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SUNG Choonki (Représentant-résident, Bureau de Koica en Côte d'Ivoire): ‘’Notre objectif, partager l’expérience du développement coréen avec les partenaires ivoiriens’’

mercredi, 17 avril 2019 09:52
SUNG Choonki, Représentant-résident, Bureau de Koica en Côte d'Ivoire. SUNG Choonki, Représentant-résident, Bureau de Koica en Côte d'Ivoire. Crédits: Bosson Honoré

Le nouveau patron de l’Agence coréenne de coopération internationale parle de ses activités et dévoile les projets de développement de son pays en Côte d’Ivoire.

Quel est le bilan de la coopération Côte d’Ivoire-Koica ?

Le Bureau de Koica en Côte d'Ivoire a été ouvert en 2014. En si peu de temps, il a entrepris divers projets dans les domaines de la santé, de l'éducation et des infrastructures économiques. Et parallèlement, environ 350 officiels ivoiriens ont été invités en Corée pour suivre une formation.

En outre, depuis 2016, 18 volontaires coréens travaillent dans des domaines comme l'éducation, de la santé, de l’environnement, du taekwondo et des Tics. Parmi les projets représentatifs figurent ceux relatifs à la prévention et au traitement des fistules obstétricales mis en œuvre depuis 8 ans, aux branchements sociaux au réseau de distribution d’eau potable au bénéfice des populations d’Abidjan, le projet d’amélioration des routes et de la construction du centre sportif, culturel et Tic ivoiro-coréen d'Abidjan, qui devrait être achevé à la fin de cette année.

En outre, nos bureaux participent à d’autres activités dans le cadre multilatéral : la santé, de l’éducation et de l’agriculture, aux côtés de l’Unfpa, de l’Unicef et du Wfp.

Quelles nouvelles orientations avez-vous données à l’agence depuis votre arrivée ?

La Corée a pu se développer aujourd'hui grâce à la promotion des capacités en ressources humaines alors qu’elle est sans ressources naturelles ou minières. Notre politique de développement a permis le renforcement des capacités des individus.

Par conséquent, nous nous concentrons sur le renforcement de la capacité des jeunes et des femmes en soutenant les infrastructures existantes. Par un altruisme effectif, nous devrions faire avancer les projets pour maximiser les effets de l’aide sur la population ivoirienne.

Quels sont vos objectifs, en chiffres ?

Jusqu’à présent, environ 2400 patientes ont été traitées à travers le projet de prévention et traitement des fistules obstétricales, 1000 autres seront traitées dans les 4 prochaines années. Nous coopérerons avec les universités ivoiriennes pour détecter environ 20 cas de réussite durant le processus de démarrage de leur business.

En outre, environ 100 personnes bénéficieront de services et conseils nécessaires à l’ouverture de leur activité commerciale. Nous prévoyons aussi  de promouvoir 70-80% de revenu de la coopérative dans le village modèle à travers des projets.

Quelle est la vision de la Koica sur les secteurs de l’agriculture et des Tics ?

L’objectif ultime d’un projet dans le domaine d’agriculture est d’augmenter les revenus des agriculteurs. Nous sélectionnerons une collectivité modèle comme les Ebrié qui ont une excellente gouvernance et un fort lien de solidarité communautaires pour transmettre les technologies agricoles avancées et le savoir-faire de la production et des ventes de la Corée.

Je pense qu’il est nécessaire de développer ce domaine sous forme de coopérative qui partage son revenu après la co-production et la co-vente. Dans le domaine des Tics, il faut activer le démarrage des business et l’embauche de la jeunesse et les femmes en développant leurs compétences ; ce qui pourrait constituer une base solide pour l’économie ivoirienne. L’économie ne se limite pas à un seul pays, mais fonctionne dans un monde globalisé.

Je pourrais donc dire qu’il est essentiel de développer des ressources humaines combinant les Tics dans tous les secteurs. Après l’achèvement du centre culturel, sports et Tics ivoiro-coréen à la fin de cette année, notre bureau  également organisera une formation en coopération avec les principales universités ivoiriennes.

Allez-vous élargir votre champ d’intervention ?

La Koica n’a que 30 ans ; c’est donc une jeune organisation. Son bureau de Côte d’Ivoire n’existe que depuis 5 ans. Le gouvernement coréen augmente continuelle des ressources de financement dans le cadre de l’Apd.

Notre bureau continuera de soutenir le développement de la Côte d’Ivoire en augmentant son appui non seulement en ressources financières mais également dans la diversification des projets. 

Le potentiel de développement de la Côte d’Ivoire sera très élevé si elle développe ses capacités en éduquant la population, surtout les jeunes et ceux ont une vision plus large du monde entier. Nous aimerions partager l’expérience du développement coréen avec de bons partenaires en Côte d’Ivoire.

Interview réalisée par
EMELINE P. AMANGOUA