C'est vous qui le dites: A Bouaké rares sont les véhicules qui ont toutes leurs pièces

samedi, 17 février 2018 01:34
C'est vous qui le dites: A Bouaké rares sont les véhicules qui ont toutes leurs pièces Crédits: DR

On arrive à l’entrée de la sous-préfecture de Diouli, on est sifflé par une maréchaussée.  Je demande au conducteur s’il a toutes les pièces de son véhicule. Il me répond non. 

A Bouaké rares sont les véhicules qui ont toutes leurs pièces

J’ai vécu personnellement cette scène en empruntant un taxi sur l’axe Djébonoua-Sakassou en passant par Bouaké. Au corridor sud à l’entrée de Bouaké, il y a un poste de police avec une herse, nous marquons l’arrêt.

Un agent vient prendre les pièces du véhicule et donne l’ordre au conducteur de stationner sur le bas-côté. Il rejoint le poste où un autre agent attablé encaisse 1000 francs.

Avant de venir remettre les pièces du véhicule, le premier agent relève le numéro du véhicule. Renseignement pris, c’est la « taxe » quotidienne que les transporteurs payent. Et à chaque passage de la journée, on vérifie sur la liste dressée si le conducteur est à jour. Après l’Université Alassane Ouattara, nous atteignons un deuxième corridor ; même scénario, nous profitons le cafouillage provoqué par l’arrivée d’un camion pour passer.

On arrive à l’entrée de la sous-préfecture de Diouli, on est sifflé par une maréchaussée.  Je demande au conducteur s’il a toutes les pièces de son véhicule. Il me répond non.  « A Bouaké rares sont les véhicules qui ont toutes leurs pièces, que vous soyez à jour ou non vous payerez quelque chose, les forces de l’ordre ne contrôlent pas les véhicules, elles érigent les barrages pour prélever une « taxe », à quoi bon de payer la patente ou une police d’assurance.

N’goran Brou
Cadre comptable et financier à la retraite

 

 

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