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RDC: Ni amnistie ni intégration pour les auteurs de crimes graves

samedi, 07 septembre 2013 10:22

"Nous sommes convaincus qu'il ne faut pas d'amnistie pour les personnes accusées d'avoir commis des crimes graves et que ces gens-là ne doivent pas être intégrés dans les forces armées" de la République démocratique du Congo, a déclaré Mme Robinson citée dans un communiqué de l'ONU.

RDC: Ni amnistie ni intégration pour les auteurs de crimes graves

L'envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, a exclu une amnistie et une intégration dans l'armée congolaise pour les rebelles du M23 et autres groupes armés qui auraient commis des crimes graves, ont rapporté samedi les Nations unies.

"Nous sommes convaincus qu'il ne faut pas d'amnistie pour les personnes accusées d'avoir commis des crimes graves et que ces gens-là ne doivent pas être intégrés dans les forces armées" de la République démocratique du Congo, a déclaré Mme Robinson citée dans un communiqué de l'ONU.

"Nous ne répéterons pas les erreurs du passé", a ajouté la responsable qui effectue une tournée dans la région.

Le communiqué de l'ONU fait spécifiquement référence aux rebelles du Mouvement du 23 Mars, que l'armée congolaise combat depuis mai 2012 dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, mais aussi aux nombreux groupes armés qui sévissent dans l'Est de la RDC.

La base du M23 est formée d’anciens rebelles qui avaient été intégrés dans l'armée congolaise à la suite d'un accord de paix signé avec Kinshasa en 2009. Ces hommes se sont ensuite mutinés en avril 2012 en réclamant d'abord de meilleures conditions de vie, puis la pleine application de l'accord de 2009, dont ils estiment que les termes n'ont pas été respectés.

L'armée congolaise est parvenue fin août à faire reculer le M23 de la ligne de crêtes d'où celui-ci menaçait la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, que les rebelles avaient brièvement occupée en novembre 2012.

Jeudi, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui réunit onze États, a exigé que le M23 cesse "toute activité militaire" et que ses négociations avec Kinshasa reprennent "dans les trois jours".

Mme Robinson, qui avait participé à cette conférence, après avoir passé quelques jours en RDC devait rencontrer samedi à Kigali le ministre de la Défense rwandais James Kabarebe et sa collègue des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

L'ONU et la RDC accusent le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles du M23, ce que Kigali et Kampala ont toujours démenti.

AFP