Concerts, discothèques : recommandations contre les décibels excessifs

Concerts, discothèques : recommandations contre les décibels excessifs

dimanche, 06 octobre 2013 15:24

Les concerts répétés peuvent nuire à l'audition des spectateurs, si ces derniers ne se protègent pas.

Des recommandations contre les décibels excessifs dans les concerts et discothèques ont été émises par le Haut conseil de la santé publique (HCSP), qui préconise de limiter les niveaux sonores et de distribuer gratuitement des protections auditives.

L'organisme public, chargé de rendre des avis sur des questions de santé, recommande également d'installer dans les salles de musique un système "d'affichage en continu des niveaux sonores" pour que chacun "puisse connaître son niveau d'exposition et de risque potentiel".

Il préconise aussi de rendre obligatoire l'installation de "zones de récupération auditive" qui seraient des salles acoustiquement protégées, avec des niveaux sonores réduits sur une surface d'au moins 10% de la surface totale de la manifestation.

Le HCSP, saisi en 2010 sur cette question par le ministère de la Santé (DGS), conseille aussi d'avertir "spécifiquement" les femmes enceintes du danger des volumes sonores excessifs pour les futurs bébés lors des trois derniers mois de grossesse, lorsque les risques sont considérés comme les plus importants.

La réglementation actuelle impose en France aux "lieux diffusant de la musique amplifiée" de ne pas dépasser les 120 décibels pondérés A (dB A, un type de mesure standard pour la puissance sonore) en pic de volume et de ne pas franchir le niveau moyen sur 15 minutes de 105 dB A.

Selon la recommandation du HCSP, ce dernier seuil serait abaissé à 100 dB A tandis que le pic maximum autorisé serait maintenu à 120 dB A.

Il est démontré que l'exposition à des volumes sonores élevés de musiques amplifiées peut avoir des effets "permanents" sur l'audition (perte auditive, traumatismes sonores) ou avoir des effets "temporaires" comme des acouphènes ou de la fatigue auditive.

"Des mesures réalisées en discothèque et lors de festivals en plein air ont montré des niveaux sonores élevés, avec une forte contribution de l'énergie sonore dans les basses fréquences, pour lesquelles des effets sanitaires sont suspectés", soulignent les experts du HCSP.

En outre "une exposition importante des jeunes a été notée et des niveaux sonores élevés dans des parcs de loisirs et lors de divers spectacles ont été rapportés", dit encore le HCSP dans cet avis adopté le 6 septembre et diffusé sur son site internet (www.hcsp.fr).

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