Mes vérités: Comprendre…

mardi, 17 septembre 2019 13:51
Mes vérités: Comprendre… Crédits: DR

La formation du nouveau gouvernement, le mercredi 5 septembre, a suscité un débat dans tous les cercles de discussions et dans les médias en Côte d’Ivoire.

Comme il fallait s’y attendre, dans un pays de libre expression, il y avait des pour et des contre. Chacun, avec ses arguments, a essayé de faire prévaloir sa position. Pour certains donc, c’est une équipe pléthorique, budgétivore. Mais pour d’autres, le nouveau gouvernement est une équipe de mission qui doit démultiplier les actions sur le terrain pour aller plus loin dans l’amélioration du quotidien des Ivoiriens et de tous ceux qui ont choisi, en toute liberté, de vivre dans notre pays.

Certains lecteurs ont demandé notre avis sur cette équipe. Pour nous, ce qu’il faut comprendre, au-delà de tout, c’est que la formation d’un gouvernement obéit à des critères et des objectifs, prend en compte la réalité du terrain en matière de développement et, surtout, la donne politique.

Dans son interview du 6 août, veille de la célébration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avait annoncé que le budget du programme social du gouvernement devrait connaître une augmentation substantielle. Il doit passer de 727, 5 milliards à 1000 milliards de FCfa. Cette hausse entraînera automatiquement de nouveaux défis à relever.

Lesquels nécessitaient un élargissement de l’équipe gouvernementale qui doit être aujourd’hui, plus que jamais, proche du peuple. Il faut que celui-ci sente ses préoccupations traitées avec célérité et que le développement lui soit apporté, même étant assis à la maison, devant sa télévision. De nombreux pas ont été posés dans la marche vers le développement. Mais il en faut davantage. Plus il y a de mains et de têtes bien faites, plus vite iront les choses. Lorsque le Président crée le poste de ministre de la Promotion de la Riziculture, c’est bien pour adresser un problème spécifique, l’autosuffisance en riz.

En fouillant sur la Toile, nous avons trouvé ceci : « La production de riz en Côte d’Ivoire peine à suivre le rythme de la consommation intérieure portée par la croissance démographique, l’urbanisation et le changement du régime alimentaire. Résultat, les importations de riz devraient atteindre un nouveau record de 1,45 million de tonnes (Mt) en 2018/19 et 1,5 Mt en 2019/20, estime le département américain de l’Agriculture (USDA). Et le grand bénéficiaire devrait être la Chine qui est devenue, en 2018/19, le premier fournisseur d’Abidjan. La Côte d’Ivoire restera donc un importateur net de riz et le cinquième importateur mondial de riz, le deuxième au niveau du continent derrière le Nigeria. » La Côte d’Ivoire veut donc combler ce gap.

Nous entendons des personnes dire qu’on n’a pas besoin d’autant de ministres pour poursuivre le développement de la Côte d’Ivoire. C’est leur droit et leur perception de la chose. On n’y peut rien. Mais c’est aussi le droit de celui qui est au pouvoir de juger opportun d’avoir besoin de 20, 30, 40, voire plus de ministres pour traduire en acte son programme. Il faut également comprendre que la réalité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui.

Pour nous, il faut le juger aux résultats. C’est au pied du mur que l’on voit le vrai maçon. Et jusque-là, il n’y a rien à y redire. Si l’on constate que ce nouveau gouvernement n’apporte rien aux Ivoiriens, alors là nous pourrons, de façon légitime, le décrier. Tout le reste, pour l’heure, n’est qu’expression puérile et jactance de contempteurs.

Nous croyons en ce nouveau gouvernement parce que coaché par un homme, le Président Alassane Ouattara, qui a su remettre la Côte d’Ivoire debout. La nouvelle équipe accélèrera, nous en sommes persuadé, la redistribution de la richesse. C’est-à-dire créer les conditions pour que chaque Ivoirien, chaque habitant de la Côte d’Ivoire puisse trouver son bonheur. Il faut bien comprendre que la redistribution de la richesse, ce n’est pas opérer une division euclidienne du budget de l’Etat pour le distribuer aux populations.

La redistribution de la richesse, c’est la création d’emplois, l’augmentation du pouvoir d’achat et la mise à disposition de commodités. Nous entendons par commodités, les infrastructures routières, les écoles, les hôpitaux, etc. Tout cela est en cours. En matière d’emploi, plus de deux millions de postes ont déjà été créés.

En ce qui concerne le pouvoir d’achat, le salaire minimum interprofessionnel est passé de 36 607 à 60 000 FCfa. Le salaire des fonctionnaires a été débloqué en 2015. Ceux-ci bénéficient désormais d’avancements réguliers. La Côte d’Ivoire franchira, dans peu de temps, les portes du paradis. Amen.

ETIENNE ABOUA