Sénégal: Un inventeur remet le fonio "au cœur des stratégies alimentaires" 09:20 - 05/06/13

mercredi, 05 juin 2013 09:04

Une petite machine jaune trône au milieu de l’atelier de mécanique générale du Lycée industriel Maurice Delafosse, à Dakar. C’est la machine à décortiquer le fonio de Sanoussi Diakité, chercheur en équipement agroalimentaire et ancien professeur en génie mécanique.

Sénégal: Un inventeur remet le fonio "au cœur des stratégies alimentaires"


Sanoussi Diakité, chercheur en agroalimentaire, a reçu le prix de l’innovation sociale pour l’Afrique, décerné à Capetown, en Afrique du Sud. Cet inventeur sénégalais a été primé pour sa machine à décortiquer le fonio, une céréale extra fine produite en Afrique de l’Ouest.

Une petite machine jaune trône au milieu de l’atelier de mécanique générale du Lycée industriel Maurice Delafosse, à Dakar. C’est la machine à décortiquer le fonio de Sanoussi Diakité, chercheur en équipement agroalimentaire et ancien professeur en génie mécanique.

« Avec cette machine, on décortique 5 kg en huit minutes. Avec un taux de décorticage qui atteint les 99,2%. Alors qu’à la main, c’est 5 kg en cinq heures de temps », explique Sanoussi Diakité. « C’est ça qui est primé comme une innovation sociale, parce que ça relance le fonio, ça replace le fonio dans les stratégies alimentaires. Ça donne de la valeur à cette céréale qu’on a voulu oublier, parce que le travail était fastidieux et pénible », détaille-t-il.

En quête de financements pour passer à la vitesse supérieure

Grace à ce prix prestigieux, Sanoussi Diakité espère qu’il va maintenant réussir à faire fabriquer sa « décortiqueuse » à grande échelle.

« Le but n’est pas que cela reste dans les laboratoires », souligne-t-il, espérant que sa machine à décortiquer le fonio soit un jour « utilisée, dans tous les villages des pays producteurs ». Mais, pour cela, « il faut une fabrication en série, dans une unité industrielle ».

Un projet existe déjà à Kolda, dans le sud du Sénégal. Mais il manque encore le financement: 230 millions de CFA – soit 350 000 euros. Une commande de 500 machines suffirait à lancer l’activité.

RFI

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Écrit par  RFI