Chronique / Côte d’Ivoire: La veille sécuritaire s’exerce bien

dimanche, 10 septembre 2017 20:43
Chronique / Côte d’Ivoire: La veille sécuritaire s’exerce bien Chronique / Côte d’Ivoire: La veille sécuritaire s’exerce bien Crédits: DR

L’assurance de la sécurité des Ivoiriens, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, prend de l’importance chaque jour un peu plus, dans la vaste panoplie des priorités que les pouvoirs publics se sont définies.

C’est dire combien de fois la détermination reste vive et manifeste pour le gouvernement, de créer les conditions d’une meilleure sécurité à tous ceux qui résident sur le sol ivoirien. Aussi, la veille sécuritaire que cela exige, se doit- elle d’être tout aussi réelle, vigilante qu’efficace. Et il est déjà heureux de savoir qu’elle existe véritablement, à travers le Conseil national de sécurité qui ne saurait être   considérée comme une structure de trop, aux attributions simplement ronflantes. Certes, l’idéal aurait été qu’elle parvienne à tuer dans l’œuf toutes les velléités d’actes in sécuritaires que de sinistres individus s’apprêteraient à poser. Mais, sait-on seulement combien de tentatives a-t-elle déjà réussi à compromettre ainsi, sans que cela ne fasse l’objet de tout un boucan ? Que non certainement. D’autant plus que la loi de l’omerta, donc celle de l’efficacité dans le silence est de rigueur au niveau d’une telle organisation.

En tout cas, les résultats des enquêtes menées sous sa houlette, relativement aux dernières attaques perpétrées contre l’Ecole nationale de police, les commissariats et brigades de gendarmerie de Bingerville, N’Dotré, Agboville, Adzopé, Fresco  etc, de même que les opérations d’évasions massives des prisons, rappelant de véritables scénarios Hollywoodiens,  nous fondent à croire que la veille sécuritaire s’exerce bien. Nous avons encore en mémoire le souvenir des ragots et autres propos désobligeants, tenus par certaines langues vipérines quand il s’est agi d’annoncer sa création. Lesquels le percevaient déjà comme une autre structure dispendieuse, un vrai prétexte aux décaissements financiers de complaisance, profitable à un certain nombre d’individus.

Si l’on est convaincu que la question de la sécurité national préoccupe au plus haut point les gouvernants, l’on apprend aussi dans la même veine que, certaines personnes continuent de se bercer d’illusions qu’ils leur est toujours aussi possible de porter atteinte à la stabilité du pays.

Donc à la sécurité de ses habitants. Comme on peut le constater, il s’agit toujours du même mode opératoire, qui consiste à s’en prendre aux bases ou lieux de regroupement  des Forces de défense et de sécurité, pour les ébranler et susciter ainsi la panique générale au sein de la population. Une façon de procéder à laquelle, les abidjanais sont bien habitués désormais.  Et qui ne suscite plus en réalité dans les cœurs, la peur escomptée comme par le passé.

La pratique, tout comme le l’objectif qui la sous- tend, sont devenus agaçants, ridicules. Même la communauté internationale ne s’en émeut plus outre mesure. Convaincue qu’elle relève d’individus égocentriques, préférant à tout moment le chao du pays qu’ils prétendent pourtant aimer, tant qu’ils demeureront privés des privilèges à eux injustement attribués jadis. S’il est vrai qu’avec le niveau de positionnement économique actuel que connait la Côte d’Ivoire, nul être jouissant pleinement de toutes ses facultés ne saurait les suivre ou même les assister avec tous les moyens requis, dans la vaine entreprise qui est la leur, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, cela ne saurait non plus être perçu comme un acquis définitif. Un fait qui n’existe d’ailleurs pas en matière de sécurité, ou la vigilance perpétuelle, donc la veille permanente est plutôt la règle d’or.

Nous osons simplement croire que le Conseil national de sécurité en a pleinement conscience.

MOUSSA TOURE

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