Energies renouvelables: La pression hydroélectrique pour mettre fin aux coupures d’électricité

mercredi, 05 novembre 2014 07:25

Aujourd’hui, l’électricitéest omniprésente dans la vie quotidienne. A partir de différentes sources d’énergie, principalement hydraulique, thermique et nucléaire, l’électricité, vecteur énergétique, est employée à de très nombreux usages domestiques ou industriels.

Energies renouvelables: La pression hydroélectrique pour mettre fin aux coupures d’électricité

Les recherches d’un jeune ivoirienne sur l’Énergie à pression hydroélectrique (Eph) sont concluantes. Ce système mis au point permet la production de grandes quantités d’électricité à partir de l’eau des mers ou des océans.

Les énergies renouvelables notamment au niveau des océans et des mers sont nombreuses et variées. On a, par exemple, l’énergie thermique des mers qui utilise la différence de température de cette eau, l’énergie des vagues ou énergie houlomotrice qui fonctionne grâce à la puissance du mouvement de vague de la houle.

Mais ce  qui est nouveau est l’invention d’un jeune ivoirien, frigoriste de son état, féru des sciences physiques. Celui-ci  vient de mettre au point un système qu’il a qualifié d’Énergie à pression hydroélectrique (Eph).  Il se nomme Bieu Wokapieu Elie, né en 1967.

Selon lui, cette invention concerne une base sous-marine de production intense d’électricité désignée comme base sous-marine à pression hydro-motrice (Bsmphm). En effet, décrit le concepteur, les propriétés de l’électricité ont été découvertes au cours du VXIIIème  siècle et la maîtrise du courant électrique a permis l’avènement de la seconde révolution industrielle en Europe.

Aujourd’hui, l’électricitéest omniprésente dans la vie quotidienne. A partir de différentes sources d’énergie, principalement hydraulique, thermique et nucléaire, l’électricité, vecteur énergétique, est employée à de très nombreux usages domestiques ou industriels.

Cette source d’énergie est l’effet du déplacement de particules chargées à l’intérieur d’un « conducteur », sous l’effet d’une différence de potentiel aux extrémités de ce conducteur.

Les scientifiques affirment que l’électricité représente environ un tiers de l’énergie consommée dans le monde.

« La méthode la plus courante pour produire de grandes quantités d’électricité est d’utiliser un générateur, convertissant une énergie mécanique en une tension alternative. Cette énergie d’origine mécanique est la plupart du temps obtenue à partir d’une source de chaleur, issue elle-même d’une énergie primaire, telle que les énergies fossiles comme le pétrole, l’énergie solaire…on peut également utiliser une énergie mécanique, comme l’énergie hydraulique ou l’énergie éolienne », explique l’inventeur.

Avant d’ajouter que dans le cas des barrages hydroélectriques, l’exploitation de la force  de l’eau est partielle. La force d’action de l’eau varie selon l’inclinaison du lit fluvial. Par ailleurs, concernant les barrages sur les fleuves connus sous le nom de barrages hydroélectriques, c’est la force de l’écoulement et une petite part de la pression des eaux (soit 1/5) qui entraînent les turbines en rotation. Celles-ci, à leur tour,  actionnent les alternateurs pour produire du courant alternatif dans cette rotation.

La pression marine, la matière première

Le dispositif ‘’Wokapeu-sieu’’ a donc pour but de produire une base hydroélectrique pour laquelle la force de l’eau est permanente. Il comprend une base sous-marine à pression hydro-motrice qui fonctionne sous l’effet de la force marine. Cette pression de grande masse appelée pression hydraulique  fait tourner les turbines.

Ce système  est constitué d’une vanne  qui  gère l’entrée et le débitage d’eau, d’une turbine qui reçoit le jet d’eau et entraine l’arbre sur lequel elle est fixée dans la rotation, d’un alternateur qui sert à produire du courant alternatif quand la turbine est en mouvement de rotation.

Il y a également une manivelle qui actionne la pompe munie d’un cylindre qui sert à expulser l’eau de la cellule, un tuyau d’évacuation, sans oublier la  baie témoin permettant de contrôler et de savoir si la quantité d’eau  sortie est égale à la quantité d’eau entrant.

Dans son fonctionnement,  ce système est un ensemble de maisons sous-marines appelées cellules de production d’électricité ou cellules hydroélectriques. Sur chacune d’elle, on trouve trois entrées hydrauliques. Chaque turbine est dotée d’un générateur de courant d’un côté et d’une roue à la pompe  de l’autre bout.

Ainsi,  à l’ouverture des vannes, la force d’entrée sous la pression de l’eau que provoque la grande masse de la mer fait tourner les turbines spécialement conçues pour les hautes pressions.

La pompe en liaison avec la roue se met en mouvement et propulse l’eau hors de la cellule par le canal d’un tuyau d’évacuation. Débouchant sur une plate-forme de 40 mètres de profondeur et de 100 mètres de diamètre, les tuyaux d’évacuation y déversent les quantités importantes d’eau. Celles –ci vont servir à faire tourner les turbines hydroélectriques postées sur des sorties d’eau de la cuve à 50 mètres au-dessus des vagues marines.

La partie sous-marine du Wokapeu-sieu (c’est le nom de l’invention) comprend plus de 1210 cellules hydroélectriques de 15 mètres de haut, 50 mètres de large et 70 mètres de long chacune et surmontées de piliers creux sur leurs sommets, dans lesquels logent  les tuyaux d’évacuation d’eau et pour l’expiration des cellules.

Résoudre 80% les problèmes liés à la pollution de l’environnement.

Dans un abrégé descriptif, l’on note que l’invention concerne une base sous-marine de production intense d’électricité constituée de vanne qui gère l’entrée et le débitage d’eau ; de turbine qui reçoit le jet d’eau et entraine l’arbre sur lequel est fixé, dans sa rotation, l’alternateur de générateur de courant qui sert à produire du courant alternatif quand la turbine est en mouvement de rotation.

Pour réaliser un prototype dans la mer, l’inventeur construit d’abord une maison de 10 mètres de long et 8 mètres de large, 20 mètres de haut dans l’eau et 6 mètres de creux de la  cuve sur l’eau.

Ensuite, il vide la maison d’eau après avoir solidement fixé au fond. Enfin, il y installe les différents accessoires électriques que constituent la turbine munie de générateur. La turbine hydroélectrique est donc fixée à l’entrée d’eau par une vanne très étanche.

L’inventeur affirme que l’énergie à pression hydroélectrique a l’avantage de produire une très grande quantité d’électricité, ce qui pourrait éviter les coupures intempestives de cette source d’énergie dans les foyers, les services  et les entreprises. Car,  l’eau des mers ou des océans est une source d’approvisionnement inépuisable.

« En outre, cette énergie constitue pour l’Afrique, un grand pas vers les hautes technologies du 21ème siècle. Je l’ai testée et je me suis rendu compte de le dispositif est capable que produire 1600 fois l’actuelle production de la Côte d’Ivoire. Une seule  base installée dans l’océan Atlantique peut produire du courant électrique pour électrifier toute l’Afrique», ajoute-t-il.

De plus, poursuit Bieu Wokapieu Elie, l’énergie à pression hydraulique peut prévenir et résoudre 80% les problèmes liés à la pollution de l’environnement. Car, avec cette haute capacité de production, l’on pourra faire usage des moteurs électriques dans toutes les usines et manufactures quelque soient leurs capacités de consommation du courant électrique et surtout à moindre coût.

Les travaux de ce chercheur commencés depuis quelques années se sont avérés rassurants. C’est pourquoi, le 23 juin 2014, il a déposé une demande de brevet d’invention ou de certification d’addition numéro 1201400308 à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi).

ALFRED KOUAME

Correspondant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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