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Stephane Peterhansel (Recordman du Rallye Dakar): "Je suis venu prendre du plaisir en Côte d’Ivoire''

lundi, 19 février 2018 07:06
Stephane Peterhansel (Recordman du Rallye Dakar): "Je suis venu prendre du plaisir en Côte d’Ivoire'' Stephane Peterhansel (Recordman du Rallye Dakar): "Je suis venu prendre du plaisir en Côte d’Ivoire'' Crédits: DR

L'édition 2018 du Bandama, le week-end prochain à Yamoussoukro, verra la participation du pilote français, plusieurs fois champion du monde.

Pour votre première en Côte d’Ivoire, quelle idée vous vous faites du Bandama ?

J'ai toujours entendu parler du Rallye Bandama parce que c’est un très vieux rallye qui était très connu en Europe. Et de ce que j’en retenais comme souvenir, c’est un rallye extrêmement dur, beaucoup de kilomètres. Aujourd’hui, c’est une nouvelle version. On a beaucoup roulé sur les pistes africaines pendant des années, avec le Dakar qui partait jusqu’au Sénégal, le Burkina Faso, très proche d’ici. Et ça nous manque. Cette ambiance de pistes et cette ambiance africaine, les gens dans les villages etc.

 

Pour vous qui êtes un habitué des raids longues distances, est-ce que le fait de se retrouver sur une petite distance n'est pas un handicap?

C’est une approche un peu différente. On va faire le Bandama dans un véhicule qui n’est pas vraiment une voiture. C’est la catégorie SSV (Side By Side Vehicule), beaucoup moins rapide que les vraies voitures de course. Mais en tout cas, c’était la meilleure opportunité pour pouvoir y participer parce qu’aujourd’hui, je suis pilote, encore en contrat avec Peugeot. En fait, il n’y avait pas de voiture disponible et de programme officiel pour venir avec une Peugeot de rallye ici. La seule possibilité que j’avais, c’était effectivement avec Yamaha avec le SSV. Au-delà du résultat, quand on prend le départ d’une course, c’est d’essayer de faire le mieux possible.

Quel est le défi de Peterhansel en venant au Bandama 2018 ?

Le défi d’abord, comme vous le disiez, Andrea (son épouse et copilote) et moi, on est des pilotes de rallye raid. C’est-à-dire 15 jours de course, des Spéciales qui font 300, 400, 500 ou 600 km. Là, on est sur un format rallye traditionnel où déjà, la première difficulté pour nous, va être la reconnaissance et la prise de note. Quand on fait un rallye comme le Dakar, il n’y a pas de reconnaissance. Donc là, si on veut être performant, il va falloir une méthode de reconnaissance en prenant des notes, chaque virage, chaque difficulté. Ça, ce n’est pas notre spécialité. Mais après, on va essayer de s’adapter à ce format d’épreuve où la plus longue Spéciale est de 60 km. Pour nous les pilotes de rallye raid, les 60 km, c’est tout juste un petit échauffement. Donc, il va falloir rentrer très rapidement dans la course.

 

Que savez-vous réellement du Rallye de Côte d’Ivoire ?

Il y a encore quelques semaines, j’étais encore sur le Dakar en Amérique du Sud. On a été très occupés. Cette organisation sur le Bandama s’est faite en quelques semaines. Je ne connais pas les pilotes qui sont les spécialistes du rallye en Côte d’Ivoire. Mais je pense que s’il y a un championnat, avec les différentes compétitions, il y a forcément un niveau qui est bon. Je pense qu’on ne sera pas là pour les battre mais en tout cas, pour essayer de prendre le maximum de plaisir. Aujourd’hui, dans ma carrière où je suis plus proche de la fin que du début, je choisis les courses qui me donnent du plaisir.

Réalisée par

 ADAM KHALIL

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