Biotechnologie agricole: Les enjeux des CGM au centre d’une rencontre

Biotechnologie agricole: Les enjeux des CGM au centre d’une rencontre

dimanche, 21 juin 2015 19:59
Nazaire Koffi Kouassi, chercheur, directeur du laboratoire central de biotechnologies au Centre national de recherche agronomique (Cnra) de Côte d’Ivoire Nazaire Koffi Kouassi, chercheur, directeur du laboratoire central de biotechnologies au Centre national de recherche agronomique (Cnra) de Côte d’Ivoire Crédits: Photo: ISAAA

Selon la représentante de l’Isaaa, les pays utilisant les Cgm ont vu leurs productions de maïs, de soja, de coton, de colza augmenter de 22%. Elle a, pour ce faire, appelé les représentants des institutions présentes à explorer cette nouvelle façon de pratiquer l’agriculture. « Usons de la biotechnologie moderne pour mieux protéger nos cultures contre les insectes ravageurs », a-t-elle indiqué.

Biotechnologie agricole: Les enjeux des CGM au centre d’une rencontre

« En 2014, 181,5 millions d’hectares de Cultures génétiquement modifiées (Cgm) ont été cultivés à l’échelle mondiale. Soit une augmentation de plus de 6 millions d’hectares par rapport à 2013. Pour un total de 28 pays dont 20 en voie de développement, parmi lesquels l’Afrique du sud, le Soudan et le Burkina Faso, en Afrique ».

C’est l’information donnée, le 16 juin, à la Casitab, à Abidjan-Plateau, par Brigitte Bitta, représentante du Service international pour l’adoption des applications agro-biotechnologiques (Isaaa). C’était au cours de la journée de présentation du rapport annuel 2014 de l’institut.

Selon la représentante de l’Isaaa, les pays utilisant les Cgm ont vu leurs productions de maïs, de soja, de coton, de colza augmenter de 22%. Elle a, pour ce faire, appelé les représentants des institutions présentes à explorer cette nouvelle façon de pratiquer l’agriculture. « Usons de la biotechnologie moderne pour mieux protéger nos cultures contre les insectes ravageurs », a-t-elle indiqué.

Brigitte Bitta a, en outre, loué les prouesses de cette technologie avec comme exemple le coton burkinabè. Dont la production a grimpé depuis l’utilisation des semences génétiquement modifiées. Une chose que confirme Moussa Savadogo, représentant du réseau Africanbiosafety network of expertise (Abne), en ces termes: « la superficie du coton Cgm a baissé de 500 000 ha à 128 500 ha de 2009 à 2013. Avec un revenu additionnel de 20 milliards Fcfa, la même période ».

Pour Nazaire Koffi Kouassi, chercheur, directeur du laboratoire central de biotechnologies au Centre national de recherche agronomique (Cnra) de Côte d’Ivoire, il est nécessaire d’intégrer ces nouvelles technologies dans le système agricole ivoirien. Cela permettra de disposer de nouvelles variétés de cultures ayant des rendements plus importants et qui résistent soit à la dégradation des sols, soit à la sécheresse. « La Côte d’Ivoire ne peut pas être en marge de cette technologie de pointe en tant que pays aspirant à l’émergence », a-t-il précisé.

HERVE ADOU
 

Lu 2044 fois Dernière modification le dimanche, 21 juin 2015 20:19