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Mes vérités: Cette Côte d’Ivoire qui a changé de visage

samedi, 13 avril 2019 19:37
Mes vérités: Cette Côte d’Ivoire qui a changé de visage Crédits: DR

Les Ivoiriens se sont souvenus, jeudi, de l’arrestation de Laurent Gbagbo et de la fin de la crise post-électorale.

Chacun, en fonction de son bord politique, a revu le film dans sa tête. Mais nous, ce que nous avons retenu, c’est que le 11 avril 2011 marque l’ouverture d’une nouvelle ère pour la Côte d’Ivoire, après une crise post-électorale consécutive à l’avidité d’un homme, Laurent Gbagbo et de son clan qui ont voulu confisquer le pouvoir perdu dans les urnes.

Résultat des courses : 3000 morts. On me dira que la Cour pénale internationale a prononcé son acquittement et celui de son bras séculier, Charles Blé Goudé, dont les suiveurs avaient inventé un supplice, l’article 125 (une boîte d’allumette à 25FCfa et 100 Fcfa de pétrole), pour un bel autodafé. Mais cette même Cpi a finalement opté pour une liberté sous conditions, en attendant que les juges qui ont prononcé l’acquittement en donne les raisons.

Depuis janvier, on attend l’argumentaire de Cuno Tafursser. Et pour l’instant, on est dans un schéma qui pourrait s’appeler d’une prison à une autre. Laurent Gbagbo qui vit en Belgique est astreint à certaines conditions.

La Côte d’Ivoire, depuis 2011, a amorcé sa marche vers le développement. Et comme la route précède le développement, le Président Alassane Ouattara et son équipe se sont attelés à en créer. A l’intérieur du pays, il y a eu des constructions, des réhabilitations et des reprofilages lourds de voies pour permettre aux produits agricoles de sortir de nos villages et hameaux les plus reculés.

A Abidjan, on a relancé le projet du troisième pont et l’on a achevé avec tous les échangeurs compris dans le package. Certains contempteurs, ne trouvant rien à dire, ont eu la stupide inspiration d’avancer que ‘’ce pont est penché’’.  Penché ou pas, il a permis de désengorger les ponts Félix Houphouët-Boigny et De Gaulle. Les embouteillages que l’on y voit sont essentiellement dus à l’inexpérience ou l’indiscipline de certains chauffeurs.

Sinon, concernant les infrastructures routières pour lutter contre les ‘’go slow’’, il n’y a pas meilleur champion que le Président Ouattara. Un tour dans la commune de Cocody, précisément à la Riviera Palmeraie et à Attoban, et l’on se rendra vite compte de l’effort fourni par l’actuel gouvernement. En termes d’infrastructures routières, quand on compare les réalisations du Chef de l’Etat et les actes posés par les autres gouvernements, hormis celui de Félix Houphouët-Boigny, le père fondateur de la nation, il n’y a pas photo.

La Côte d’Ivoire affiche un nouveau visage. Tous les clignotants sont au vert. Le cadre macroéconomique est solide. La Côte d’Ivoire fait partie, en Afrique, des destinations sûres en matière d’investissement. Les perspectives sont bonnes. C’est pourquoi nous ne devons pas, par notre incivisme, réduire à néant tous les efforts consentis par nos dirigeants. Comme nous l’avons maintes fois dit dans cette lucarne, il nous faut nous débarrasser de nos oripeaux et respecter les lois et autres textes en vigueur dans notre pays.

Lorsque le gouvernement parle de gratuité ciblée, il faut qu’il en soit ainsi. Pour ce que nous savons, la gratuité ciblée concerne les populations les plus fragiles, en premier chef, les femmes et les enfants. Est-ce le cas dans nos hôpitaux? Marie, jeune fille naïve et analphabète, qui a dû amener sa fille Erika dans un centre de santé vous répondra ‘’non’’, elle qui a dû débourser plus de 10 000 FCfa pour les soins de sa fille de trois ans. La petite souffrait d’un palu. Et c’est ici, c’est-à-dire au niveau du comportement, qu’il y a encore du travail à faire pour que tout soit parfait ou presque. Et c’est aussi pour cela qu’il faut doter le secrétariat d’Etat chargé du Service civique de moyens conséquents pour refaire l’éducation de certains Ivoiriens.

Un Etat développé, ce sont aussi des citoyens respectueux des textes de leur pays. Cette Côte d’Ivoire qui a changé de visage doit maintenant avoir les habitants dont elle est en droit d’espérer le minimum: l’amour de la patrie et le respect des lois. Nous ne pouvons pas nous permettre d’annihiler continuellement les efforts consentis par les actuels dirigeants. Tout ce que l’on attend de nous, c’est de faire notre travail avec la conscience qu’il faut, l’engagement qu’il se doit et le respect des textes.

Cette Côte d’Ivoire qui changé de visage doit avoir en son sein des populations qui ont changé de comportement. Ou bien voulons-nous être les fils maudits d’un pays béni ? Pensons-y et agissons en conséquence.

ETIENNE ABOUA