José Manuel Barroso: "Ce que nous avons obtenu, nous le devons à la Côte d’Ivoire"

José Manuel Barroso: "Ce que nous avons obtenu, nous le devons à la Côte d’Ivoire"

jeudi, 20 mars 2014 07:49

[20-03-2014. 09h00] Le président de la Commission européenne se félicite de l’issue des négociations entre l’Europe et l’Afrique de l’ouest, dans le cadre des Accords de partenariat économique (Ape). Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé, le mercredi 19 mars dernier, à Bruxelles, en marge du Forum de Crans Montana et à moins de deux semaines du 4e sommet Ue-Afrique, José Manuel Barroso rend hommage à la Côte d’Ivoire.

 

José Manuel Barroso: "Ce que nous avons obtenu, nous le devons à la Côte d’Ivoire"

Le président de la Commission européenne se félicite de l’issue des négociations entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre des Accords de partenariat économique (Ape). Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé, le mercredi 19 mars dernier, à Bruxelles, en marge du Forum de Crans Montana et à moins de deux semaines du 4e sommet Ue-Afrique, José Manuel Barroso rend hommage à la Côte d’Ivoire.

Le 4e sommet Ue-Afrique veut appeler notamment à « investir dans les hommes ». Que devons-nous comprendre à travers ce thème ?
Il s’agit d’investir dans les hommes et dans les femmes. Il faut investir dans les ressources humaines. C’est la plus grande ressource que l’on peut trouver. Le développement s’appuie sur l’éducation, sur la capacité des gens à faire plus, à créer, à avoir de nouvelles idées. Et, en cela, l’Europe peut apporter beaucoup à l’Afrique, tout comme l’Afrique peut apporter beaucoup à l’Europe. Nous allons donc travailler dans ce sens.

Dans le même temps, vous avez décidé de faire une intervention militaire avec le déploiement de troupes en Centrafrique. Est-ce que cela va dans le même sens ?
Bien sûr, parce qu’il faut la stabilité. Il n’y a pas de développement sans sécurité, sans paix. Aujourd’hui, tout le monde en Europe a compris qu’en même temps que nous avons des programmes concrets de développement pour lutter contre la pauvreté, il faut garantir qu’il ait des Etats qui fonctionnent. Il faut faire en sorte qu’il ait des Etats qui puissent garantir leur propre stabilité. Et à la demande de ce pays, ainsi qu’à la demande des résolutions du droit international, notamment des Nations unies, nous sommes en train d’aider ce pays sur le plan militaire.

Mais cette initiative tarde à se mettre en œuvre au point où des pays craignent que ce déploiement ne puisse plus avoir lieu.
Cela va se faire.

Quel regard portez-vous sur la Côte d’Ivoire, trois ans après la crise post-électorale et à la veille du sommet Ue-Afrique?
La Côte d’Ivoire est un pays que j’ai visité récemment. J’ai beaucoup d’estime pour le Président Ouattara. Je sais que la Côte d’Ivoire va abriter très prochainement un grand sommet de la Cedeao. Je suis cela particulièrement parce que nous allons conclure un accord de partenariat économique. Nous avons trouvé des ressources additionnelles. C’est un accord qui sera bénéfique pour toute la sous-région. Et cela, nous le devons au leadership de la Côte d’Ivoire et du Président Ouattara. Je voudrais féliciter la Côte d’Ivoire non seulement pour les progrès accomplis ces dernières années en matière de développement et de stabilité, mais aussi pour son leadership en faveur de toute la sous-région.

Entretien réalisé à Bruxelles (Belgique)
Par Barthélemy KOUAME
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lu 2448 fois Dernière modification le jeudi, 20 mars 2014 09:57