Les coupables sont à rechercher au niveau du FPI

lundi, 13 mai 2019 12:35
Les coupables sont à rechercher au niveau du FPI Crédits: DR

Avec le FPI, l’histoire est un éternel recommencement ! Et cette histoire est toujours une histoire de sang.

D’abord ce fut le « génocide » des Guébié que le chef refondateur attribua au régime de Félix Houphouët-Boigny. Et ce fonds de commerce, on l’utilisa abondamment. Partout où le chef prit la parole cela commençait par Kragbé Gnangbé et se terminait par la réparation que l’Etat doit au peuple Guébié. Et promesse fut faite partout que dès l’avènement du FPI au pouvoir, cette tragédie sera  reconnue, les coupables punis et les victimes indemnisées. Suite aux  « élections calamiteuses » de 2000, le chef refondateur arriva au pouvoir suprême.

Les descendants des Guébié longtemps instrumentalisés passèrent aux oubliettes. On n’eut plus de temps pour ce type de banalités. L’heure était maintenant à la jouissance abondante des délices du pouvoir. Les histoires macabres furent laissées par conséquent dans le cimetière de l’histoire. On passa à des choses plus gaies comme attacher la cola pour épouser une deuxième femme ou épouser une miss.

La première épouse abandonnée aux nuits froides alla se consoler en donnant des interviews pour défendre le pouvoir calamiteusement acquis. Elle déclara alors sur une chaine française que les victimes de viol commis  par des policiers et miliciens l’avaient cherché en commettant le crime lèse-majesté de marcher pour  s’opposer à la refondation.

Deuxième évènement utilisé est la fameuse descente nocturne de bidasses dans la cité universitaire de Yopougon. Le refondateur en chef affirma que cette descente avait provoqué de nombreux morts. Il organisa d’innombrables marches et des meetings pour exiger que la lumière fût faite sur cet acte « barbare ».

Le vieux céda à leur exigence et constitua une commission d’enquête. Les résultats tombèrent : point de mort. Au lieu de faire son mea culpa le chef refondateur organisa plutôt un assaut final contre le régime. La riposte fut fatale : le chef refondateur se retrouva  en prison suite aux importantes destructions dues à son assaut.  Il faut préciser que la prison, notre homme l’aime bien, car elle lui fait de la publicité. Et nostalgique, il alla visiter la cellule où il passa quelques semaines de captivité suite à l’assaut final avorté.

Le pouvoir acquis dans des conditions calamiteuses ne résista pas aux élections démocratiques organisées en Côte d’Ivoire sous la supervision internationale. Mauvais perdants, les  refondateurs  qui dans leur slogan de campagne « on gagne ou on gagne » avait laissé entrevoir leur  intention de gagner par les urnes ou par les armes, passèrent à la phase militaire de la conservation du pouvoir.

Cette fois la fourberie du chef refondateur se heurta à la détermination de ses adversaires et la communauté internationale.  La refondation fut vaincue militairement. Alors comme avant l’avènement au pouvoir en 2000, il fallut trouver un nouveau  génocide : le FPI version Gbagbo ou rien (Gor) trouva alors  le « génocide » de Duékoué.

Partout où Simone Gbagbo est, elle ne fait que claironner ce génocide. Tout comme le « génocide Guébié » a été utilisé comme fonds de commerce pour capter l’électorat Guébié, aujourd’hui c’est le « génocide » Wè de Duékoué qui sert la cause. Évidemment si par malheur pour la Côte d’Ivoire, les refondateurs reviennent au pouvoir ils l’oublieront comme celui des Guébié pour passer à des choses charnelles. Cela dit, une analyse des évènements de 2011 à Duékoué permet de douter de la véracité du génocide Wè de Duékoué.

En effet, avant d’arriver à Duékoué, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ont conquis de nombreux  départements peuplés de Wè. On peut citer Facobly, Kouibly, Bangolo, Touleupleu, Guiglo, Blolequin… sans commettre le moindre génocide. Alors comment croire qu’ils se sont livrés à un génocide après avoir conquis la dernière ville Wè.

Pourquoi laisser vivants les Wè de Toulepleu où le combat a été rude pour venir s’acharner sur ceux de Duékoué ? Et  pourquoi les Frci ont circonscrit  leur lancée génocidaire à Duékoué et ne l’ont pas poursuivie en pays Bétté chez Koudou himself. Dame koudou, en réalité les morts de Duékoué sont les pauvres gens que vont avez embrigadés, drogués et armés pour s’opposer à l’avancée fulgurante des FRCI.

Cette œuvre, vous avez préférée l’accomplir chez les Wè qui d’après Koudou sont en Côte d’ivoire par erreur.  Et comme d’après lui c’est un peuple guerrier, il leur avait promis une école de guerre. En pays Bété ou à Moossou, vous n’avez pas voulu faire la même chose pour éviter les dégâts collatéraux pour vos parents.

Les coupables des morts de Duékoué sont donc  à rechercher au niveau des FPI et nulle part ailleurs.

Sery Valentin Srolou
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