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Vincent Rouaix (PDG du Groupe Gfi): ‘’Nous sommes au rendez-vous du développement informatique de la Côte d’Ivoire’’

vendredi, 19 avril 2019 17:50
Vincent Rouaix, Président-directeur général du Groupe Gfi. Vincent Rouaix, Président-directeur général du Groupe Gfi. Crédits: DR

Le président-directeur général du Groupe Gfi explique dans cette interview, l'engagement de sa société dans le secteur ivoirien des Tic

Quelles sont les raisons de votre présence en Côte d’Ivoire ?

L’Afrique est un continent en plein développement et cette croissance est bien évidemment liée en grande partie à sa transformation digitale. Depuis plusieurs années, nous sommes au rendez-vous du développement informatique des entreprises et de la Côte d’Ivoire et notre volonté est de nous y inscrire dans la durée.

Le Groupe Gfi est implanté en Côte d’Ivoire depuis plus de quatre ans maintenant, suite au rachat de la Société Somafor en 2014. Nous sommes présents sur le marché africain depuis plus de 15 ans avec l’ouverture de notre filiale au Maroc en 2003, suivie de l’Angola.

Ces derniers mois, nous avons accéléré notre croissance externe via l’acquisition de deux nouvelles sociétés au Maroc, Value Pass et Capital Consulting, et de Cynapsys en Tunisie. Gfi a également ouvert un Bureau de représentation à Dakar piloté depuis Abidjan. Nous sommes convaincus de la pertinence de nos investissements au Maghreb et en Afrique subsaharienne. Notre objectif est de réaliser plus de 30 milliards de Fcfa (50 millions d’euros) de chiffre d’affaires très rapidement, avec de fortes perspectives de développement de notre activité.

Nous sommes dans une stratégie de croissance organique et externe, tant en Côte d’Ivoire que sur l’ensemble du continent. Nous prévoyons de monter en puissance, avec un objectif de plus de 65 milliards de Fcfa (100 millions d’euros) de chiffres d’affaires dans un futur proche, par une démarche d’intégration dans une Afrique organisée et globalisée.

Quels projets avez-vous pour la Côte d’Ivoire ?

Gfi souhaite accompagner de la meilleure façon possible ses clients présents sur le continent africain. Nos solutions couvrent l’ensemble des besoins en matière de transformation digitale des entreprises et du secteur public.

Actuellement, nous déployons pour nos grands clients, Orange, la Société Générale ou encore BNPP par exemple, notre savoir-faire en matière d’intégration d’ERP (SAP, Oracle, Sage ou Microsoft), d’assistance technique, de dématérialisation des procédures, de digitalisation.

En tant qu’éditeur, nous intégrons également nos propres solutions en Cybersécurité, ou encore en gestion des temps ou  pour des compagnies d’assurances par exemple. En parallèle de ces projets clients, le Groupe Gfi tire parti de ses savoir-faire pour développer quotidiennement des prestations locales en Côte d’Ivoire. Nous sommes au rendez-vous du développement informatique de la Côte d’Ivoire.

Nous avons signé voici plusieurs mois  un important contrat avec le Gouvernement Ivoirien pour la dématérialisation des procédures et des démarches administratives. Développé en partenariat avec la SNDI, ce projet dit « e-administration, e-gouvernement », est en cours de déploiement et simplifiera les démarches administratives des citoyens. Nous sommes très fiers de travailler sur ce projet que nous souhaitons développer de façon significative dans le pays et dans le reste de la région.

Qu’est-ce qui alimente l’attrait du groupe Gfi pour l’Afrique et pour la Côte d’Ivoire ?

Le Groupe Gfi a pour volonté d’atteindre un objectif global de  1 300 milliards de Fcfa (2 milliards d’euros) de chiffres d’affaires en 2020. Notre stratégie est basée sur un développement international afin de porter le volume de nos activités à l’extérieur de la France au-delà de 50%.

Notre volonté est de renforcer notre présence sur les territoires, pour être au plus proche de nos clients, actuels et futurs, partout dans le monde. Le continent africain, et la Côte d’Ivoire, font partie de nos priorités pour atteindre cet objectif. Il est donc primordial pour nous de ne pas manquer le rendez-vous du développement informatique de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire.

L’ambition du Groupe Gfi est aussi de participer au développement des pays. Depuis les années 2000, nous développons des projets dans de nombreux pays du continent africain. Nous avons travaillé sur l’informatisation des services portuaires, de l’administration et même de la gestion de l’eau en Algérie par exemple. Nous croyons en l’Afrique, qui est un continent en pleine croissance. Et la Côte d’Ivoire est parmi les têtes de pont de cette croissance.

Qu’apportez-vous de nouveau dans le développement du numérique en Côte d’Ivoire ?

Nous apportons notre capacité à exécuter à la fois des solutions éprouvées et des opérations innovantes. Nous avons des métiers dans les services où l’exécution compte pour beaucoup. Nous travaillons sur les sujets majeurs qui portent le développement du digital, du Big Data, de l’IoT, des nouvelles technologies… Ce qui fait notre force et marque la différence, c’est notre volonté d’être présent localement, en acteur de proximité, comme les clients africains l’exigent à juste titre.

Nous avons un effectif de 50 collaborateurs à Abidjan et à Dakar et allons continuer de renforcer nos équipes locales. Pour être au service de nos clients locaux, nous avons à cœur de continuer à former et accompagner nos collaborateurs sur place comme nous le faisons au Maroc, en Angola, au Sénégal. Nous sommes convaincus que c’est par l’expertise et la proximité que nous créons une relation durable avec nos clients.

C’est pourquoi nous avons installé un Bureau en Côte d’Ivoire et nous travaillons sur des partenariats avec le système éducatif. L’idée est de se rapprocher des écoles, former des personnes et renforcer les capacités de nos employés à assurer la continuité de tout cela. Avec pour maître-mot la qualité, la pertinence, et l’expertise des opérations technologiques.

Qui sont vos grands clients en Côte d’Ivoire et quel est le volume de vos investissements ?

En plus de nos clients internationaux, nous accompagnons des sociétés locales comme SIPRA, GESTOCI, UNIWAX ou l’ARTCI, ou encore la SONABHY au Burkina, SONIDEP au Niger ou l’ANSD au Sénégal par exemple. Nous avons également des partenariats importants avec de nombreux ministères ivoiriens. Des discussions sont en cours avec d’autres grandes entreprises, qui devraient nous permettre de consolider notre croissance et de pérenniser nos activités.

On parle d’investissements financiers mais aussi technologiques et surtout humains pour accompagner la montée en compétences des équipes locales. Nos investissements en Côte d’Ivoire sont supportés par le Groupe Gfi.

Votre avis sur l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire…

La Côte d’Ivoire est dans une dynamique très positive comme le prouvent tous les indicateurs. Nous sommes convaincus que notre contribution à la digitalisation de l’administration ivoirienne va aider le pays à améliorer sa gouvernance et son niveau de sécurisation des fichiers et documents nationaux.

Le numérique est un formidable vecteur pour booster l’environnement des affaires. Nous sommes prêts à collaborer efficacement avec le Gouvernement et le secteur privé sur ces sujets.

Comment imaginez-vous Gfi dans les dix prochaines années en Côte d’Ivoire ?

La croissance de la Côte d’Ivoire repose sur une stabilité forte de la structure de ces activités ce qui offre de nombreuses opportunités. Notre implantation en Côte d’Ivoire est finalement récente mais notre objectif est ambitieux. Dans dix ans, nous tablons sur 6,5 à 13 milliards de Fcfa (10 à 20 millions d’euros) de chiffre d’affaires.

Nous y croyons car nous sommes dans une dynamique très positive qui épouse la croissance rapide du pays. Nous avons toutes les capacités pour conquérir davantage de marchés avec une priorité sur la qualité de services délivrée et une démarche citoyenne.

L’atteinte de ses objectifs est liée aux prochaines actions du gouvernement. A ce sujet, le Premier ministre ivoirien m’avait accordée une audience au moment du rachat de la société Somafor. A cette occasion, nous avions discuté de son objectif de mettre en place les conditions nécessaires pour financer les ambitions de l’Etat en matière de digitalisation et dématérialisation.

Le numérique est un élément essentiel de sécurisation, de fiabilisation des affaires, et donc du développement d’un pays. La croissance de la Côte d’Ivoire doit être portée par le développement de ses infrastructures, par l’éducation et par la sécurisation financière.

Interview réalisée par
GERMAIN GABO