Johnny Halliday : Il aura servi cinq générations

jeudi, 07 décembre 2017 00:40
Johnny Halliday :  Il aura servi cinq générations Crédits: Archives

Depuis les années 1970 que nous autres avons connues l’idole, notre admiration pour lui n’a pas varié ou changé.

Johnny Halliday :  Il aura servi cinq générations

Jean Philippe Smet alias Johnny Halliday est mort. Mais pas comme il l’aurait voulu. C’est-à-dire pas le micro à la main et en pleine scène musicale, dont il était déjà devenu une légende vivante. Au bout de plus de cinquante années de carrière. Un artiste de tous les temps s’en est allé, est-on bien tenté d’écrire.

Tant il était devenu intergénérationnel, pour ne pas dire qu’il avait tout simplement réussi à s’adapter à toutes les époques qu’il a vécues. Une capacité artistique bien rare, qui  lui avait permis de résister au temps. Le Rock and Roll, le Blues, la chanson française, tous ces genres musicaux lui ont réussi au fil de sa trépidante et célèbre vie d’artiste. Avec lui, c’étaient des concerts toujours pleins endiablés, et des prestations de belle facture.  Et cela, toujours devant un public aussi varié que dense, incarnant environ cinq générations d’individus.

Depuis les années 1970 que nous autres avons connues l’idole, notre admiration pour lui n’a pas varié ou changé. Tant il avait, à chaque fois, réussi à ne pas se faire oublier du tout. C’est que cette voix sachant se faire à la fois forte et tendre n’avait pas véritablement subi l’effet du temps. Rappelant plutôt à la mémoire de ceux qui l’ont connu, l’image du chanteur envoûteur, de l’artiste qui tout seul remplissait sa scène de prestations souvent endiablées. Pour ne pas dire hautement animées du début à la fin et ce, pendant des heures.

Quel jeune branché des années 1970 ne se souvient-il pas de s’être jeté sur la piste de danse lors des booms, ou surprises parties lorsqu’était joué son célèbre tube de l’époque « Noir c’est noir » ? Ou prit subitement sa cavalière par la main et la serrer contre lui, quand il entendait les sonorités du morceau « Le pénitencier » et bien d’autres que l’on se plaira bien à fredonner pendant longtemps encore après sa disparition. Ces actes ont été perpétués dans le temps et l’espace au fil des générations comme une tradition vivace, du fait du don que Johnny avait de savoir épouser l’air du temps. Aussi bien par la force de ses textes et des mélodies dans lesquelles ils étaient enveloppés, que par l’originalité de la création artistique, qui les sous-tendait.

« Marie si tu savais, ma Gueule qu’est- ce qu’elle a ma gueule… », ces extraits de quelques-unes de ses plus récentes œuvres sont aujourd’hui encore fredonnés par plusieurs millions de jeunes gens à travers la France et le monde francophone. Et, il en sera certainement ainsi pendant longtemps encore, pour véritablement immortaliser Johnny Halliday, si ce n’est déjà fait.

MOUSSA TOURE      

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