Liberté, que de crimes on commet en ton nom : Quelques faits sur la situation actuelle de Hong Kong

jeudi, 22 août 2019 19:57
« Depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997, les principes d’‘‘Un pays, deux systèmes’’, de ‘‘l’administration de Hong Kongais’’ et de haut degré d’autonomie ont été sérieusement appliqués » « Depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997, les principes d’‘‘Un pays, deux systèmes’’, de ‘‘l’administration de Hong Kongais’’ et de haut degré d’autonomie ont été sérieusement appliqués »

Cela fait désormais plus de deux mois que la région Administrative Spéciale (RAS) de Hong Kong de la Chine connaît le chaos, et l’évolution de la situation attire l’attention de différentes parties. Certains médias occidentaux ont proclamé que ce qui s’est passé à Hong Kong était un mouvement pour la démocratie et la liberté.

Mais c’est loin de la réalité. La nature de la situation actuelle de Hong Kong ne consiste absolument pas en la lutte pour la liberté contre l’autocratie, mais une bataille entre la violence et l’Etat de droit, entre le séparatisme et l’anti-séparatisme, et entre l’ingérence et l’anti-ingérence. Tout a commencé par une simple affaire criminelle. En février 2018, un résident de Hong Kong, soupçonné d’avoir tué dans la province de Taiwan de la Chine sa copine enceinte, s’est enfui à Hong Kong.

Les lois en vigueur en ce moment ne donnaient pas de compétence aux autorités hongkongaises de juger cette affaire. Afin d’envoyer le suspect à Taiwan pour qu’il puisse y être jugé, le gouvernement de la RAS de Hong Kong a lancé un projet de modification sur l’Ordonnance relative aux fugitifs et l’Ordonnance d’assistance juridique mutuelle dans les dossiers criminels.

Auparavant, Hong Kong avait signé des accords sur l’extradition des délinquants en fuite avec 20 pays, et des accords relatifs à l’assistance juridique mutuelle dans les dossiers criminels avec 32 pays. Le gouvernement de la RAS de Hong Kong avait initié ce projet de modification pour aligner la coopération entre Hong Kong et les autres parties de la Chine, à celle déjà existant entre Hong Kong et des pays étrangers.

Cela contribuerait non seulement à traiter l’affaire susmentionnée, mais également à combler les lacunes du système législatif en place, afin de démontrer la primauté du droit et faire triompher la justice. De nombreux citoyens de Hong Kong ne connaissant pas beaucoup la situation ainsi que les systèmes juridiques et judiciaires de la Chine continentale, certains malveillants ont profité de l’occasion pour diffuser des propos alarmistes infondés et réussi à susciter la panique dans la société.

Depuis juin dernier, plusieurs rassemblements et manifestations à grande échelle contre la modification des ordonnances ont eu lieu à Hong Kong. Afin d’écouter plus largement l’opinion publique et rétablir le calme à la société le plus vite possible, le gouvernement de la RAS de Hong Kong a décidé le 15 juin de suspendre le projet de modification et d’arrêter entièrement les travaux législatifs concernés.

Cependant, prenant leur opposition à la modification des ordonnances comme prétexte, certains radicaux à Hong Kong continuaient à aggraver leurs actes de violence, à piétiner arbitrairement l’État de droit et à perturber avec malveillance l’ordre social. Ils ont attaqué des policiers avec des briques, parapluies, bouteilles d’eau et branches de fer, et même avec des flèches artisanales, lances de fer, bombes incendiaires, bombes à essence, bombes de peinture et poudre de produits chimiques toxiques. Ils se sont livrés à des activités de sabotage dans de nombreux districts à Hong Kong, assiégé des citoyens mécontents de leur violence, saccagé des magasins, endommagé des installations publiques, paralysé les transports en commun comme à l’aéroport et à des stations de métro, et voire se sont voués à des délinquances extrêmement graves.

Ces actes illégaux ont secoué l’ensemble des secteurs de transports, de restauration et de service à Hong Kong, et gravement perturbé la vie quotidienne des hongkongais ordinaires. Certaines personnes ont même ouvertement vanté « l’indépendance de Hong Kong », crié le slogan « Libérer Hong Kong, la révolution de notre temps », attaqué le siège de la représentation du gouvernement central à Hong Kong, insulté le drapeau national ainsi que les emblèmes nationale et régionale, et érigé la bannière figurant « Indépendance de Hong Kong ».

Tout cela représente un défi ouvert à la souveraineté nationale et à la ligne rouge fixée par le principe dit « Un pays, deux systèmes ». Il n’est pas difficile de comprendre que la nature de cette affaire, provoquée initialement par le projet de modification des ordonnances, a déjà changé. Comme ce qu’ont constaté de nombreux hongkongais, elle a aujourd’hui toutes les caractéristiques propres à une “révolution de couleur”.

Du 9 juin au 5 août, au total 139 policiers ont été blessés dans des opérations d’application de la loi relatives à cette affaire. Face à une énorme pression venant de toutes parts, ils sont restés fidèlement à leurs tâches, ont fait preuve de courage, de professionnalisme et de retenue, constituant le pilier de la sécurité publique et la dernière barrière de protection de la stabilité sociale. N’est-ce pas la plus belle illustration de régner par la loi pour lutter contre la violence ? Certains occidentaux, voire des hommes politiques, ont joué un rôle peu glorieux dans la situation de désordre hongkongaise.

Dès le mai 2019, le chef de la diplomatie ainsi que la présidente de la Chambre basse d’une certaine grande puissance ont déjà rencontré plusieurs leaders des opposants hongkongais aux modifications des ordonnances. Ces derniers jours, un agent travaillant dans le Consultat général de ce pays à Hong Kong a encore rencontré secrètement les chefs des organisations indépendantistes hongkongaises.

Au lendemain de cette rencontre, ces mêmes organisations ont déclaré sur les réseaux sociaux qu’elles envisagent de lancer une vague de grève au seins des établissements éducatifs à partir de septembre. Face à des actes de violence extrême, certaines forces extérieures ont choisi de fermer les yeux.

Mais elles n’hésitent pas un instant à embellir l’image de ces bandits qui portent la belle bannière prônant la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, à les inciter à la violence, voire à montrer du doigt, à donner des leçons, à “convoquer pour recueillir des comptes rendus”, sans aucune réticence.

Apparemment, ils ont déjà oublié comment les polices de leurs propres pays ont envoyé des blindés et des unités à cheval pour expulser des manifestants. Certains médias occidentaux, au mépris de la déontologie du journalisme, au lieu de faire des reportages objectifs et impartiaux, ont choisi de faire l’amalgame entre le vrai et le faux, d’inverser le noir et le blanc pour fourvoyer l’opinion. N’est-ce pas belle et bien la pratique de la politique de “Deux poids, deux mesures”?

Depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997, les principes d’« Un pays, deux systèmes », de « l’administration de Hong Kong par les hongkongais » et de haut degré d’autonomie ont été sérieusement appliqués, de sorte que des progrès remarquables et remarqués ont été réalisés à Hong Kong. La “perle de l’orient”, réputée pour être l’économie la plus libre de la planète, figure parmi les premiers du monde en termes de climat des affaires, de compétitivité internationale et de degré de l’Etat de droit.

Tout au long de son passée en tant qu’une colonie du royaume Uni, Hong Kong n’a jamais jouit comme aujourd’hui de droits politiques aussi vastes incluant le droit à des rassemblements et des manifestations démocratiques. Les faits ont prouvé que “Un pays, deux systèmes” constitue le meilleur arrangement politique capable de garantir la stabilité et la prospérité durables de Hong Kong, répond à l’aspiration de la population hongkongaise et correspond aux intérêts de la Chine comme sa région administrative de Hong Kong, ainsi qu’à ceux des différents pays du monde.

Aucune société basée sur la primature du droit, le civisme et la raison ne saurait tolérer les actions de violences telles que perpétrées ces derniers jours à Hong Kong. Si nous laissons continuer la violence et le désordre, ils vont porter atteinte à la vie et à la sécurité des biens des citoyens hongkongais, saper la base de l’Etat de droit, de la stabilité et de la prospérité de Hong Kong, et détruire la politique d’“Un pays, deux systèmes”.

Les hongkongais ne l’accepteront pas. Le peuple chinois ne l’acceptera pas. C’est la raison pour laquelle que les citoyens de Hong-Kong sont chaque jour plus nombreux à exprimer publiquement leur colère contre ces activités de violence. Depuis deux mois, deux grands rassemblements ont été ténus pour porter soutien au gouvernement de la RAS de Hong Kong et à la police hongkongaise, ayant réuni chaque fois plusieurs centaines de milliers de personnes venant de tous les milieux sociaux de Hong Kong.

Durant le weekend passé, que ce soit à Edinburgh, à Berlin, à Paris, ou encore à Melbourne, partout dans le monde, la diaspora chinoise, notamment des jeunes étudiants chinois ont organisé, en toute spontanéité, des mouvements pour exprimer leur amour patriotique et leur attachement à Hong Kong.

Des hommes politiques comme le Ministre de l’Intérieur de Singapour M. K Shanmugam, ainsi que des experts et des médias internationaux ont également émis des observations en toute objectivité et avec raison. Je suis convaincu que toute personne, tant qu’elle n’a pas de préjugé, tant qu’elle ne choisisse pas de fermer les yeux devant certains faits, fera la juste appréciation de la situation actuelle de Hong Kong.

Par S.E.M.WAN LI, (AMBASSADEUR DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE EN RÉPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE)