, et qu'elle apporterait un appui précieux la recherche dans le domaine de l'éducation et de la formation ... et dans celui du transfert de technologie li aux activités agricoles.

Le président de l'Université polytechnique de Bobo Dioulasso (UPB), Georges Ouédraogo a lui aussi salué création de la clinique, se félicitant de son rôle futur d'interlocuteur permanent indispensable entre les agriculteurs et les chercheurs.

Ouédraogo a affirmé que de nombreux producteurs prouvaient des difficultés accéder des produits chimiques dépourvus de risques, ce qui les amenait utiliser des produits phytosanitaires non appropriés pour traiter des produits maraîchers, faire murir les fruits, et préserver les céréales.

 Il a noté que le Burkina Faso dépensait actuellement plus de 111 millions de dollars chaque année pour l'importation de produits chimiques agricoles, une somme dont le tiers environ est consacrée aux produits phytosanitaires, et que la clinique examinerait également ces questions en vue d'améliorer ledit accès.

 Tout en mettant l'accent sur le rapprochement entre chercheurs et producteurs, la clinique assurera également la formation des travailleurs agricoles l'utilisation sans risque des produits phytosanitaires, de manière à éviter de polluer l'environnement.

 

Arsène Kanga

Correspondant Communal

(Source Scidev.net)

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