Nelly Kéïta: L’art dans l’âme, l’altruisme à fleur de peau !

mercredi, 10 février 2016 21:08
Du «T» aux salles meeting, en passant par le micro ou en battant le pavé, Nelly Kelly demeure une femme battante au service des autres par sa fibre artistique. Du «T» aux salles meeting, en passant par le micro ou en battant le pavé, Nelly Kelly demeure une femme battante au service des autres par sa fibre artistique.

Quasi-téméraire, Nelly Kéïta ne s’est point laissée gagner par le découragement après le report de la Journée de la solidarité qu’elle a voulu organiser le 13 novembre dernier.

 

 

 

Nelly Kéïta: L’art dans l’âme, l’altruisme à fleur de peau !

Top-modèle internationale dans les années 80/90, actrice, chanteuse, journaliste et chef d’entreprise, anciennement Kimi Kan ou Kiane, elle fait un retour aux sources en Côte d’Ivoire, tout en demeurant une citoyenne du monde.

Qui ne se souvient de sa plantureuse plastique à la Une des magazines spécialisés de par le monde ou encore de son imposante élégance dans les clips « Melissa » de julien Clerc ou encore « Abidjan » de Kéké Kassiry au milieu des années 80 ? Oui, plus de trois décennies après, la mémoire collective a du mal à se défaire du capital-sympathie engrangé par Kimi Kan, son pseudo qu’elle porta comme un gant chevillé au corps, pour épouser son nom à l’état civil, Nelly Kéïta. Identité qu’elle assume, désormais, après être passée le temps d’un single, par le pseudo Kiane, prouvant par la même occasion ses talents d’auteure-compositrice-chanteuse.

Séjournant en ce début de l’année 2016 en Côte d’Ivoire, sa terre natale, plus précisément à Toumodi, son aire culturelle où sa grand-mère la pouponna et lui donna le mythique petit nom de Kimi Kan (La petite Kimi en baoulé) qui deviendra ce grand nom des «T», elle se dévoile être une femme quinquagénaire multicarte et accomplie. Le tout mettant en amont l’altérité, la solidarité, le partage, l’amour par le vecteur de l’art dans tous ses états ! Et de se montrer digne malgré la douleur du décès de sa génitrice qui justifie son séjour actuel, tout en le prenant comme prétexte supplémentaire dans la démarche humaniste et humanitaire qu’elle s’évertue à pérenniser et étendre au-delà du XVIIe arrondissement de Paris (France).

En effet, et pour faire plus simple, Nelly Kéïta, c’est une dame à trois casquettes avec pour rampe de lancement son cocon parisien du 6, avenue de la Porte de Clichy dans le XVIIe: l’humanitaire avec Kocoon Art et Solidarité, son association;  la communicante avec Keleni Communication,  la militante sociale avec Sos racisme dont elle préside aux destinées de la section dans son arrondissement. Sans compter que Nelly est aussi journaliste-chroniqueuse, notamment pour le magazine Amina.  Avec en sus un festival baptisé K. International. Et dire avec elle que « Nelly Kéïta est une artiste en communication », n’est qu’une réalité probante.


Africaine, Parisienne… engagée !

Autant de cordes à son arc qu’elle entend étendre dans son pays natal. Ainsi, avant l’onirique arbre de noël que Kocoon entend offrir aux enfants déshérités et/ou en difficulté, l’ex-égérie Gisèle Gomez et Chris Seydou procèderont à des dons divers, via la section ivoirienne, dont du matériel ludique et didactique, des médicaments et compléments alimentaires,des vivres et non-vivres aux enfants d’Assinie, Grand-Bassam et Bingerville, en septembre prochain. Le temps que la section nationale, placée sous la présidence d’honneur de Patrice Kouamé, ancien ministre et actuel Secrétaire exécutif du Conseil de l’entente. Avec entre autres membres et administrateurs Justin Taylor De Meideros, Viviane N’Guessan, Corinne Paul-Emile, Florence Dahouet, Flore Folquet, Olga Sangaret, Thierry Kouamé, Rémi Konan-Blé, Margot Tiacoh, Anges-Félix Ndakpri…

Mais, déjà et auparavant, le 5 mars prochain, dans le cadre de la Journée internationale de la femme, par le canal de Kocoon,un show sera organisé à la Maison des associations du XVIIe à Paris.Ce même lieu abritera, tout aussi,  à la fin de ce même mois de mars, dans l’élan de la Semaine et de la Journée internationale de la Francophonie,une conférence publique autour du thème: « La langue française comme vecteur ».

Quasi-téméraire, Nelly Kéïta ne s’est point laissée gagner par le découragement après le report de la Journée de la solidarité qu’elle a voulu organiser le 13 novembre dernier et reportée du fait de l’état d’urgence décrété au lendemain des attentats terroristes de la capitale française. Elle remet le couvert, le 7 mai et à bon escient, à la faveur dela Journée de la solidarité internationale dans le XVIIe.

Au-delà de la solidarité, celle qui fut une fan invétérée de Miriam Makeba, la diva sud-africaine dans sa tendre enfance, a hérité d’elle le sens du combat contre les inégalités sociales et raciales. Ainsi donc, elle était de la partie avec Sos Racisme  lors de la marche le 5 février dernier, au sujet de la déchéance de nationalité pour les crimes et délits en relation avec des actes de terrorisme et pour laquelle Sos Racisme est à la pointe du combat,à Paris.

Dans la même veine, l’activiste ou du moins la militante des droits humains soulève le débat sur les conditions quasi-inhumaines  imposées aux Africains pour pouvoir accéder en Europe, ne serait-ce que par la paperasse requise pour la voie légale, a contrario du tapis rouge déroulé pour les Européens qui viennent en Afrique. Sans, par ailleurs, afficher une préférence idéologique ou partisane, Nelly Kéïta entend militer pour la réconciliation « vraie » en Côte d’Ivoire. Gage, à l’en croire, de l’édification d’une nation prospère. Et d’émettre ce vœu ô combien émouvant: « Que mon pays la Côte d’Ivoire retrouve le sourire, la paix, une reconstruction et une restauration définitives ».

Un vœu à la limite d’une prière. Ne dit-on pas que chanter c’est prier deux fois ? Un tremplin pour annoncer que Nelly Kéïta, ou du moins Kiane, n’a pas renoncé pour autant à sa carrière de chanteuse. De la chanson, elle déclame: « C’est ma vie, mon souffle, ma joie, ma passion, mon émotion. Quand je suis bien, je chante sans m’en rendre compte. Partout… dans les magasins, dans le métro. Et pouvoir faire de cet art un métier est une grâce. Ma vie est rythmée par des chansons, des musiques... ».

Elle s’apprête à retourner en studio pour finaliser ce rêve d’enfant, déjà mis en forme depuis des années, de sortir un album. « Africaine », sera sûrement le titre ou, à tout le moins, la thématique principale. Pour emprunter le titre du single qu’elle a co-signé avec son pote François Correa, sur fond slam. De l’Afrique, son continent, Nelly Kéïta soutient:
« L’Afrique envers et contre tous  reste et demeure la terre mère. La matrice, la source vive et vitale du monde. Il y a quelque chose d’unique qui se passe quand vous posez le pied sur le sol africain que vous ne ressentirez  jamais ailleurs ! Africa is the past, the present and the futur. L’Afrique est l’aboutissement parce qu’elle est la matrice ».

REMI COULIBALY

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