Du respect dû à nos forces de l’ordre

lundi, 28 novembre 2016 11:26
Du respect dû à nos forces de l’ordre Crédits: DR

La Côte d’Ivoire en est encore à panser ses blessures de la décennie de feu durant laquelle les habitants de ce pays ont beaucoup bandé les muscles et vu beaucoup de violence. Cinq ans après, il urge que tous fassent des efforts pour comprendre que les rapports conflictuels n’ont jamais été positivement féconds.

Du respect dû à nos forces de l’ordre

Autant sommes-nous prompts à dénoncer les bavures policières, les violences gratuites et autres actes de torture de nos forces de l’ordre, autant, avec la dernière énergie, nous devons nous opposer à leur lynchage par des voyous.

Le recours légitime à la coercition pour imposer l’autorité est le véritable enjeu de l’usage de la force publique. Ainsi, quand dans l’exercice de leur profession les forces de l’ordre font usage de la force régalienne, c’est pour rétablir l’ordre. Aujourd’hui, des policiers, gendarmes, militaires et autres sont agressés et même abattus: Bouna, Bouaké, Yamoussoukro, Divo, Duékoué…

Malheureusement, quand on met en exergue ces actes dramatiques c’est souvent pour les apposer à l’usage disproportionné et parfois mortel d’armes à feu par ceux et celles qui ont en charge d’assurer notre sécurité. On souligne alors l’opacité des chiffres de ce qui s’apparenterait à une grande magnanimité de la justice vis-à-vis des bavures. De mon point de vue, il faudrait rechercher les racines du mal dans la réalité sociale et dans le manque de respect dû à l’autorité et ses symboles.

Des enseignants sont bastonnés, des fonctionnaires de la santé injuriés, des policiers agressés, attaqués et même parfois tués. Ce n’est pas normal et il faut que cela cesse ! Au quotidien, nos forces de l’ordre nous rendent d’immenses services. Observons juste la circulation aux heures de grande affluence pour voir le grand désordre qui y règne quand policiers et gendarmes ne sont pas présents pour faire respecter la discipline.

Quelles suites sont données par la justice aux actes graves de défiance vis-à-vis des ‘’corps habillés’’ comme on dit ici? La densité de la démographie carcérale est sans doute une preuve que l’impunité n’est pas la règle. Mais même là, il faudrait songer à la réinsertion des détenus et à leur réhabilitation par un réapprentissage de la vie sociale et civique.

La Côte d’Ivoire en est encore à panser ses blessures de la décennie de feu durant laquelle les habitants de ce pays ont beaucoup bandé les muscles et vu beaucoup de violence. Cinq ans après, il urge que tous fassent des efforts pour comprendre que les rapports conflictuels n’ont jamais été positivement féconds. Chaque fois qu’un policier, gendarme, ou autre représentant de l’ordre est attaqué c’est l’État qui est pris pour cible et ce sont les institutions qui sont visées.

Chaque fois que des enseignants se font agresser devant leurs élèves, que des soignants dans les hôpitaux sont bafoués et ne peuvent exercer leurs fonctions en toute sérénité, chaque fois que les forces de l’ordre tombent dans des guets-apens dans le cadre de leur métier de protection des citoyens contre les malfrats et de leurs trafics en tout genre, il y a lieu de rappeler que tous ces corps de métiers sont les piliers de la République et les porteurs de ses valeurs.

Ceux qui sont en charge du maintien de l’ordre, bien entendu, ne doivent pas se mettre hors des règles, c’est évident. Mais il est de la responsabilité de chacun de ne pas mettre les métiers de la sécurité dans la tourmente. Pour que nos forces de l’ordre continuent de bien jouer leur rôle : assurer notre sécurité.

PAR OUMOU D.

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