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Venezuela / Présidentielle : Les citoyens aux urnes pour se donner un nouveau Président

vendredi, 12 avril 2013 23:09
Nicolas Maduro (pouvoir) et Henrique Capriles (opposition) Nicolas Maduro (pouvoir) et Henrique Capriles (opposition) Crédits: afp

 Six mois après le scrutin présidentiel d’octobre 2012, la population retourne aux urnes pour trouver un successeur à Hugo Chavez.

 

Les Vénézuéliens, selon l’Afp, vont tourner la page de l’après- Hugo Chavez lors de la présidentielle de dimanche au Venezuela, où son dauphin Nicolas Maduro part favori face au chef de file de l’opposition, Henrique Capriles, confronté à l’aura quasi-religieuse du charismatique dirigeant défunt. Le spectre du champion de la gauche latino-américain, terrassé par un cancer le 5 mars dernier, n’a cessé de planer durant une campagne éclair, marquée par des échanges houleux dans un pays, profondément, divisé après 14 ans de « révolution socialiste » et plongé dans la crise.

Maduro veut préserver l’héritage de Chavez

Crédité d’une avance de 10 points, selon un récent sondage, Nicolas Maduro a vu ses meetings, en tant que candidat officiel soutenus, par un slogan, qui lui assurait un électorat captif : «Chavez, je te le jure, mon vote est pour Maduro ». L’analyse de Luis Vicente Leon, politologue et directeur de l’institut d’enquête Datanalisis, tente d’expliquer cet amour passion entre Maduro et le peuple qui vit encore le souvenir vivant de Hugo Chavez : «En lui-même, Maduro n’a pas gagné de nouveaux partisans, il ne les a d’ailleurs pas cherchés. Il ne se présente pas comme un candidat mais comme le vecteur du vote pour Chavez et son héritage ». Il a d’ailleurs consacré une partie de son discours à chanter les louanges de l’ancien Chef d’Etat : «  Je veux mériter la confiance du Commandante, j’espère être à la hauteur de la responsabilité qu’il m’a confié ». Promettant d’être «  le président des pauvres »,M. Maduro,issu du monde syndical, ancien chauffeur de bus et ancien ministre des Affaires étrangères, pendant six ans, député puis président par intérim, a accusé son adversaire de vouloir supprimer les « missions bolivariennes », les programmes sociaux financés par la rente pétrolière, seule ressource du pays doté des plus grandes réserves de brut au monde.

L’opposition tient à sa revanche

 De son côté, l’opposition a tenu son dernier meeting à Barquisimeto, dans le nord-ouest de Caracas, où Henrique Capriles a conclu, visiblement ému, constate l’Afp, un marathon de dix jours durant lequel il aura exhorté les Vénézuéliens à ne pas se laisser abuser par «les mensonges » de son adversaire : «Ne vous trompez pas, dimanche prochain, c’est l’heure d’ouvrir un nouveau cycle pour que la situation change enfin. Le Venezuela veut la paix, la concorde, l’unité ». Il a appelé le peuple a plus de responsabilité pour faire son choix sur la base de la valeur intrinsèque de chacun des candidats : « Nicolas n’est pas Chavez ! », a-t-il clamé à chacun de ses discours de meetings, en pointant les problèmes quotidiens : une insécurité record (16.000 meurtres en 2012), ainsi que des pannes de courant et des pénuries alimentaires récurrentes.

Franck A. Zagbayou