Pauvreté: Conséquences, Responsabilités, Solutions ?

lundi, 27 mai 2019 15:17
Pauvreté: Conséquences, Responsabilités, Solutions ? Crédits: DR

Selon la Banque mondiale, en 2015, le monde enregistrait 736 millions d’individus qui disposaient de moins de 1,90 dollar par jour pour vivre.

L’Afrique subsaharienne abritait plus de la moitié de cette population vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde, soit 413 millions d’Africains qui vivaient avec moins de 1,90 dollar par jour. La Banque mondiale précisait que cette population pauvre de l’Afrique était en augmentation de 9 millions de personnes. Ainsi, contrairement aux autres régions du monde où la pauvreté était en régression en 2015, en Afrique celle-ci était en progression.

Pour ce faire, alerte la Banque mondiale, si cette tendance se poursuit, en 2030 l’Afrique subsaharienne aura près de 90% de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Aujourd’hui déjà, près de la moitié de la population africaine sombre dans la pauvreté. Dans cet article, nous tenterons de situer les conséquences, les responsabilités et les éventuelles solutions à la pauvreté dans le monde, et en Afrique en particulier.

Les conséquences de la pauvreté

La pauvreté a beaucoup de conséquences néfastes sur l’Homme. En effet, elle dénature l’être humain : sa vie, sa dignité, son honneur, etc. Elle prive l’Homme des éléments vitaux garantissant sa condition humaine et ses conditions de vie. Bien entendu, elle empêche celui-ci d’avoir accès à l’instruction pour son éducation et sa formation, aux soins médicaux pour sa santé, à la nourriture pour être à l’abri de la faim, à une habitation pour se loger, à l’eau potable pour garantir sa santé, à l’électricité pour assurer son épanouissement, aux transports pour faciliter ses déplacements, au capital pour se créer de la richesse et combler sa vie, aux biens et services pour s’épanouir ou se divertir, etc.

Ainsi, la pauvreté est un phénomène dangereux pour l’Homme, qu’on ne doit minimiser dans la société. Car, celle-ci est un drame contre la condition humaine. Elle ne mérite point d’être de la société. Elle doit être combattue à tout propos et éradiquée absolument pour libérer l’être humain de ses servitudes. Car, la pauvreté est l’emprisonnement de notre condition. Ceci dit, l’individu atteint de la pauvreté, ses conditions de vie et son être sont asservis. Ce dernier est soumis à une vie sans vie. D’où la nécessité de sortir les pauvres de la situation dramatique qu’ils vivent pour leur redonner une vie de sens et d’espoir.

La responsabilité de la pauvreté

Comme indiqué tantôt, la pauvreté est un état dramatique que vivent certaines personnes dans le monde ; notamment elles disposent de moins de 1,90 dollar par jour pour vivre. Face à ce drame, la question est de savoir, qui est responsable de cette situation ? Il faut noter que la responsabilité de la pauvreté est partagée entre les pauvres eux-mêmes  et l’État ou le système mis en place.

En effet, la pauvreté sous-entendant un manque de richesses ou un défaut de création et de cumulation de richesses, montre que les individus vivant cet état de fait, soit ne travaillent guère, soit ne travaillent pas assez, soit travaillent mais leurs activités ne prospèrent guère à cause de l’environnement sociétal qui n’est point propice, soit ne trouvent guère de l’emploi à cause de l’environnement du travail qui n’est pas favorable non plus. Ainsi, lorsque la pauvreté d’un individu est due à son manque de travail ou à son défaut de création et de cumulation de richesses, celui-ci est responsable de sa pauvreté.

Cependant, lorsque sa pauvreté est due à un défaut de l’environnement sociétal, celle-ci est la responsabilité de l’État ou du système adopté. Ceci dit, selon les circonstances, soit l’individu lui-même, soit l’État ou le système en place est le responsable de la pauvreté. Cependant, de part et d’autre, chaque entité manifestant une part de responsabilité, la responsabilité de la pauvreté est partagée entre toutes ces entités. C’est suivant cette responsabilité partagée que nous devons apporter les solutions à la pauvreté pour anéantir celle-ci de la société afin de garantir la vie aux Hommes.

Les solutions à la pauvreté

La pauvreté est un fléau de société qui ne date point d’aujourd’hui. Ce qui démontre sa complexité et notre impuissance à la vaincre pour la bouter hors de nos sphères. Ce qui nécessite que nous trouvions des solutions et des stratégies tangibles pour effectivement mettre fin au règne de ce monstre, qui dénature l’être humain depuis des siècles et des siècles.

En effet, suivant les responsabilités révélées ci-dessus, ces solutions de haute portée commandent que l’on mette l’Homme au travail et que l’État accomplisse pleinement sa mission, qui consiste à mettre en place un système économique adéquat d’une part, et à créer un environnent d’affaires et de travail propice d’autre part.

Bien entendu, le système économique qu’il faut pour véritablement éradiquer la pauvreté est le capitalisme et non le communisme. Cependant, le capitalisme actuel présentant d’énormes défauts, il faut impérieusement corriger ces derniers pour le rendre approprié. Dans notre ouvrage intitulé Afrique de demain, quels remèdes pour enrayer le sous-développement ?, nous avons corrigé ces défauts qui donnèrent un nouveau courant de production économique intitulé capitalisme objectif.

Ainsi, le système économique qu’il faut réellement pour en finir avec la pauvreté dans nos sociétés est le capitalisme objectif. C’est un courant de production économique qui repose sur des piliers solides pouvant atténuer fortement cette tare périlleuse dans le monde, et particulièrement en Afrique. Il confère un modèle d’économie dynamique et exemplaire dénommé économie objective. L’on trouvera le développement de tous ces concepts dans l’ouvrage mentionné ci-dessus.

Au sujet de l’État, pour que celui-ci joue pleinement son rôle, qui consiste à créer les conditions propices pour encourager, motiver et stimuler les individus au travail d’une part, et pour un environnement politique, économique, social et écologique favorable et attrayant aux affaires et à leur succès ainsi qu’à l’emploi d’autre part ; il faut sortir de la défaillance actuelle de nos États.

En effet, il faut sortir des régimes présidentiel et parlementaire, deux régimes politiques déficients que nous utilisons pour mener l’organisation souffreteuse des États actuels que nous constatons à tout propos. Ainsi, nous devons adopter le régime pentiviste pour permettre à nos États d’avoir une organisation qui leur permettra d’assurer promptement leurs missions et objectifs, en vue de l’éradication de la pauvreté dans la société.

Le régime pentiviste étant l’alternative aux régimes présidentiel et parlementaire pourra garantir une excellente organisation à nos États pour qu’ils jouent activement leurs rôles. Avec le régime pentiviste, l’impuissance des États actuels face à l’anéantissement de la pauvreté pourrait trouver une solution. On pourra définitivement éliminer cette tare monstrueuse de nos sphères.  Nous assurons que le mécanisme de ce régime politique est tel que nos États n’auront point d’autres choix que d’être efficaces dans leurs missions pour atteindre cet idéal.

Concernant la stimulation des individus au travail, l’État pentiviste, à travers ses prérogatives sociales, encourage et accompagne les individus, via un mécanisme innovant, à constituer un patrimoine d’investissement. Ce patrimoine d’investissement permettra à chaque citoyen d’avoir un minimum d’investissement. Ce qui permettra à chacun d’avoir accès au capital et donc de prendre sa part du capital, qui va lui procurer une part de richesse dans la richesse nationale et/ou mondiale créée.

Ce patrimoine d’investissement reposant sur un mécanisme dynamique, performant et résilient, l’État pentiviste amènera chaque individu à non seulement se mettre au travail, mais surtout à prendre sa part du capital national et/ou international pour se constituer un minimum de richesse, qui le mettra à l’abri de la pauvreté. Ainsi, avec ce système développé à travers un modèle de financement économique dans notre ouvrage intitulé.

Pour en finir avec la problématique du financement en Afrique et ailleurs, on pourra dire adieu à la pauvreté dans nos sociétés ! Outre ce mécanisme performant, notre ouvrage présente d’autres mécanismes sociaux innovants, dynamiques et judicieux pour véritablement contribuer à éliminer les effets désastreux de la pauvreté dans la société. Ce qui garantira à tous une vie digne et d’espoir.

En somme, comprenons que la pauvreté est tellement complexe qu’on ne peut la résoudre avec des solutions superficielles. Pour véritablement l’anéantir, il faut des solutions approfondies qui règlent le problème par la racine et non le contraire – ce qui se déroule actuellement sous nos cieux et sous nos yeux.

Pacôme Kouamé Oi Kouamé
Chercheur interdisciplinaire pour le développement
Concepteur du projet Vision-monde de demain
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