Éternels schtroumpfs grognons !

Éternels schtroumpfs grognons !

lundi, 02 novembre 2015 10:34
Éternels schtroumpfs grognons ! Crédits: DR

La réalité les a rattrapés et le Président a été réélu avec 83,66% dès le premier tour.  N’en déplaise aux esprits chagrins des Schtroumpfs grognons qui n’y pourront rien.  M. Ouattara a recueilli plus de 2.118 220 voix, soit plus du double du score de M. Gbagbo en octobre 2000 – 1.065.000 voix.  Il a obtenu plus de voix que M. Gbagbo en novembre 2010, qui n’avait recueilli que 2.107 000 voix.

Éternels schtroumpfs grognons !

La présidentielle de 2015 est derrière nous; le temps est donc venu d’en tirer les leçons.  Ce qui frappe, de prime abord, est la grogne des éternels contestataires du régime du Président Ouattara.  Ces Schtroumpfs viennent d’annoncer qu’ils ne reconnaîtront jamais le résultat du dernier scrutin, comme ils n’avaient d’ailleurs jamais reconnu celui de novembre 2010.                            

Nombreux parmi eux, sinon tous, sont issus du Fpi-version Aboudramane Sangaré, ceux qu’on appelle les ‘’Gbagbo ou rien’’.  Pour eux, le taux de participation n’était que de 11%.  De facto, ils affirment, sans rire, que le vainqueur de la dernière présidentielle s’appelle Laurent Gbagbo, qui aurait réuni sur son nom les 89% du taux d’abstention qu’ils claironnent !

Le plus étonnant dans l’affaire est que ces messieurs et dames ont défendu à leurs militants de se faire recenser sur la liste électorale ; ils leur ont défendu d’aller voter le 25 octobre dernier.  Comment, tout en restant cloitrés dans leur salon, alors qu’ils ne disposaient d’aucun représentant au sein des bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire national, ni au sein des Cei locales, ont-ils réussi à calculer avec une telle précision le taux de participation ?  Leur génie cependant venait de ce que déjà vers 15 h Gmt, se tenant très loin des bureaux de vote, et en restant dans leur salon, ils avaient réussi à calculer ce taux de participation extrêmement faible, un record dans l’histoire du pays, disaient-ils.

Certes, grosso modo, la Cei avait estimé le taux de participation à quelque 60% après la fermeture des bureaux de vote, avant de le revoir à la baisse, à 54.63%.  Puis, enfin, après avoir compté et vérifié tous les bulletins exprimés dans chacun des bureaux de vote, la Cei a finalement homologué le taux de 52.86%.

Les Schtroumpfs grognons entrent alors dans une colère noire et protestent vivement contre un  « taux de participation fabriqué ».  Leur refus de reconnaissance du Président élu n’est pas nouveau : ils continuent sur leur lancée de 2010 puisqu’ils n’ont jamais reconnu à ce jour, l’élection du Président Ouattara contre leur champion, Gbagbo en novembre 2010.  Ils ont passé cinq ans à le traiter de « nouvelle autorité », de « chef actuel de l’État » et ne l’ont jamais qualifié de « Président ».  Ce vocable, dans leur bouche, n’était réservé qu’à M. Gbagbo.  Ils ont passé cinq ans à argumenter que ce dernier avait bien remporté le scrutin de novembre 2010 et qu’il avait été renversé par M. Sarkozy au profit de M. Ouattara.  Ce qu’ils disent aujourd’hui est donc une constante de ce qu’ils ne cessent d’avancer depuis 2010.

Cependant les Schtroumpfs grognons ne savent que discourir : ils vocifèrent des menaces et ne peuvent rien faire d’autre.  Ils avaient déjà donné dans la surenchère, bien avant le scrutin, qu’il n’y aurait de vote pour personne en Côte d’Ivoire le 25 octobre.  Sur la foi de quoi se fondaient-ils pour décréter l’annulation du scrutin ? Avaient-ils seulement les moyens légaux – la loi et l’administration – ou illégaux – une milice, une rébellion armée et un arsenal militaire – pour empêcher physiquement la tenue du scrutin présidentiel, ou au moins pour l’invalider une fois qu’il aurait eu lieu ?

La réalité les a rattrapés et le Président a été réélu avec 83,66% dès le premier tour.  N’en déplaise aux esprits chagrins des Schtroumpfs grognons qui n’y pourront rien.  M. Ouattara a recueilli plus de 2.118 220 voix, soit plus du double du score de M. Gbagbo en octobre 2000 – 1.065.000 voix.  Il a obtenu plus de voix que M. Gbagbo en novembre 2010, qui n’avait recueilli que 2.107 000 voix.

Pour une fois, nous avons connu une élection présidentielle dont personne n’a été exclu arbitrairement, comme en 1995 ou en 2000.  Pour une fois, nous avons tenu un scrutin présidentiel sans le moindre mort, contrairement à octobre 2000 et ses 300 morts ou novembre 2010 et ses 3.000 morts.  Pour une fois, les perdants ont reconnu leur défaite et félicité leur vainqueur même avant la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.  C’est cela l’essentiel et nous devons tous en être fiers.  M. Ouattara est donc le Président légal et légitime de Côte d’Ivoire.

Par le Dr FAMAHAN SAMAKÉ

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