Marwane Ben Yahmed, Directeur de publication J.A : « Jeune Afrique change, pour offrir à ses lecteurs une meilleure lecture du présent et de l’avenir »
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Marwane Ben Yahmed, Directeur de publication J.A : « Jeune Afrique change, pour offrir à ses lecteurs une meilleure lecture du présent et de l’avenir »

mardi, 23 janvier 2018 17:40

Marwane Ben Yahmed , Directeur de publication (Dp) de Jeune Afrique, groupe de presse panafricain basé à Paris présente la nouvelle formule de son hebdomadaire emblématique.

Marwane Ben Yahmed, Directeur de publication J.A : « Jeune Afrique change, pour offrir à ses lecteurs une meilleure lecture du présent et de l’avenir »

Marwane, vous lancez un nouveau Jeune Afrique. Pourquoi ?

 Car en Afrique comme ailleurs, savoir ne suffit plus. Dans un monde submergé par l’ « infobésité », voire la mauvaise information et les fake news, où nous sommes bombardés en permanence sur nos écrans petits et grands par tout ce qui se passe à travers le monde, du plus utile au plus futile, il nous a semblé indispensable de revoir de fond en comble le contrat moral qui nous lie à nos lecteurs. Ces derniers continuent d'exiger qu’on leur rapporte les faits avec l'honnêteté et la rigueur les plus absolues. Mais à l'évidence, ils ont également besoin qu’on les aide à en appréhender la signification, à en mesurer les enjeux, à en anticiper les conséquences. Savoir ne leur suffit plus, ils veulent aussi comprendre.

Qu’est-ce qui change dans ce nouveau JA ?

Avec un nouveau logo, des sections politique et économie étoffées, une place plus importante dévolue à l’investigation, aux informations exclusives et à l’expression d’opinions et de débats et une nouvelle rubrique mensuelle consacrée à de grands sujets panafricains ou régionaux, le fond comme la forme du magazine ont considérablement évolué. L’objectif ? Fournir à nos lecteurs les armes intellectuelles indispensables à la bonne compréhension de l’évolution générale de nos pays, de leurs enjeux politiques, économiques et sociaux-culturels, et ce, dans un contexte à la fois local et globalisé. En somme, offrir à nos lecteurs une meilleure lecture du présent et de l’avenir.

On est tenté de penser que Jeune Afrique change aussi parce que son lectorat a changé. Qu’en dites-vous ?

Notre époque est à la fois transparente, parce que l’on sait presque tout, tout de suite, et opaque, parce que l’on peine à discerner où vont le monde et les hommes. Dans ce contexte, nos décideurs sont aujourd’hui plus que jamais en quête de sens et de repères. Face à ces nécessités, nous avons choisi de repenser Jeune Afrique et de redéfinir les missions qui lui sont assignées. Cette nouvelle formule fait la part belle chaque semaine à l'analyse, à la réflexion et aux informations à valeur professionnelle pour aider nos décideurs à tout comprendre pour mieux décider.

Mais rassurez-vous, Jeune Afrique change, mais reste fidèle à lui-même. Son ADN est le même que lors de sa création, il y a cinquante-huit ans, en terre africaine. C'est un magazine (et, depuis une décennie, un site internet, qui lui aussi va bientôt faire sa mue) africain indépendant, dont la mission est d’informer objectivement ses lecteurs du continent ou ceux qui, ailleurs, s’y intéressent pour des raisons professionnelles ou personnelles. Un hebdomadaire qui lutte inlassablement contre l’ignorance, l’immobilisme et les conservatismes de toute nature, qui promeut à l'inverse le progrès et l’intelligence, la démocratie et l’émancipation.

Propos recueillis par Valentin Mbougueng

 

Lu 649 fois Dernière modification le mardi, 23 janvier 2018 17:50