La case des mots: L’émoi face à la loi

La case des mots: L’émoi face à la loi

mercredi, 14 mars 2018 12:18
La case des mots: L’émoi face à la loi Crédits: DR

L’autre fois, des jeunes aux abois ou maladroits, ont à la fois chassé des hommes de lois et brûlé leurs toits. 

De bonne foi ou de mauvaise foi, d’autres, une autre fois, ont créé l’émoi en bloquant les voies, laissant plus d’un, pantois, sans voix.

Quelques fois, on le voit, l’emploi de la force semble de bon aloi.

Parfois, perdant son sang-froid, on se fourvoie et on croit que c’est notre droit de se faire droit.

Après l’émoi, c’est le désarroi. L’effroi, de surcroît.

Nul n’a le droit, dans un État de droit, de faire sa loi.

Quel que soit le droit ou l’endroit, le choix de la force ou son emploi ne doit pas être la loi. Être hors-la-loi n’est pas en soi un exploit.

Si, pour je-ne-sais-quoi, on s’octroie le droit de sortir son bois ou son carquois pour se faire droit, mettons une croix sur nos droits, car il n’y aura plus de loi.

Sans loi, on va tout droit sur la voie du non-droit. On assoit la loi des sans foi ni loi.

C’est pourquoi, seul l’ordre de la loi qui échoit aux hommes de loi doit faire foi.

Benoît HILI

Lu 289 fois Dernière modification le mercredi, 14 mars 2018 12:36