Forum sur le financement du développement: Nos solutions !

mercredi, 02 octobre 2019 18:24
Forum sur le financement du développement: Nos solutions ! Crédits: DR

Le 1er octobre 2019, le Groupe de la Banque Mondiale a organisé la 5e édition du Forum sur le financement du développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à laquelle le président de la République, Alassane Ouattara, a pris part. Nous avons lu avec intérêt le discours inaugural du président. Et nous félicitons la Banque Mondiale pour son initiative, car le financement demeure une problématique majeure, surtout pour les pays africains.

C’est à juste titre que dans nos travaux de recherche entamé depuis 2009, nous avons consacré un ouvrage entier au financement, intitulé ‘’Pour en finir avec la problématique du financement en Afrique et ailleurs’’. Ce livre est publié en février 2018 par les Nouvelles Éditions Balafons (NEB) en Côte d’Ivoire. Il traite de la problématique du financement dans toutes ses dimensions.

En effet, ayant constaté la profondeur de la problématique du financement surtout en Afrique, il a fallu une étude très approfondie pour résoudre nettement le problème. Nous avons développé une théorie intitulée ‘’théorie de l’efficacité du financement’’ pour venir à bout de cette forfaiture mondiale mais particulièrement africaine. La problématique du financement est telle que, sans une étude sérieuse et approfondie tous les efforts mobilisés à son encontre seront vains. C’est pourquoi, il faut mettre à contribution une étude très poussée pour espérer anéantir radicalement ce fléau qui gangrène l’économie et le développement de bon nombre de pays, notamment africains. C’est dans ce sillage que s’inscrit notre ouvrage.

Résumé

Celui-ci développe la théorie de l’efficacité du financement. Celle-ci tente par des mécanismes bien introduits et sur la base de nouveaux paradigmes[1] de dynamiser le financement, qui est de plus en plus en crise dans nos différentes sociétés. Elle stipule que le financement se caractérise en six types, à savoir – le financement économique, le financement public, le financement civil, le financement éducatif, le financement consommatif des ménages et le financement médical. Pour sa pétulance, il faut impérieusement la vitalité de chaque type. Pour amorcer cette qualité, il leur faut chacun nécessairement un marché dynamique et fort. Ces marchés ont besoins de modèles de financement efficaces pour assurer leur efficience recherchée.

Dans sa démarche de dynamisation, la théorie de l’efficacité du financement dans un premier temps définis soigneusement le financement. Elle déclare que celui-ci est l’action de lever des fonds propres ou des fonds venant d’un tiers sous forme de crédit, d’échange, de subvention, de cotisation, de dons, d’apport… pour satisfaire la réalisation : d’un projet économique, public, civil ou éducatif ; d’un besoin de fonctionnement économique, public ou civil ; d’un besoin de consommation des ménages ; ou d’un besoin médical. De cette approche définitionnelle, ressort les six types de financement évoqués tantôt, à savoir le financement économique, le financement public, le financement civil, le financement éducatif, le financement consommatif des ménages et le financement médical.

Le financement économique est le financement permettant de réaliser exclusivement les investissements[1] de tout projet ou besoin de fonctionnement économique. C’est le financement dédié exclusivement à l’économie.

Le financement public est le financement permettant de réaliser exclusivement les investissements de tout projet ou besoin de fonctionnement public, à savoir les projets ou besoins de fonctionnement des États et des organismes publics sous-régionaux, continentaux ou internationaux. Un projet public est une idée ou un programme généralement innovant traduit en actions ou en activités par une autorité publique[2] en vue de réaliser un développement public.

Le financement civil est le financement permettant de réaliser exclusivement tout projet ou besoin de fonctionnement civil. C’est un financement destiné exclusivement aux organismes civils, à savoir aux organismes ayant un caractère non gouvernemental et non lucratif, par exemple : les ONG[3], les fondations, les associations, les syndicats, etc. C’est donc un financement qui n’est ni économique ni public, à l’image des financements économique et public vus précédemment.

Ne confondons pas le financement civil et le financement social, car le financement social tel que défini est un financement économique, notamment un financement économique social, à savoir le financement économique destiné aux projets économiques sociaux. C’est vrai, le financement civil est un financement à caractère social, notamment d’intérêt général tout comme le financement économique social communément appelé financement social, mais les deux ne doivent pas se confondre, l’un est destiné aux entités non lucratives, et l’autre, aux entités lucratives. C’est pourquoi, pour ne pas semer une confusion inutile et gratuite, nous avons intitulé ce type de financement, financement civil, car c’est la seule appellation qui s’adapte le mieux après les appellations réservées aux autres types de financements.

Le financement éducatif est le financement permettant exclusivement de réaliser tout projet éducatif ou de formation des personnes. C’est le type de financement destiné au financement de l’éducation ou de la formation des personnes.

Le financement consommatif des ménages est le financement permettant exclusivement de satisfaire tout projet ou besoin de consommation des ménages, à savoir des individus dans la société. Un projet de consommation de ménage ou un projet consommatif de ménage est une idée ou un rêve traduit en actions par un individu en vue de satisfaire un besoin de consommation de ménage. Par exemple, comme projet de consommation, nous pouvons avoir : le projet d’achat d’un véhicule personnel, le projet de construction d’une maison d’habitation personnelle, le projet de mariage, le projet d’équipement d’un salon personnel, etc. Un besoin de consommation est l’ensemble des moyens nécessaires dont a besoin un individu pour satisfaire une consommation de ménage.

Le financement médical est le financement permettant exclusivement de satisfaire tout besoin de santé des individus dans la société. Un besoin de santé est l’ensemble des moyens médicaux[4]dont a besoin un individu pour s’offrir une bonne santé.

Ainsi, la théorie de l’efficacité du financement repose sur des modèles de financement à même d’apporter du dynamisme au financement économique, public, civil, éducatif, consommatif des ménages et médical, pour un financement porteur dans la société afin d’un bien-être et d’un bonheur sans équivoque des hommes.

Le financement étant le nerf de réalisation des six domaines essentiels évoqués ci-dessus, à savoir  l’économie, le secteur public, la société civile, l’éducation et la formation, la consommation des ménages et le secteur médical, il est nécessaire sinon impératif de garantir la vitalité du financement. Or, de nos jours, celui-ci est de plus en plus en crise partout dans le monde, et plus récurrent en Afrique. D’où la problématique du financement qui a nécessité ce livre et l’opportunité de sa solution qu’est la théorie de l’efficacité du financement.

Avec les 44 modèles de financement de cette théorie, nous résolvons nombre de problèmes d’ordre économique, politique et social. Nous contribuons profondément à notre modeste niveau à la résolution non seulement de la problématique du financement dans ses dimensions essentielles, mais surtout de la problématique du chômage, de la pauvreté, de l’inégalité, de la faim, de la croissance économique, de l’économie informelle, de la mauvaise gouvernance, du non accès à l’éducation et à la formation, aux soins médicaux, etc.

Suivant les six (6)  secteurs, l’ouvrage est composé de six (6) chapitres. Chaque chapitre traite de la problématique de chaque type de financement ainsi révélé.

Le chapitre 1 traite de la problématique du financement économique. Il développe différents modèles de financement à même de résoudre le problème du financement économique qui mine nos différentes sociétés. Il met à contribution au total quinze (15) modèles de financement novateurs pour solidifier le financement économique en vue d’une économie forte, moderne et résiliente, pour assurer et garantir le bien-être et le bonheur de tous dans la société.

Le chapitre 2 traite de la problématique du financement public. Il développe à son tour dix (10) modèles de financements incontournables pour affermir le financement public, afin d’un développement public sans équivoque dans nos différents pays. Avec ces dix modèles de financement public, nos États pourront considérablement atteindre leurs objectifs aussi bien en matière de réalisation de projets de développement publics qu’en matière d’amélioration des conditions de vie des citoyens. Ils pourront fondamentalement garantir un budget à la hauteur des besoins de développement public et humain. Car, désormais, le financement – nerf de réalisation de toute chose – sera certainement à leur portée.

Le chapitre 3 traite de la problématique du financement civil. Il développe également différents modèles de financement pouvant résoudre effectivement le problème du financement civil constaté dans nos différentes sociétés. Il propose au total trois (3) modèles de financement pour vitaliser le financement civil en vue d’une société civile dynamique, et d’une action civile porteuse dans nos différentes sociétés. Car, comme nous le savons, la société civile est une entité hautement importante pour la bonne marche de toute société. Pour ce faire, son financement est imparable et doit être une préoccupation indéniable pour tous.

Le chapitre 4 traite de la problématique du financement éducatif. En effet, ce chapitre révèle des modèles de financement aussi dynamiques les uns comme les autres pour fortifier le financement éducatif, en vue d’une éducation sociétale et d’une formation sans égale dans la société. Il met à contribution cinq (5) modèles de financement pour parer à la problématique du financement éducatif, afin d’une éducation nationale et d’une formation vitales, pour un civisme exemplaire et une ressource humaine hautement qualifiée dans la société. Comme on peut le noter, le civisme et la main d’œuvre qualifiée, résultantes d’une bonne éducation et formation, sont deux piliers incontournables pour amorcer véritablement le développement de tout pays. C’est pourquoi, le financement éducatif est plus qu’une nécessité pour toute société qui se veut réellement développée. D’où l’importance inestimable de renforcer la capacité de financement de l’éducation et de la formation. Ce qui justifie notre action de dynamisation du financement éducatif à travers les notes de ce chapitre de notre ouvrage.

Le chapitre 5 traite de la problématique du financement consommatif des ménages. En effet, ledit chapitre présente au total cinq (5) modèles de financement pour renforcer la capacité de financement de la consommation des ménages. Bien entendu, celle-ci étant un pilier doublement considérable, tant pour la subsistance et l’amélioration de la condition humaine que pour la croissance et le développement de l’économie, il est donc nécessaire sinon impérieux de garantir sa vitalité. D’où le souci de dynamiser le financement consommatif des ménages pour ainsi consolider la consommation des individus, en vue de garantir leurs conditions de vie afin de leur assurer tout le bien-être et le bonheur qu’ils méritent d’une part, et le progrès de l’économie pour l’essor sans équivoque de la société d’autre part. 

Le chapitre 6 traite de la problématique du financement médical. Il met en exergue au total six (6) modèles de financement pour parvenir au dynamisme et à l’efficacité du financement médical. L’accès aux soins médicaux étant une problématique profonde dans le monde et plus alarmante en Afrique, il est donc impératif d’en finir avec cette situation subversive. D’où l’importance inéluctable de l’action de ce chapitre, qui consiste à mettre en place des modèles de financement médical porteurs pour résoudre définitivement le problème d’accès aux soins médicaux. Cela s’avère incommensurable, car la santé est l’élément le plus cher de la condition de vie. Or, la santé ne peut être garantie dans une société que lorsque le financement médical y est accessible. C’est pourquoi, tout pays se souciant des conditions de vie de ses citoyens, ne doit être en marge d’une solution définitive pour éradiquer la problématique du financement médical, telle que dressée dans le dernier chapitre de notre ouvrage.

Analyse de notre ouvrage

Par sa matière d’étude, notre ouvrage est un outil de politique de financement. En tant que tel, il serait une opportunité et un véritable moyen pour les États dans l’élaboration de leurs politiques de financement. Avec cet ouvrage, les États pourront définir des politiques de financement prometteuses pour non seulement garantir le développement économique et social, mais surtout pour améliorer le développement humain.

Par son paradigme qui consiste à partir d’une vision basée sur le financement pour atteindre la finalité et non le contraire[5], l’ouvrage définit une opportunité et des forces permettant d’atteindre grandement nos objectifs. Car, le financement étant le nerf de la réalisation de nos buts, en vérité nous ne pouvons atteindre nos visées sans sa dynamisation et son efficacité. C’est pourquoi, le paradigme de ce livre qui stipule qu’il faut partir d’une vision basée sur la vitalité du financement pour atteindre nos finalités, nous semble plus judicieux. C’est ainsi que notre ouvrage enseigne que la politique de financement doit être le point de départ sinon le point de gravité de toutes les politiques publiques, à savoir la politique économique, sociale, éducative, médicale, etc. De cette manière, la définition de toutes ces politiques doit scrupuleusement tenir compte de la vitalité du financement qui les accompagne, et donc de la dynamisation de la politique de financement élaborée pour les accompagner. 

La théorie de l’efficacité du financement développée par l’ouvrage n’est pas exhaustive. Elle peut faire l’objet d’une amélioration ou d’un ajustement. Si possible, on pourrait apporter des améliorations aux mécanismes de ses différents modèles de financement. On pourrait aussi ajouter de nouveaux modèles de financement qu’on trouverait appropriés à son système de financement, pour un renforcement de sa vitalité. On pourrait également soustraire de son système de financement des modèles de financement qu’on estimerait inefficaces. Retenons que cette théorie reste une base de formule instituée pour amorcer la pétulance du financement dans toutes ses dimensions, afin de permettre d’atteindre réellement nos objectifs de tout genre, pour le bonheur de tous.

Apports de l’ouvrage

Il faut comprendre que ce livre est un ouvrage hautement important, car il contribue à résoudre une problématique majeure de la société qu’est la crise du financement dans toutes ses dimensions à travers le monde, et singulièrement en Afrique.

En effet, le financement étant le nerf de la réalisation de nos buts, sa problématique dans la société est synonyme de l’infertilité de nos réalisations, d’où l’importance immanquable de garantir un financement vital, efficace et résilient dans la société pour sauver nos actions et garantir nos conditions de vie. C’est pourquoi, on ne saurait qualifier l’apport de cet ouvrage qui tente, à travers sa matière d’étude, de résorber ce problème majeur de financement qui hante nos différentes sociétés à travers le monde, et particulièrement en Afrique.

Aujourd’hui, grâce à cet ouvrage nous pouvons dire adieu  à la problématique du financement dans toutes ses dimensions, à savoir au plan économique, public, civil, éducatif, consommatif des ménages et médical. C’est à juste titre que nous devons accorder beaucoup de crédit à l’ouvrage, via sa matière d’étude qui est la théorie de l’efficacité du financement pour sauver nos actions, et par ricochet nos vies.

Alors, le forum sur le financement du développement peut fortement compter sur notre ouvrage. Celui-ci a d’énormes solutions qu’il peut explorer pour enrichir ses propositions et dénouer définitivement le problème du financement dans le monde et singulièrement en Afrique. Nous exhortons le Groupe de la Banque Mondiale, organisateur de ce forum, a s’imprégné des solutions préconisées par notre ouvrage. Car, celui-ci regorge d’énormes pistes de solutions très utiles pour leurs travaux de réflexion sur le financement.

Pacôme Kouamé oi Kouamé
Jeune chercheur indépendant
Chercheur interdisciplinaire en développement
Concepteur du projet Vision-monde de demain
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[1]-Notamment le régime pentiviste et l’État-stimulateur

[2]- Un ministère, une entité décentralisée, un établissement public, un organisme public, etc.

[3]- Organisation non gouvernementale.

[4]La consultation, les médicaments, les hospitalisations, les examens ou analyses, les interventions chirurgicales, etc.

[5] À savoir partir d’une vision sans financement pour atteindre la finalité